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à découvrir dans la mise à jour de l’EMC Psychiatrie

à découvrir dans la mise à jour de l’EMC Psychiatrie

Les apports de cette mise à jour sont d’abord conceptuels – article sur la définition du trouble mental, mais aussi pratiques. Ils enrichissent en effet les connaissances psychiatriques dans le domaine de la clinique – article sur les troubles anxieux chez l’enfant et l’adolescent ; article sur l’abus et la dépendance au cannabis à l’adolescence – et dans celui du traitement – article sur les stratégies thérapeutiques dans les troubles de l’humeur. Ils concernent également la physiopathologie, à travers un article sur la neuropathologie de la schizophrénie.

Ce dernier résume les résultats des principaux travaux ayant été consacrés à l’étude des tissus cérébraux dans la schizophrénie. Il met en exergue le fait que, si l’on retrouve en effet fréquemment diverses anomalies dans le cerveau des personnes ayant une schizophrénie (en particulier au niveau du lobe frontal, de la formation hippocampique et de la substance blanche ; pouvant impliquer une altération de la connectivité neuronale, une réduction des volumes régionaux, de la densité neuronale, du volume des neurones et du nombre des épines dendritiques), aucune d’entre elles n’est présente chez toutes ces personnes. Cette hétérogénéité  est semblable à celle que l’on rencontre en clinique et à celle qui a été rapportée par les travaux en neuroimagerie cérébrale et en génétique. Un peu plus de 100 ans après sa description par Bleuler, cette entité nosographique n’a donc toujours aucun critère de validité externe et les frontières avec d’autres diagnostics psychiatriques sont floues. Or la psychiatrie ne sera en mesure de renoncer à la schizophrénie que lorsque l’on aura clairement identifié les causes génétiques et cognitives des principales dimensions psychotiques. Les travaux en cours nous laissent entrevoir une issue favorable à un siècle de recherche intensive.

Nicolas Franck
Directeur scientifique

Résumé de l’article « Neuropathologie de la schizophrénie »

L’examen anatomopathologique du cerveau est utilisé dans la recherche des soubassements organiques de la schizophrénie depuis les premières descriptions de cette pathologie. Les avancées technologiques ont relancé les recherches en ce domaine à la fin du xxe siècle. Si aucune anomalie pathognomonique n’a été retrouvée, la littérature concernant ce sujet s’est progressivement étoffée, mettant à jour de nombreuses pistes et anomalies, souvent subtiles, parfois présentes dans d’autres troubles et quasi constamment soumises à controverse. Ces différentes découvertes sont autant de pièces d’un puzzle complexe qui pourrait englober des altérations développementales et des réactions inflammatoires avec des atteintes touchant plus particulièrement certaines zones du cerveau. Des études récentes se sont notamment intéressées aux anomalies de la substance blanche et de la connectivité neuronale. D’autres études se sont concentrées sur le lobe frontal et la formation hippocampique où des altérations des volumes régionaux, de la densité neuronale, du volume des neurones et du nombre des épines dendritiques ont été mises en évidence. Le rôle physiopathologique précis de ces anomalies reste toutefois à élucider.

Mots-clés : Schizophrénie, Anatomopathologie, Lobe frontal, Hippocampe, Cytoarchitecture

Autoévaluation de l’article « Neuropathologie de la schizophrénie »

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