Méthodologie des épreuves du concours d’entrée en école d’infirmiers anesthésistes (IADE)

Selon l’arrêté du 23 juillet 2012 relatif à la formation préparant au diplôme d’État d’infirmier anesthésiste, « les épreuves d’admission évaluent l’aptitude à suivre l’enseignement conduisant au diplôme d’État d’infirmier anesthésiste ».

Ces épreuves comprennent une épreuve écrite d’admissibilité et une épreuve orale d’admission.

L’épreuve écrite d’admissibilité

L’épreuve écrite et anonyme d’une durée de deux heures doit permettre « d’évaluer les connaissances professionnelles et scientifiques du candidat en référence au programme de formation du diplôme d’État d’infirmier ainsi que ses capacités rédactionnelles ». Il est nécessaire d’avoir une note égale ou supérieure à la moyenne pour être admissible.

Elle nécessite :

  • d’une part, des connaissances sûres : il est essentiel de ne pas avoir à « trop réfléchir » pour répondre à l’ensemble des questions dans le temps imparti. C’est le travail réalisé lors de vos révisions théoriques ;
  • d’autre part, d’avoir une méthodologie d’analyse rapide du contenu de la question afin d’y répondre précisément. Ceci peut s’acquérir par l’entraînement ;
  • et enfin, de savoir gérer son temps.

Certaines données ne peuvent s’inventer ni se déduire : il faut impérativement les apprendre et les comprendre pour mieux les retenir.

N’oubliez pas qu’il vous faudra apprendre plusieurs fois le même cours ou les mêmes données si vous désirez que vos connaissances soient stables dans le temps… et pas seulement en vue du jour de l’examen.


ATTENTION !

Le décret du 23 juillet 2012 ne prévoit pas de programme spécifique de révisions ou de prérequis pour le concours. C’est donc potentiellement l’ensemble du programme du diplôme d’État infirmier qui doit être révisé.

Il est impératif que les connaissances acquises lors de vos études soient remises à jour (exemples : nouvelle législation, découvertes scientifiques, publications, actualités…).


 ► Méthodologie des révisions

 Première étape : fixer des objectifs réalistes

Il n’y a pas de guide universel, mais quelques conseils peuvent être utiles.

  • les définitions, le vocabulaire : il faut les apprendre par cœur ;
  • l’anatomie et la physiologie : c’est la compréhension des phénomènes, des mécanismes physiopathologiques, des conséquences d’une intervention qui vous permettra de retrouver les signes, le fonctionnement d’un organe. Il vous faudra donc associer compréhension et mémorisation, car vous devrez savoir :

–décrire la position des différents organes et leurs rapports anatomiques,

–décrire l’organe, son fonctionnement, les mécanismes physiologiques et leurs interactions,

–utiliser les termes anatomiques corrects pour réaliser et annoter des schémas ;

  • les pathologies : même principe que pour l’anatomie. Privilégiez la compréhension plutôt que la mémorisation pure. Concernant les pathologiques, vous devez savoir :

–définir la pathologie, en expliquer le mécanisme physiopathologique,

–citer les signes cliniques, biologiques, autres,

–énoncer les éléments du traitement (médical, chirurgical),

–argumenter les éléments de surveillance,

–déduire les complications possibles,

–énoncer les éléments du pronostic ;

  • les résultats d’examens : ce sont des conventions que vous devez connaître par cœur ;
  • la pharmacologie : travaillez chaque famille médicamenteuse pour éviter de vous perdre dans les nombreux médicaments. C’est souvent fastidieux, il vous faudra revenir plusieurs fois sur ces connaissances. Vous devez savoir :

–citer les classes pharmaceutiques et les médicaments principaux en DCI et spécialités,

–citer les principales indications, énoncer les effets attendus et les effets secondaires,

–argumenter les éléments de surveillance clinique, biologique et autres ;

  • les soins infirmiers (urgence, chirurgie, médecine…) : en rapport avec la pratique des soins infirmiers, vous devez avoir une compréhension des phénomènes, toujours en relation avec des cas concrets. Vous devez savoir :

–formuler votre compréhension d’un cas au regard des données cliniques et paracliniques qui vous sont présentés,

–énoncer les éléments de surveillance infirmière,

–citez les éléments d’éducation,

–argumenter le traitement à la lumière des problèmes présents et des résultats attendus ;

  • la législation : vous devez savoir :

–citer les principaux textes qui régissent la profession,

–énoncer les grands principes réglementaires relatifs à la prise en charge IDE,

–énoncer les plans mis en œuvre ces dernières années (Charte du patient, Plan cancer, Plan douleur…),

–connaître le fonctionnement des institutions hospitalières.

 Deuxième étape : organiser les révisions

L’idéal est de commencer environ six mois à l’avance. Il peut être utile de faire un calendrier prévisionnel des révisions car il vous faut travailler régulièrement.

Les méthodes de travail sont en fonction de vos habitudes. Vous savez s’il vous est plus facile de travailler votre mémoire :

  • auditive : répéter à haute voix, réviser à deux en se posant des questions alternativement ;
  • visuelle : écrire, faire des fiches ;
  • ou les deux !

Organiser aussi votre travail selon un rythme qui vous correspond : le matin ou le soir, seul ou en groupe, dans une ambiance de travail au calme (avec éventuellement un fond musical).

En tout état de cause, se préparer au concours nécessite :

  • d’être motivé ;
  • d’être détendu (mais pas trop) et de gérer son stress ;
  • de prendre du recul : c’est un concours, il faut être parmi les meilleurs ;
  • de relativiser (si vous n’êtes pas sélectionné cette année, rien n’est perdu… il faudra recommencer en utilisant les erreurs commises pour mieux vous préparer).

 ► Méthodologie de l’épreuve écrite

L’épreuve écrite peut être constituée de trois types de questions :

  • de questions à choix multiples (QCM) ;
  • de questions à réponse ouverte et courte (QROC) ;
  • au moins une question rédactionnelle.

 Répondre à un QCM

Une question à choix multiple (QCM) interroge les connaissances. Il existe plusieurs types de QCM :

  • choisir la(les) réponse(s) parmi plusieurs propositions dans une liste ;
  • répondre par « vrai » ou par « faux » ;
  • relier des données parmi deux listes ;
  • réorganiser dans l’ordre des informations listées dans le désordre.

Dans une épreuve de QCM, le système de notation est très important. Les règles peuvent être exposées sur la copie : vous devez scrupuleusement vous y référer.

Il faut être très attentif à la formulation de chaque QCM, aux mots utilisés et à la syntaxe de la phrase. La compréhension de la question doit éviter toute interprétation. Si vous ne connaissez pas la réponse, passez rapidement à la suivante. Le temps de lecture/réponse estimé pour un QCM est de une minute.

Il est impératif que le choix de la réponse soit rapide, l’idéal étant de ne pas revenir sur votre premier choix. Vous n’avez pas le temps de mener une réflexion approfondie. Toutefois, vitesse ne veut pas dire précipitation : le QCM nécessite raisonnement, mémoire, déduction et analyse rapide. Il demande à la fois une grande vigilance, de la concentration, une rigueur.

Il vous faut respecter strictement les consignes : l’exercice exige donc une grande concentration.

 Répondre à une question courte

Répondre à une question ouverte et courte (QROC) nécessite une grande rigueur : il faut répondre précisément à la question posée, en quelques lignes. La forme de la question détermine le type de réponse attendu et l’entraînement est indispensable car vous ne devez pas perdre de temps pour trouver la réponse.

Une question à réponse ouverte et courte commence par un verbe qui indique très précisément la consigne (voir suite du chapitre). Repérez si la question attend une réponse générale (= de connaissance pure) ou plus ciblée, adaptée à une situation (= cas clinique).

Analyser l’attendu de la question

Lisez plusieurs fois attentivement l’ensemble des questions afin de repérer les notions essentielles et le contenu global attendu. Repérez si la question attend une réponse générale.

Dès la lecture de la question, il vous faut cibler les éléments de votre réponse. Vous pouvez (si cela vous aide) repérer les mots clés de l’énoncé et inscrire les éléments clés de votre réponse dans la marge.

L’énoncé de la question est très important, et en particulier le verbe qui vous précise la demande. N’interprétez pas : Les intitulés des questions utilisent des verbes précis qui représentent la consigne. Revenons sur quelques définitions :

  • annoter : consiste à noter le nom d’un organe ou à remplir un tableau (en général un mot) ;
  • citer, énumérer, lister : consiste à donner le ou les éléments de réponse, sans aucune justification, donc inutile de vous attarder ;
  • décrire : signifie que vous devez citer les éléments de réponse et expliquer le phénomène afin de montrer que vous comprenez le déroulement des évènements ;
  • expliquer : consiste à donner des éléments en entrant dans le détail afin de faire comprendre quelque chose ;
  • argumenter : signifie donner des éléments (ensemble de propositions) pour appuyer une affirmation ;
  • identifier : signifie que vous devez retrouver des indices dans l’énoncé du cas. Attention, ces indices peuvent être explicites ou implicites. Dans ce cas, ce seront vos connaissances acquises qui vous permettront de les retrouver ;
  • analyser : inutile de recopier le sujet, il vous est demandé de regrouper les infos (explicites ou implicites) en fonction d’objectifs de prise en charge ou de problèmes (réels ou potentiels) ;
  • définir : consiste à donner la ou les significations d’un terme ou à regrouper dans une formule l’ensemble des caractères qui appartiennent à ce terme.

Élaborer la réponse

Délimitez bien votre réponse et tenez compte pour cela du temps imparti pour la traiter.

Évitez de répondre par des mots isolés, non introduits, sans lien les uns avec les autres. Introduisez votre réponse par une définition ou la présentation du contexte, rédigez-la un minimum.

Pour répondre à une question ouverte, testez plusieurs méthodologies lors de vos révisions et vous pourrez les adapter le jour du concours. Exemples :

  • pour une surveillance infirmière, vous pouvez la traiter en trois parties : surveillance locale, régionale et générale ;
  • pour des complications, vous pouvez les traiter en trois parties : immédiate, retardée et à long terme ;
  • pour une question sur des risques spécifiques par rapport à une situation, vous pouvez la traiter selon le risque infectieux, hémorragique, thromboembolique…

Faites des phrases courtes, articulées entre elles : utilisez un style aéré avec des retours à la ligne ; ne rendez pas un texte trop dense qui ne permettrait pas au correcteur de voir tous les éléments essentiels. Mettez en évidence les points importants de la réponse.

Évitez les réponses « fourre-tout » répétant les mêmes éléments : le correcteur attend des termes précis, pas d’énumération, de liste et de style télégraphique. Utilisez des termes professionnels. Évitez les abréviations (ou précisez leur signification entre parenthèse).

Il est de bon ton d’introduire sa réponse avec une phrase reprenant les éléments de la question (cela permet parfois de donner une définition ou de cerner son sujet). Cela n’apporte pas forcément des points (quoique…) mais permet de préciser comment votre réponse est organisée :

  • faites des phrases courtes, centrées sur la réponse ;
  • utilisez un style clair et précis : répondez à la question ;
  • utilisez un vocabulaire professionnel (exemple : « Je prends la tension » sera judicieusement remplacé par « Je vérifie la tension artérielle ») ;
  • si c’est possible, préférez des tableaux (ou des schémas) à des paragraphes trop chargés.

Concernant les unités de mesure : notez systématiquement et précisément les unités utilisées (mmHg pour la pression artérielle, l/mn pour les débits…).

Les dilutions des agents pharmacologiques utilisés doivent comporter les unités correspondantes (mg/ml, μg/ml ou %).

 Répondre à une question rédactionnelle

Le sujet proposé peut être un cas clinique ou en lien avec une problématique sanitaire et sociale. Une réponse à une question rédactionnelle (issue d’un cas clinique) est réussie si elle est détaillée et rédigée. Elle doit comporter à la fois :

  • un apport de connaissances ;
  • une analyse pertinente de la situation ;
  • une réponse argumentée, logique et surtout en lien avec les pratiques professionnelles infirmière.

Il est incontournable que la réponse comporte une introduction, un développement (en deux ou trois parties) et une conclusion dans laquelle le correcteur trouvera une réponse à la question. Une question rédactionnelle attend une réponse rédigée sur deux pages environ.

Pour que la réponse soit réussie, il faut à la fois comprendre le sujet et y répondre précisément grâce à :

  • une introduction montrant que vous avez compris le sujet ;
  • l’apport de connaissances et d’éléments de compréhension (le sujet est rarement simple) ;
  • l’argumentation détaillée des arguments apportés (professionnels, sanitaires… etc.) ;
  • l’apport de solutions ou d’une réponse réaliste.

La copie doit donc comporter une introduction, une ou deux parties argumentées et une conclusion.

Une réponse à une question rédactionnelle (en lien avec la lecture et l’analyse d’un texte professionnel) peut être de plusieurs ordres : Il peut vous être demandé de :

  • faire un résumé du texte ou du document ;
  • identifier les idées principales ;
  • exposer une discussion autour d’un thème qui vous est donné ou que vous choisissez.

Vous trouverez un exemple de sujet de ce type en fin d’ouvrage (partie 3 « Entraînement au Concours »).

►Conseils personnalisés

 Traiter toutes les questions

Il ne s’agit pas de bâcler : faites attention à votre écriture et aux abréviations que vous seul comprenez. Nous vous conseillons de :

  • lire entièrement le sujet et souligner les mots clés lors d’une seconde lecture et/ou noter une idée de réponse (temps imparti : 5 minutes) ;
  • répondre aux questions (temps imparti : 1 h 50) ;
  • relire (temps imparti : 5 minutes).

 Quelques conseils supplémentaires

  • Tournez bien toutes les pages, n’oubliez aucune question.
  • Ne consacrez pas plus de 5 minutes à chaque question.
  • Délimitez bien la réponse aux questions et tenez compte pour cela du temps imparti pour les traiter.
  • Débutez par celles dont vous maîtrisez bien le sujet ou qui ne demandent que quelques mots ou qui vous paraissent le plus facile à traiter, et n’y revenez qu’au moment de la relecture.
  • Respectez les marges, aérez, sautez des lignes (mais pas de signe distinctif sur la copie).
  • Soignez la mise en page, évitez les ratures et le correcteur blanc systématique. Attention à l’orthographe et à l’écriture (le correcteur y est souvent sensible et peut se lasser en cas de fautes répétées).

Ne revenez jamais sur une question déjà traitée, c’est une perte de temps.

L’épreuve orale d’admission

« L’épreuve orale d’admission doit permettre d’apprécier les capacités du candidat :

  • à décliner un raisonnement clinique et à gérer une situation de soins ;
  • à analyser les compétences développées au cours de son expérience professionnelle ;
  • à exposer son projet professionnel ;
  • à suivre la formation.

Cette épreuve consiste en un exposé discussion avec le jury, précédée d’une préparation de durée identique pour tous les candidats. »

Cette épreuve a pour base l’étude d’un cas clinique que vous devez exposer. Elle se doit d’être le reflet de votre pratique quotidienne, l’idée étant bien d’exposer des pratiques professionnelles réalistes et exactes.

Il faut toutefois vous entraîner à cette épreuve, car vous devez montrer au jury :

  • vos connaissances théoriques + capacité d’observation, raisonnement clinique, c’est à dire trouver des éléments de diagnostic par l’observation directe (besoins du patient) ;
  • vos capacités à cerner une situation, poser un problème, (± diagnostic infirmier) à mettre en œuvre des actions en reconnaissant les priorités ;
  • vos compétences techniques, d’organisation, relationnelles, de jugement et de raisonnement ;

Ces compétences sont développées au cours de l’expérience professionnelle, utilisez donc la vôtre !

 ►Méthodologie de l’épreuve orale

 Préparation de l’exposé oral

Vous avez un temps prévu pour prendre connaissance du sujet et préparer votre oral.

Lisez le sujet une première fois pour prendre connaissance du thème de la situation clinique. Puis relisez l’énoncé une ou deux fois assez lentement pour vous imprégner précisément de son contenu. Soulignez les mots clés et définissez-les. Sélectionnez et reformulez les éléments essentiels de la situation pour mettre en évidence les actions qui sont prioritaires.

La recherche des éléments de réponse est d’autant plus facile que votre entraînement vous aura permis à la fois de connaître le sujet (éléments théoriques) et la façon d’y répondre (exposé pratique).

Écrivez lisiblement sur votre brouillon : utilisez des gros caractères, numérotez les pages afin de ne pas les confondre (n’écrivez pas au verso des pages).

Plan possible de votre exposé :

  • l’introduction doit montrer d’emblée que vous avez compris le sujet : quel est le problème ? La demande ? Annoncez le fil conducteur, la priorité et le plan… C’est très sécurisant pour le jury de savoir où il va, et vous montrez ainsi que vous êtes organisé ;
  • première étape : présentez les données sur la personne, sur l’environnement, formulez des hypothèses, faites des liens entre les différents domaines : administratif, prévention, organisation, éducatif, psychologique…
  • deuxième étape : formulez les problèmes, les objectifs, les actions (démarche de soins) ;
  • troisième étape : faites ressortir les priorités (c’est toujours un sujet tourné vers une urgence, ou un problème) au regard de la gravité, du temps, du patient… Dites ce que vous attendez quand vous faites une surveillance (prise en charge psychologique ⇒ écoute, information à donner, famille…) ;
  • la conclusion résume l’essentiel, elle élargit le sujet en amenant une idée nouvelle, une ouverture à la discussion, un questionnement. Montrez que vous avez terminé, au besoin, dites-le.

S’il y a plusieurs questions posées, traitez-les dans l’ordre, et pour chacune, choisissez un plan.

 Exposé oral de la situation clinique

Votre entrée dans la salle est très importante, vous prenez contact :

  • le regard doit être direct (pas de fuite, pas de provocation) ;
  • un regard vers chaque membre du jury pour repérer qui est qui ;
  • préparez-vous mentalement à vivre la situation, l’imagination permet de dédramatiser et évite l’effet de surprise.

Annoncez le plan de votre présentation et faites le maximum pour vous y tenir. Argumentez vos choix (actions entreprises, surveillance effectuée, priorités retenues). Restez dans le champ de vos compétences ; différenciez bien ce qui est du domaine médical et ce qui est du domaine infirmier.

Il est impératif de vous entraîner à l’épreuve orale en sollicitant votre entourage professionnel et en utilisant les situations concrètes rencontrées au quotidien.

 Exposé oral du projet professionnel

L’objectif est de parler de votre parcours et d’exposer au jury pourquoi vous voulez devenir infirmier anesthésiste. Faites court : maximum 5 minutes. Évitez les imprécisions.

  • Partez de votre expérience professionnelle (pour cela, utilisez votre CV) pour en exposer les étapes essentielles. Pour identifier vos compétences infirmières, vous pouvez utiliser le référentiel de compétence infirmier (arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’État infirmier, voir Partie 4, « Annexes », chapitre 1, « Compétences »). Vous aurez ainsi identifié vos points forts et, éventuellement, vos marges de progression : 10 compétences IDE.
  • Montrez au jury votre connaissance du métier d’IADE et de sa pratique professionnelle (voir Partie 4, « Annexes », chapitre 1, « Compétences ») : 7 compétences IADE.
  • Vous devez apparaître comme un candidat motivé, qui s’interroge sur sa pratique et accepte la critique, capable d’être responsable de sa formation. Vous devez pouvoir évoquer votre projet professionnel et convaincre le jury qu’il est cohérent.

 ► Conseils personnalisés

  • Évitez trois erreurs :

–ne pas être centré sur le sujet, donc exposer des banalités hors du contexte demandé (ce qui peut faire penser à une erreur de compréhension) ;

–être trop généraliste, ne pas répondre spécifiquement au sujet (ce qui peut faire penser à un manque de connaissances) ;

–exposer trop de détails qui ne permettent pas de finir l’exposé dans le temps imparti (ce qui peut faire penser à une insuffisance générale).

  • Évitez les généralités, dites « je ». Collez au sujet, ayez toujours à l’esprit cette question : « Que me demande-t-on précisément ? »
  • Ne considérez rien comme évident, pensez toujours que le jury ne sait pas :

–expliquez : raisonnement, causes… effets,

–justifiez : prouvez, démontrez ;

–citez : énumérez ;

–définissez : phrase courte ;

–analyser : mettez en évidence un certain nombre d’éléments nécessaires pour cerner le problème et dégagez les priorités, trouvez des réponses adaptées.

  • Écoutez bien les questions du jury pour y répondre précisément (regard vif, corps tonique). Si besoin ou si vous avez mal compris, demandez des précisions.
  • Prenez quelques secondes de réflexion.
  • En cas de désaccord, montrez que vous avez compris la question et étayez votre opinion par un éclairage argumenté et professionnel.
  • Acceptez la critique, évitez de dire : « Dans mon service, on fait toujours comme ça ! »
  • Adaptez-vous à l’auditoire, en fonction de qui pose la question, orientez votre réponse.
  • Il faut vous valoriser, donc essayez d’amener le jury sur un terrain que vous connaissez bien, vous serez plus à l’aise.
  • Adoptez une tenue correcte, une attitude positive (regardez les différents membres du jury, souriez, faites preuve d’assurance dans vos propos).
  • Évitez les gestes de nervosité (chewing-gum, balancement des jambes, craquement des doigts, stylo trituré…), ayez une attitude ouverte, à l’écoute et montrez de l’intérêt pour ce qui se passe.
  • Un mot d’ordre : calme et précision.
  • L’élément incontournable : le stress qui doit être stimulant et pas inhibant.
  • Pensez à l’entraînement mais aussi à la relaxation et à la détente (exercices de respiration, contrôle de la voix, pauses et temps de silence…).

TESTEZ VOTRE NIVEAU

 ►Épreuve écrite

QUESTION 1

Annotez cette coupe schématique du cœur et indiquez le sens du flux sanguin.

Fig. 1.1 Flux sanguin dans le cœur (Cliquez pour agrandir)

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QUESTION 2

Définissez le polygone de Willis. Expliquez succinctement son rôle principal.

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QUESTION 3

Quel est le neuromédiateur du système parasympathique ?

Précisez le rôle du système parasympathique sur ces organes : œil, cœur, poumon.

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QUESTION 4

Entourez la (ou les) réponses fausses.

Le globule rouge :

a. Il est également appelé érythocyte

b. Il est composé de 1 noyau et 4 hèmes

c. Il est produit dans la moelle osseuse

d. Il transporte l’oxygène et le gaz carbonique

e. Sa durée de vie est de 100 jours

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QUESTION 5

Entourez la (ou les) bonnes réponses.

Quelles sont les complications biologiques induites par un excès d’apport de bicarbonates ?

a. Une acidose respiratoire

b. Un excès de bicarbonates

c. Une hyperosmolarité

d. Une hyponatrémie

e. Une diminution de la libération tissulaire en oxygène

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QUESTION 6

Définition d’une infection nosocomiale.

Expliquez le principal mode de transmission des infections nosocomiales.

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La rubrique TESTEZ VOTRE NIVEAU comprend 25 questions, vous avez vu les 6 premières.

Vous venez de lire le début du chapitre 3 Méthodologie des épreuves du concours d’entrée en école d’infirmiers anesthésistes de la PARTIE 1 Le concours : guide pratique  de l’ouvrage Concours IADE Infirmier anesthésiste

Auteur de ce chapitre

Catherine Muller.

Auteurs de cet ouvrage

Catherine Muller
Directrice adjointe d’école IADE
Jérôme Chevillotte
Cadre de santé, infirmier anesthésiste
Thierry Hérail
Docteur en médecine, anesthésiste réanimateur
Marc Rébillon
Docteur en médecine, anesthésiste réanimateur

 

 

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Auteur(s): Catherine Muller, Jérôme Chevillotte, Thierry Hérail, Marc Rébillon

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