concours IFSI : 15 réponses aux questions que vous vous posez sur l’entretien

• En quoi consiste l’épreuve de l’entretien ?

C’est un échange avec un jury de trois personnes, d’environ une demi-heure, à partir d’un exposé sur un sujet d’ordre sanitaire et/ou social et des motivations pour exercer la profession. Un même sujet est choisi par demi-journée pour tous les candidats. Il est parfois à tirer au sort par le candidat. Dix minutes sont accordées au préalable afin de préparer l’exposé. Une note au moins égale à 10/20 à l’oral est nécessaire pour être admis en IFSI.

• Reçoit-on la convocation pour l’épreuve orale ?

Oui dans la majeure partie des cas, cependant certaines écoles demandent que les candidats viennent retirer la convocation.

• Est-ce que le jury connaît les notes des écrits ?

Non, il sait que le candidat est admissible, c’est-à-dire qu’il a satisfait aux exigences des épreuves écrites. Ajoutons qu’une excellente moyenne aux écrits ne présage nullement de la qualité de l’oral. À l’inverse, des performances écrites moyennes peuvent être suivies d’un très bon entretien. Moralité : il ne faut partir ni gagnant ni perdant, mais donner le meilleur de soi-même jusqu’au bout !

• Combien de temps peut-on attendre avant de rencontrer le jury ?

Cela varie. Certaines écoles convoquent les candidats par demi-journée, ce qui génère des temps d’attente allant d’une dizaine de minutes à trois heures ou plus ! Dans ce cas, nous vous recommandons de vous munir de lectures, d’un petit en-cas et de patience… D’autres écoles gèrent les oraux, heure par heure.

• Qui sont les membres du jury ?

C’est un entretien individuel, avec un jury composé de trois professionnels, qui exercent dans le domaine – deux cadres infirmiers en exercice et/ou formateurs et un psychologue ou un pédagogue. L’objectif de ce face-à-face est d’évaluer la capacité à suivre la formation menant au diplôme d’État infirmier (DEI), et de vérifier que le candidat possède les aptitudes – ou les
moyens de les développer au cours des études – pour effectuer les futures tâches professionnelles.

• Sur quels critères est évalué l’entretien ?

Plusieurs critères entrent en ligne de compte, comme la connaissance et l’ouverture d’esprit sur un thème relatif au domaine sanitaire et social :
–  les capacités à argumenter ses convictions, l’expression orale ;

–  les aptitudes à écouter et à participer à un échange ;

– la motivation : le candidat aura à répondre à certaines questions, le jury voulant s’assurer que c’est un engagement réfléchi et que la connaissance de la filière retenue est bien réelle. Nous vous proposons une grille d’évaluation ci-après.

• Faut-il rester debout ou s’asseoir pendant l’entretien ?

Le candidat s’assied devant une table ou autour de celle-ci. Attention, vous devez demander l’autorisation si le jury ne vous a pas convié à le faire.

• Peut-on conserver sa feuille de brouillon pour faire l’exposé ?

Oui, surtout ! Elle constitue un support précieux pour suivre le plan et les idées. Veillez à ce que la feuille soit soignée comme à l’écrit. En effet, sa présentation est visible depuis la place du jury qui peut ainsi en déduire la manière dont vous organisez votre travail.

• Que penser si l’entretien se prolonge ou au contraire s’il est écourté ?

La durée de l’entretien ne présage en rien de la qualité de la prestation. Un jury pourra tout aussi bien écourter l’entretien s’il a les réponses à ses questions ou au contraire le prolonger afin de lever ses doutes ou prendre du plaisir à discuter avec le candidat !

• Quelle note faut-il obtenir à l’oral ?

Seule une note d’oral égale ou supérieure à 10 est prise en compte pour ensuite établir la note globale des trois épreuves. Autrement dit, une note inférieure à 10 est éliminatoire. L’oral est l’occasion d’obtenir une très bonne note et par conséquent de faire remonter la moyenne des trois notes afin d’être bien placé.

• Le jury peut-il poser des questions d’ordre très personnel ?

Certains jurys usent de questions « déstabilisantes » comme « avez-vous une sexualité normale ? ». Si la vraie réponse ne les intéresse pas, la manière dont est gérée la réaction et donc la réponse leur indique le degré d’adaptation du candidat.
L’expression de son étonnement et parfois l’humour sont les meilleurs moyens de faire face à des questions « indiscrètes ». Surtout pas de réaction agressive du type « cela ne vous regarde pas ! » ou « qu’est-ce que cette question vient faire ici ? », mais plutôt « je pense que ce qui est normal, c’est ce qui me convient et qui ne me nuit pas et qui ne dérange pas les autres, alors oui
dans ce cas, je peux dire que j’ai une sexualité normale ».

• Comment réagir devant un jury statique et silencieux ?

Plusieurs cas de figure sont envisageables : il n’est pas du tout convaincu, il s’endort au son d’une voix monotone, ou au contraire il n’a rien à redire ! Une solution : le solliciter ! En lui demandant s’il a des questions à poser, s’il souhaite que certains points soient plus particulièrement développés. Si le jury se montre muet au début de l’entretien, il faut « se lancer », prendre la parole en le consultant par exemple sur l’ordre dans lequel organiser votre début d’oral : démarrer par une présentation succincte suivie de l’exposé ou bien débuter par une présentation plus développée toujours suivie de l’exposé.

Certains jurys proposent au candidat de se présenter très brièvement avant d’entamer
son exposé et n’offrent pas la possibilité au cours de l’entretien de présenter l’ensemble du
parcours. Il est donc impératif de préparer ces deux ou trois phrases de présentation qui
reprennent le fil conducteur de son parcours. Si le sujet le permet, il est possible d’établir des
liens avec le parcours.

• Quelle tenue vestimentaire adopter le jour de l’oral ?

Être soi-même, choisir une tenue de ville, dont le jean correct avec un ourlet fait partie, propre et respectueuse des codes sociaux, dans laquelle on se sent bien. Pensez à mettre un peu de couleur, à une époque où la mode est parfois tristement uniforme. Il est conseillé d’ôter les piercings trop visibles et de ne garder qu’une bague ou deux. Rappelons qu’un candidat à un poste de soignant doit avoir une hygiène irréprochable, y compris pour les mains, les ongles (courts) et les cheveux.

• Est-il bien vu de dire que l’on a fait une préparation au concours ?

Certains candidats pensent tout devoir à la préparation s’ils en ont suivi une, et la brandissent parfois en étendard. Si tout entretien se prépare, cela ne signifie pas pour autant que le candidat doit apporter des réponses toutes faites. C’est un exercice où la parole et le comportement occupent une place inhabituelle. Une bonne préparation doit servir à mieux se connaître et à
mieux cerner son projet et non à servir « un prêt à penser ». Certes, elle augmente les chances de réussite car elle transmet les règles du jeu des concours qui sont étrangères au lycéen ou à l’universitaire. Mais l’investissement et le travail personnels ont une grande part. Quoi de plus normal que de s’initier aux domaines sanitaires et sociaux, ou bien aux épreuves de concours,
domaines jusque-là inconnus, afin de donner le meilleur de soi-même ? Certains préfèrent rejoindre un cadre défini et un groupe où ils pourront échanger et rencontrer des professionnels à une démarche d’autodidacte solitaire, par le biais de cours par correspondance.

• Peut-on faire part d’un projet professionnel précis après les études ?

Avoir un projet professionnel après les études montre que le candidat sait se projeter dans l’avenir. Attention toutefois, avant de devenir puéricultrice ou infirmier de bloc opératoire, il faut avoir à l’esprit que la première étape à franchir reste celle de devenir infirmier. Aussi, il est important de se montrer ouvert quant aux différentes possibilités d’exercice qui seront appréhendées lors des stages. Nombre de candidats revoient leur projet initial au cours de leurs études en découvrant des aspects qu’ils ignoraient ou en se rendant compte que leur idée de départ était idéalisée (comme celle de faire de l’humanitaire à l’étranger) !

 

Vous venez de lire le début du chapitre 1 se préparer à l’entretien de la partie 6 Épreuve orale de l’ouvrage Le Méga Guide 2018. Concours infirmier  Je réussis mon concours ! Écrit et Oral. Avec livret d’entraînement détachable

© 2017, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

Auteurs

Ghyslaine Benoist
Référente pédagogique et formatrice
Coaching dans le cadre des concours
paramédicaux, sociaux et autres concours
Membre de jury
Rémi Lucas
Professeur en économie de la santé
en classes préparatoires
Dominique Dumas
Enseignante de français
(Sup Santé, Paris et Lyon)

A lire aussi sur le blog : la fiche extraite de l’ouvrage : La protection sociale et ses institutions

A lire sur le blog : Le concours IFSI évolue pour le printemps 2019

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Auteur(s): Ghyslaine Benoist, Rémi Lucas, Dominique Dumas

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