De la prévention flash pour dire non au dopage

Le sentiment d’affirmation de soi est déterminant pour faire face à une offre de substances illicites. Une seule séance de prévention, courte, semble aider les jeunes en parcours d’excellence sportive à s’armer pour résister au dopage : c’est ce que montre l’expérience menée par une équipe nancéenne et publiée dans la revue Science & Sports.

Objectifs

Déterminer l’efficacité d’une action unique et brève de prévention des conduites dopantes auprès d’adolescents en parcours excellence sportive.

Matériels et méthodes

Cent neuf jeunes (53 % de filles), âgés de 14,4 ± 1,2 ans, en groupe de 15 maximum. La séance durait deux heures, et visait à augmenter l’affirmation de soi (savoir décliner une incitation au dopage, savoir dire « non » et s’y tenir, etc. sous forme de jeux de rôle) et délivrer une courte information sur l’automédication. Elle était structurée selon les principes du paradigme de la communication engageante. Les intervenants étaient deux.

Résultats

Tous les adolescents ont activement participé aux séances. À la fin, 100 % se sont dit capables de refuser une substance non sollicitée, 64 % pensent être totalement capables de demander de l’aide (les filles étaient moins affirmatives : 45 % versus 86 % des garçons, p < 0,001) et 98 % déclarent que la séance a contribué à atteindre ces résultats.

Conclusion

Une intervention ponctuelle est susceptible d’augmenter les capacités des jeunes sportifs à faire face à une offre de substances non sollicitée. Son intérêt est d’être participative, basée sur le jeu et le plaisir, de courte durée, et de ne nécessiter aucun outil spécifique.

P. Laure, A. Faivre

 

Pour lire l’article complet (payant) :

« Oser dire non ! », une action flash de prévention des conduites dopantes sportives

 

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