Trisomie et handicaps génétiques associés

Annonce du diagnostic et conséquences

L’annonce du diagnostic a des répercussions difficiles à imaginer. Il faut différencier deux annonces diagnostiques :
• le diagnostic médical proprement dit et ses impacts ;
• le diagnostic « clinique », psychoéducatif qui concerne l’appropriation de cet enfant-là, dans cette famille-là.
L’un a lieu à la maternité dans les premiers jours de vie de l’enfant. Il est le fait du médecin et de l’équipe de maternité. L’autre a lieu plus à distance ; il est symptomatologique, identitaire, affectif et éducatif.

Diagnostics

Diagnostic médical. Annonce

Diagnostic génétique

Le diagnostic génétique permet de distinguer différentes formes connues de trisomie et de déterminer de quelle maladie génétique il s’agit. Ce diagnostic est important pour les parents et pour la fratrie de l’enfant et pour diminuer les récidives d’accident génétique.
Le diagnostic est établi à partie du caryotype, étude faite à partir d’un prélèvement sanguin de l’enfant. Il permet de déterminer la présence ou non de maladie génétique, ainsi que sa forme. Dans la plupart des cas, le prélèvement a lieu dans les toutes premières heures de vie ; le résultat est connu rapidement. Les résultats sont connus sous 48 heures, toujours avant la sortie de maternité.
Ce délai est incontournable et inhérent à l’examen lui-même. Cela exige l’obligation d’un diagnostic en deux temps : une première approche, sous forme de probabilité, puis une seconde étape de certitude qui met un nom à un diagnostic définitif. La décision de faire ou non le caryotype est prise à partir de signes cliniques connus qui amènent le médecin à demander l’examen.
Il existe, génétiquement, trois formes connues : la trisomie 21 homogène libre où le chromosome supplémentaire est à l’état libre dans chaque cellule de l’enfant ; la trisomie 21, par translocation, où seule une partie de chromosome supplémentaire est « collée » sur le chromosome 21 ; et la trisomie 21 en mosaïque où cohabitent des cellules à 46 chromosomes et des cellules à 46 + 1 chromosome.

Lors de la découverte de cette dernière forme de trisomie, on a cru que les personnes atteintes auraient un développement plus harmonieux que les autre formes, dont la plus fréquente est la « trisomie homogène libre », longtemps seule forme connue. Les évolutions à long terme des personnes atteintes ont montré que la forme de trisomie, au sens génétique du terme (homogène libre, mosaïque, translocation), a peu d’importance. L’individualisation des mosaïques n’influe pas sur le devenir à long terme. De plus, il est avéré que les adolescents concernés sont psychologiquement plus fragiles et demandent des suivis et accompagnements particuliers. La forme génétique de la trisomie n’a pas d’incidence directe sur le développement et l’épanouissement de la personne atteinte.
Pour les autres maladies associées, la forme génétique de la maladie permet, au plan strictement médical, de préciser les suivis et traitements nécessaires. Pour le devenir, la forme génétique n’induit pas de changement dans les protocoles médicaux et paramédicaux à proposer. Il suffit, à partir du bilan du référent, d’adapter les termes des propositions aux résultats.

Diagnostic médical à proprement parler

Le diagnostic médical va au-delà du diagnostic génétique ; il tient compte de la présence ou non de pathologies surajoutées. La présence de pathologie immédiate n’exclut pas les risques de pathologies surajoutées à distance. Par exemple, les cardiopathies majeures se révèlent à la naissance, et, en cas de problème cardiaque, le médecin fait l’annonce aux parents et propose les solutions thérapeutiques possibles. Mais l’absence de pathologie cardiaque avérée à la naissance ne protège pas l’enfant de ce type de risque à terme ; un grand nombre de cardiopathies se révèlent secondairement (environ 35 à 38 % des cas) et doivent faire l’objet d’un dépistage systématique.
Si le médecin est directement concerné par ce travail d’annonce première, c’est l’ensemble de l’équipe de maternité qui participe à l’annonce. Chaque membre du personnel soignant est concerné et a sa part dans le devenir de l’enfant et de sa famille. Il a été mis en place, aux Hospices Civils de Lyon, des séminaires d’information et de formation destinés aux personnels de maternité afin d’éviter des situations péjoratives et irréversibles. Mais…

Après la naissance d’une petite fille atteinte de trisomie 21 dans un service hospitalier lyonnais, tout avait été fait par le chef de service et son équipe pour que tout se passe au mieux. Toutefois, un matin, la personne qui devait faire les chambres dut être remplacée. La remplaçante, personne bien intentionnée mais sans formation particulière, avait décidé de dire un mot gentil, n’importe lequel, à chaque mère. Dans la chambre de la maman et du bébé atteint de trisomie 21, elle dit : « Tiens, il a une drôle de tête celui-là ! », alors même que, nous a-t-elle expliqué ensuite, elle n’avait pas regardé le bébé, mais elle avait trouvé cette formule « bien ». On imagine les conséquences à distance, tout le travail du médecin et de son équipe étant devenu inutile.

Tous les actes qui entourent les premiers instants de vie de cet enfant sont très importants pour son devenir et celui de sa famille. Il faut limiter ces interventions accidentelles, bien qu’on ne puisse jamais tout prévenir. Un enseignement précis doit être dispensé aux personnels de maternité.
L’annonce du diagnostic médical est faite par le médecin.
Il n’existe ni de « bonne » façon, ni de façon « idéale » de dire à des parents : « Votre enfant est atteint de trisomie ». Ce diagnostic existe et il doit être dit, mais la « manière de dire » ce diagnostic doit s’adapter pour être rationnelle, juste et la plus humaine possible. Si « l’idéal » ne peut pas exister, on doit souhaiter que cette annonce soit la moins dévastatrice possible, sachant qu’il y a une grande différence comportementale entre la façon dont le diagnostic est annoncé (ce qui est dit aux parents) et la façon dont il sera vécu (ce qu’entendent les parents).
L’annonce du diagnostic est la mise en évidence d’une réalité douloureuse.
Le diagnostic doit être annoncé dès que possible aux parents. À Montréal, dans les services du Pr Harnoy, un protocole d’annonce du diagnostic a été mis au point, les modalités suivantes devant être respectées :
• éviter l’annonce en salle d’accouchement, voire en cours d’accouchement ;
• annoncer le diagnostic en présence des deux parents ;
• si possible faire cette annonce en deux temps : le temps du doute et des suspicions soulevés par l’examen clinique de l’enfant, puis le temps des certitudes confirmées par le caryotype.
Cette annonce et son cheminement imposent l’accompagnement par des explications suffisantes, permettant aux parents de se restructurer et d’apprécier l’urgence et la nature des aides à apporter.
Les explications doivent être claires, précises et aussi nombreuses que souhaitées ; les adresses nécessaires doivent être communiquées à la famille, ainsi que l’existence de solutions d’aides multiples à proposer : cela fait entrevoir la possibilité d’un avenir.
C’est le temps de la maturation, des décisions. Ce temps et les décisions qui l’accompagnent appartiennent aux parents, à eux seuls. Le diagnostic « médical » est un diagnostic de mort, mort de l’enfant rêvé, de l’enfant fantasmé.

Diagnostic « clinique ». Découverte de la maladie

Après le diagnostic médical, immédiat, brutal et définitif, vient le temps du diagnostic clinique et psychoéducatif. C’est une série de découvertes, d’adaptation, d’appropriations de cet enfant-là, dans cette trisomie-là, par ces parents-là : véritable découverte d’un enfant, d’un enfant nouveau.
C’est un diagnostic de vie, un diagnostique de découverte pour chacun des parents, qui s’adapte à cette trisomie-là de cet enfant-là.
Le diagnostic génétique s’exprime par le patrimoine génétique ; celui-ci comporte 46 + 1 chromosomes dans le cas de la trisomie 21 :
• le chromosome surnuméraire déclenche des réactions potentialisées de la cellule (loi du tout ou rien de J. Lejeune) ;
• il y a aussi les 46 chromosomes issus du patrimoine du père et de la mère, patrimoine familial qui est l’originalité de chaque enfant.
Au travers de ce capital génique, vont s’exprimer les modalités de la symptomatologie de cet enfant.
Puis, les parents vont découvrir cet enfant, certes atteint de trisomie, mais qui, loin d’être le clone d’un autre enfant, est leur enfant, avec des traits de la grand-mère ou du grand-père, ou qui ressemble au frère, ou aux sœurs : cet enfant est d’abord le fils ou la fille de sa famille.
Les troubles symptomatologiques varient : tel enfant aura plus de problèmes rhinopharyngés, tel autre aura des problèmes intestinaux, tel autre aura des troubles visuels, ou autres.
Cela se découvre au cours des premiers mois où les parents adoptent leur enfant différent.
Au cours des premiers mois de vie, le « diagnostic clinique » rassemble les différents aspects de « cet enfant-là » et permet les évolutions les meilleures et le meilleur suivi possible. Il permet aussi la mise en mots de l’ensemble des réalités au travers des bilans : bilans médicaux du 6 e mois et bilan de référent.
De la sorte, les parents peuvent « sortir » du diagnostic de mort de l’enfant rêvé, mort provoquée par l’annonce du diagnostic médical, et y substituer un diagnostic de vie, celui d’un enfant accepté en lui-même.
Ce diagnostic « clinique » est une redécouverte de l’enfant dans sa famille, son environnement, ses dimensions plurielles et ses richesses.
Au-delà, les parents doivent bénéficier du travail parental précoce, et ce par le diagnostic clinique qui seul induit la découverte de l’enfant.
Après l’annonce médicale, véritable diagnostic de mort – mort de l’enfant fantasmé, rêvé, mort de l’enfant souhaité, de l’enfant ordinaire –, le travail parental précoce permet aux parents d’intérioriser le diagnostic, de le vivre et de découvrir leur enfant.
Ils vont pouvoir l’aider et l’éduquer. Ils vont ainsi découvrir son identité vraie et découvrir cet enfant atteint de trisomie (qu’ils n’attendaient pas), avec ses richesses, ses difficultés. Ils vont le découvrir et vont pouvoir se l’approprier et l’aimer.
Avec l’arrivée d’un enfant « possible », le vécu parental peut alors se modifier profondément. Ce diagnostic de vie s’inscrit dans le vécu parental, et il est lié à la précocité des aides et aux objectifs majeurs de l’éducation précoce.

À un diagnostic de mort se substitue un diagnostic de vie.

Perturbations liées aux diagnostics

Perturbations parentales liées à la gravité du diagnostic : impacts psychologiques et identitaires

La résonance et la gravité des réactions à ce diagnostic sont profondes. Mais entendre pour son enfant prononcer le mot « trisomie » est terrible ; cela est aussi le cas dans d’autres domaines, des parents devant affronter des diagnostics au moins aussi douloureux que celui de trisomie. À terme, les séquelles divergent ; les parents d’enfants atteints se sentent « responsables ».
Le diagnostic de trisomie a une composante génétique qui interpelle les parents (capacités de transmettre le patrimoine génétique qu’ils ont reçu et qu’ils se doivent de transmettre pour se situer dans le devenir de la chaîne générationnelle). Or, cette composante est accidentelle. L’enfant atteint de trisomie est dénié par le diagnostic. Les parents se sentent remis en cause par ce diagnostic. Celui-ci touche les plans identitaire et narcissique.
Jusqu’à un passé récent, le diagnostic était ce qu’on appelait un diagnostic « fermé » (ce type de diagnostic fermé existe encore dans certaines régions de France) : il répondait aux trois caractéristiques suivantes.

C’est un diagnostic immédiat
Dès les premières heures, voire les premières minutes de la vie de l’enfant, le diagnostic est connu. Même présenté sous sa forme première de « suspicion », dès que le mot « trisomie » est prononcé, tout bascule de façon définitive. Pour les parents, il y aura un « avant » et un « après » ; plus rien ne sera jamais comme avant.
Cette vérité ne peut que s’accompagner de modifications profondes pour toute la famille et d’abord pour chacun des parents.
Il est donc normal et sain de voir les parents réagir à cette annonce.
Les comportements de chacun varient en fonction de nombreux paramètres : personnalité, vécu, environnement, âge, manière dont le diagnostic a été donné, etc.
Au-delà des réactions individuelles parentales, il existe une série de conséquences pour l’enfant souvent sont mal connues et génératrices d’aggravation des difficultés, directement inhérentes au diagnostic.

C’est un diagnostic définitif
Dès que le mot « trisomie » est prononcé, l’irréversible est dit. Rien ne saura changer de façon fondamentale.
Les conséquences de cette annonce sont telles pour la famille que les traces ne s’effacent jamais, au moins tant que les parents sont vivants. Une étude menée conjointement avec P. Lentali de Marseille nous a montré que, quel que soit l’âge de la personne concernée, lorsque l’on rencontre pour la première fois une famille, celle-ci évoque toujours ce qui s’est passé lors du diagnostic, moment capital, et les mots prononcés par le médecin résonnent toujours et influent sur toute forme de prise en charge.

C’est un diagnostic inaccessible
Annonce d’un diagnostic fermé
Généralement, ce diagnostic n’est assorti par le médecin d’aucun objectif, d’aucune mise en oeuvre d’aides. Aucune proposition « classique » (ni médicament, ni chirurgie) n’est associée ni proposée.
Cette caractéristique amène des réactions parentales majeures.
Les parents peuvent, dans ce cas, avoir l’impression qu’il n’y a pas de possibilités d’investissement dynamique. Trop souvent encore, le diagnostic est assorti du constat, hélas, trop classique, assurant « qu’il n’y a rien de spécial à faire » pour cet enfant… On ajoute même encore « faites comme s’il était normal »… Comme s’il était possible et imaginable de faire « comme si » !
Il faut dès ce moment proposer les « aides adaptées », dont l’application ou non mobilisera les forces vives des parents et créera une dynamique autour de l’enfant et des parents. L’éducation précoce vraie a des conséquences très importantes pour l’enfant comme pour sa famille ; son annonce doit être faite en même temps que le diagnostic médical, ce qui transforme sa nature de diagnostic fermé, et lui donne une dynamique. L’absence de dynamique autour du diagnostic médical aggrave les conséquences du diagnostic.

Culpabilité des parents
Dans la plupart des cas, une certaine culpabilisation, qui a du mal à s’exprimer, est bien présente. Cette culpabilisation se révèle à terme et amène les parents à des attitudes surprotectrices, dont ils souffrent, mais dont ils se sentent redevables.

M. est une femme atteinte de trisomie 21 de 54 ans qui habite chez son père âgé de 90 ans. M. va mal ; elle présente des troubles de mémoire, des difficultés comportementales attribuées à un « vieillissement précoce », etc. Après bien des hésitations, sa sœur aînée trouve une solution d’habitat en foyer de vie, solution qui lui permet de continuer le travail qu’elle effectue dans une boulangerie depuis très longtemps. Il fallut convaincre le père du bien-fondé pour M. de cette solution. Ce fut difficile. Aujourd’hui, M. vit dans ce foyer depuis quelque temps : elle n’a plus de trous de mémoire, les troubles de comportement ont régressé, elle se dit « heureuse » et, d’évidence, elle va bien. Le père vient enfin de s’autoriser à dire qu’il est content et qu’il se faisait beaucoup de soucis car la cohabitation avec M. lui devenait difficile, voire insupportable, mais il n’osait pas le dire car elle était atteinte de trisomie 21 et « c’était de sa faute si elle était comme ça » – 54 ans après…

Influence de l’annonce du diagnostic
À terme, ce diagnostic influera sur le devenir de chacun. Selon la façon dont ce diagnostic aura été vécu par les parents, l’enfant exprimera des difficultés affectives comportementales plus ou moins importantes.
Pour les parents, sauf aides particulières trouvées durant la première année de vie, les perturbations affectives se révèlent souvent définitives. Car le travail d’appropriation parentale vraie ne peut se faire qu’au début de la vie de l’enfant. Au-delà, les parents les plus aimants et les plus « motivés » ne pourront plus modifier leurs ressentis, l’inconscient restera fi gé dans un vécu négatif tel que l’ont montré les travaux réalisés par M.M. Ducros, psychologue à la faculté.
Ces aspects liés au diagnostic fermé des trisomies et maladies génétiques associées se modifient profondément par la mise en place de l’éducation précoce ; c’est nécessaire. Aussi, le médecin qui annonce le diagnostic doit ouvrir, informer et expliquer la nécessité des prises en charge précoces.

Conséquences sur le devenir de l’enfant

Conséquences immédiates

Quelle que soit la manière dont le diagnostic a été présenté aux parents, place reste à la réalité : cet enfant, tel qu’il est, n’est pas l’enfant attendu. La réalité est brutale : cet enfant est atteint de trisomie.
Ces conséquences pour l’enfant sont à la fois d’ordre affectif, ce qui est assez bien connu, et d’ordre éducatif, à court terme, comme à moyen ou à long terme. Elles ont fait l’objet d’études particulières de notre part que nous allons développer.
En effet, le diagnostic médical est toujours annoncé, sous sa forme première, avant même que la dyade affective mère/enfant ne soit installée. Les perturbations affectives induites sont donc inévitables pour l’enfant et les conséquences seront variables mais toujours présentes.

Conséquences affectives, psycholangagières et éducatives

Pour l’enfant, pour les parents, l’annonce du diagnostic crée des perturbations affectives graves, immédiates, définitives.
Dans l’immédiat, les conséquences sont affectives et langagières :
• au plan affectif et personnel, les parents se trouvent bousculés par cette naissance d’un enfant différent, non rêvé, non fantasmé. Chaque parent a son mode réactionnel qui doit être compris et respecté ;
• au plan psycholangagier, la dyade relationnelle mère/enfant est remise en cause ; cela perturbe les affects, et la construction affective ;
• au plan langagier, les difficultés affectives et psychologiques modifient les interactions langagières d’échanges interactifs ; cela modifie les rôles déictiques dans les prises de parole mère-enfant.

Conséquences éducatives

Ces conséquences prennent toute leur ampleur quand il n’y a pas eu de travail parental précoce. Les conséquences éducatives de ce travail parental sont majeures.
Après l’« annonce » du diagnostic, les parents vont tendre à mettre en place des réactions de défense qui vont influer sur l’éducation de l’enfant ; nous décrirons globalement ces principales réactions comportementales éducatives de l’après-annonce du diagnostic. Elles sont développées au chapitre consacré au paragraphe « Travail parental » au chapitre 4.
L’ensemble des comportements parentaux, sont dans la « fourchette des comportements de normalité », dont les quatre types principaux suivants.

Surprotection

L’ensemble des comportements parentaux, sont dans la « fourchette des comportements de normalité », dont les quatre types principaux suivants. Surprotection C’est le comportement le plus fréquent et le plus complexe. C’est un sentiment douloureux fait d’amour exacerbé, de désir de protection, de pitié (plus ou moins consciente), de souffrance, etc. Le tout lié et mélangé s’exprime dans des conduites diverses tel le nursing (exagéré) ou, à l’inverse, certaines formes de « forcing » éducatif. Toutes les nuances peuvent se rencontrer.

Rejet

La découverte brutale d’une réalité non souhaitée induit des rejets plus ou moins profonds et conscients de l’enfant.
L’abandon pur et simple de l’enfant est lié à des maladresses lors de l’annonce du diagnostic.
Le rejet temporaire et concret de l’enfant peut exister : la brutalité du diagnostic occulte la réalité de l’enfant. Les parents trop troublés par l’impact de l’annonce diagnostique sont dans l’incapacité temporaire de s’occuper normalement de leur enfant. L’enfant peut alors être gardé en hospitalisation temporaire (quelques jours suffi sent) ou placé en pouponnière le temps aux parents d’accepter la réalité.
Ces deux formes évidentes de rejet restent exceptionnelles.
Les réactions de rejet plus habituelles sont de deux types différents :
• dans le premier cas, l’enfant vit dans sa famille mais, malgré la présence de l’enfant, la famille ne peut faire face aux besoins concrets et habituels du bébé ; ce peut être le fait des deux parents ou d’un seul, mais le rejet est reconnu comme tel par les parents ;
• un second type de rejet est plus insidieux : les parents eux-mêmes n’ont pas conscience de cet aspect de leur comportement (ou se le cachent partiellement). Cette forme-là de rejet se révèle par des phrases telles que : « il m’est impossible de lui parler lors des tétées… de le changer moi-même… de le voir nu… de m’en occuper, j’ai trop de peine… ».

Hypermédicalisation de la vie de l’enfant

L’annonce de trisomie est associée à la notion de « maladie génétique » et à la notion de maladie tout court. L’enfant va donc être vécu comme « malade ». Les parents vont alors commencer une quête d’aides médicales diverses : consultations multipliées, « traitements » tentés, recherches de « nouveautés » plus ou moins réelles. À cela s’ajoute une dramatisation de tous les épisodes pathologiques inévitables dans la vie de chaque enfant (grippe, rhume) ; les thérapeutiques les plus diverses seront employées. Puis s’ajoutera pendant les premiers mois de vie une tendance confuse à isoler l’enfant de la vie familiale (ne pas le fatiguer, le laisser dormir, ne pas l’exposer à des risques supposés de contamination). Ces comportements sont douloureux pour l’enfant et lourds de conséquences.

Transformation des relations mère-enfant

La mise en place d’un comportement éducatif peut être expliquée par la précocité de l’annonce du diagnostic, annonce qui intervient avant même que ne soit formée la dyade affective mère/enfant. On constate alors une sorte de distanciation de la relation mère/enfant. La maman se comporte progressivement puis de plus en plus comme si elle était non pas la mère, mais « l’éducatrice » ; la dimension affective est alors perturbée. La mère a fondamentalement besoin de se raccrocher à un « travail », à des « exercices » à « faire faire » à l’enfant ; cela explique le succès de certaines « méthodes » dites « éducatives » (voir chapitre 7 ).

Réactions particulières, immédiates et non constantes, induites par le diagnostic

Ce sont des réactions de détresse, de panique qui aboutissent à des situations d’abandon, d’adoption, de maltraitances volontaires ou inconscientes, à des réactions dépressives ou comportementales, à la modification du choix du prénom.

Dépression et rupture comportementale

Bien que l’on parle souvent de la détresse des parents au moment du diagnostic, ces souffrances ne sont pas toujours prises pour ce qu’elles sont et pour ce qu’elles induiront auprès des enfants concernés. Il n’est pas rare, après une annonce de trisomie, de voir se développer des dépressions, ou bien des comportements de violence ou d’abandon qui nuisent à la santé des parents et à celle de leur enfant.
La vigilance doit aller au-delà de simples recommandations pour mettre en œuvre les aides médicales nécessaires pour les parents comme pour l’enfant.
Si les dépressions sont fréquentes, plus graves encore sont les ruptures de comportement qui peuvent être très violentes ; tel cet enfant jeté par terre de son lit parce que sa mère ne le supportait plus, ou tel ce père mettant l’enfant dans le coffre de sa voiture et parcourant plus de 200 km d’autoroute avant de s’arrêter et de se demander « ce qu’il était en train de faire… ».

Influence sur le choix du prénom

Le prénom de l’enfant peut être révélateur des souffrances parentales lors de l’annonce du diagnostic. Ainsi, dans son travail, Patrick Lentali à Marseille, en étudiant la place dans la filiation de l’enfant atteint, a découvert des éléments d’une extrême importance :
• la rupture de filiation dans la chaîne familiale qu’apporte l’annonce du diagnostic : enfant vécu comme extérieur à la continuité générationnelle – de toute façon il n’aura pas d’enfants ;
• le changement du prénom préalablement choisi pour l’enfant qui aurait dû naître et qui, « on ne sait pas pourquoi », a changé à la dernière minute, ou le choix de prénoms inhabituels : prénoms de fleurs, de fruits, de grands personnages de l’histoire, de dieux ou déesses de la mythologie, prénom du jour du calendrier, etc.
Tout peut se voir, mais qu’en penser en termes identitaires ? Et ce d’autant plus que, souvent, le prénom abandonné resurgit lorsqu’un autre enfant « normal », né plus tard, est du même sexe que l’enfant atteint.

« C’est curieux quand il est né, on avait décidé de l’appeler Benoît, puis à la dernière minute on a abandonné, et vous voyez on vous amène Jean ». Puis après une autre naissance Benoît sera là, dans un couffin, il n’a que 4 mois… et une histoire lourde à porter. Histoire douloureuse pour les deux frères. Et même lorsqu’il n’y a pas report du prénom, le changement cité est révélateur et bien difficile à vivre pour l’enfant atteint de trisomie qui se heurte à une blessure identitaire.

Diagnostic anténatal

Ce type de diagnostic n’appartient pas à notre propos. Mais, en raison des demandes des familles et de l’aggravation des risques pour les naissances à venir chez les couples déjà parents d’un enfant trisomique, il me semble indispensable de donner quelques repères. Dès qu’il y a eu naissance d’un enfant atteint de trisomie, les parents posent toujours la question des risques de renouvellement de la problématique pour essayer de « comprendre ce qui s’est passé » et pour connaître le risque en cas de nouvelle grossesse.
Il existe un ensemble de moyens et d’examens qui dépistent l’anomalie génétique avant la naissance. Ainsi le risque ou le diagnostic de trisomie peuvent-ils être pris en compte par le médecin et par les parents et permettre à ceux-ci de choisir les mesures à prendre et la décision qu’ils croient la meilleure ou la moins mauvaise possible pour eux et pour l’enfant.

Évaluation des risques. Facteur de risque

Un enfant « sans problème » n’est pas un dû. Des accidents divers peuvent survenir à la conception ou pendant la grossesse. Les « accidents » et maladies génétiques surviennent eux au moment de la conception. Les maladies génétiques sont multiples et diverses ; la trisomie et les syndromes assimilés ne sont qu’une partie des maladies génétiques connues. Le risque de maladie génétique existe pour chaque couple à chaque grossesse.
Le risque de trisomie 21, toutes formes confondues, est évalué en Europe à 1/650 naissances. Il est aléatoire et constamment présent, mais il varie selon les femmes, les situations ; il existe des facteurs de risque supplémentaires qui doivent être connus. Il s’agit des trisomies liées à une translocation du chromosome 21. Dans ce cas particulier, l’anomalie est ou devient héréditaire, et le risque peut atteindre 50 %. Ce sont des cas familiaux sans expression clinique chez les frères et sœurs des parents auxquels il faut conseiller une consultation génétique.
Le facteur de risque le plus connu est l’âge. Selon une étude de la Fondation Lejeune, le risque est de 1/1000 à 25 ans, de 1/320 à 35 ans, de 1/250 à 38 ans et de 1/50 à 45 ans. L’âge du père intervient de la même façon que celui de la mère. Une notion beaucoup moins connue est que le risque est également très augmenté chez les très jeunes parents : pour les mères de 14 à 18 ans, le risque est du même ordre de grandeur que pour les femmes de plus de 35 ans. Le rôle de l’âge semble lié aux perturbations hormonales existant chez la très jeune femme puis chez la femme de plus de 35 ans. On peut en déduire que toutes les femmes présentant des perturbations hormonales ont un risque potentiel majoré.
La présence d’un enfant atteint de trisomie dans la famille est également un facteur de risque futur : quand le couple a déjà eu un enfant trisomique, le risque de trisomie pour une grossesse ultérieure passe de 1/650 à 1/100. Il en est de même pour la famille directe (cousin germain, oncle ou tante, nièce ou neveu) d’un des deux membres du couple dont le risque est aussi augmenté.
Des antécédents d’avortements spontanés au cours des quatre premiers mois et les fausses couches très précoces répétées indiquent aussi un risque aggravé. J. Lejeune, en 1972, a montré que les trois quarts des fausses couches spontanées du 1er trimestre de grossesse correspondent à l’élimination d’un fœtus trisomique. Dans ce cas, le couple concerné est placé vis-à-vis d’une grossesse ultérieure dans la même situation qu’un couple de parents d’un enfant atteint de trisomie : le risque chez eux est de 1/100.
Des complications précoces en début de grossesse – hémorragies répétées, douleurs abdominales répétées – sont des éléments prédictifs à prendre en compte.
Des antécédents de traitements hormonaux importants chez la mère sont un facteur de risque. De même, certains traitements de l’acné (isorétinoïde) entraînent des risques importants.
Enfin, l’association dans le couple de certains groupes sanguins incompatibles est aussi susceptible d’augmenter les risques.
Chaque fois que l’on est en présence d’un des facteurs de risque précités, les parents doivent être informés et la mise en œuvre d’un diagnostic anténatal est à discuter avec eux.
De plus, l’anxiété d’une mère demande la mise en œuvre du diagnostic anténatal. Les enfants nés de mères dont la grossesse s’est déroulée dans l’angoisse naissent avec un petit poids de naissance et sont des enfants anxieux. Le diagnostic anténatal dans ce cas a pour seul objectif de rassurer la mère et d’assurer une grossesse apaisée hors problématique « trisomie ».

Modalités du diagnostic anténatal

Le diagnostic anténatal est un acte médical spécialisé qui ne peut se faire que dans le cadre d’une consultation hospitalière, généralement en CHU, consultation au cours de laquelle seront évalués les risques et proposés les examens nécessaires. Ces examens n’ont pas tous la même valeur ni la même pertinence.
Le dosage des marqueurs sériques par une simple prise de sang en est encore au stade de la recherche. Examen anodin et sans risque, il n’a qu’une valeur d’approche puisque sa fiabilité ne dépasse pas 60 %. Ses résultats ne donnent donc aucune certitude. Sa positivité doit inciter à pratiquer une amniocentèse ou une ponction trophoblastique.
L’échographie anodine a moins de valeur. Les signes que l’on retient sont peu fi ables et surtout très tardifs (7e mois de grossesse). Ces signes sont l’épaisseur de la nuque et la brièveté du fémur. Ce dernier symptôme est d’ailleurs sujet à caution puisqu’une étude a montré que, selon ce seul critère, tous les enfants portoricains étudiés auraient été porteurs d’une trisomie…
L’amniocentèse et la ponction trophoblastique sont d’une fiabilité diagnostique à peu près absolue. Elles permettent l’une comme l’autre d’établir le caryotype complet de l’enfant et donc un diagnostic génétique irréfutable. Elles nécessitent un prélèvement et la mise en culture de cellules de l’enfant soit par ponction et prélèvement de liquide amniotique (amniocentèse), soit par ponction et biopsie du trophoblaste (ponction trophoblastique). L’amniocentèse est réalisable à partir du 4e mois de grossesse, la ponction étant faite à travers la paroi abdominale. La ponction trophoblastique peut être faite plus précocement, à partir de 2 mois et demi de grossesse ; elle est pratiquée par les voies naturelles. En principe, ces deux examens ne nécessitent pas d’hospitalisation mais seulement un repos au lit de 24 heures.
Ces deux examens, dont la fiabilité diagnostique est pratiquement absolue, ont pour seul inconvénient d’être des examens invasifs et comportent l’un et l’autre le risque de pouvoir entraîner une interruption de la grossesse. Toutefois, si ce risque existe bien et doit être pris en compte et expliqué à la patiente, il est en réalité minime. Certains travaux français ont pu faire état d’un risque allant jusqu’à 3 %. Ce chiffre très exagéré prend en compte des accidents indépendants de l’examen lui-même.
Les grandes séries américaines et australiennes font état d’un risque de 1/12 000 ou 1/15 000 examens, ce qui paraît beaucoup plus proche de la réalité et comparable au risque actuel d’une anesthésie générale, donc tout à fait acceptable, surtout si on le compare aux problèmes engendrés par une maladie génétique. Les derniers travaux d’Eddelman et al. précisent que le risque de fausse couche attribuable à l’amniocentèse est de 0,06 %. Cette étude met en évidence qu’il n’y a pas d’augmentation significative du risque de fausse couche liée à l’amniocentèse.

Intérêt et conséquences du diagnostic anténatal

Le diagnostic anténatal est d’abord une aide aux parents. Dès qu’il existe des éléments de risque, il doit être proposé aux parents en leur expliquant clairement le problème, en leur indiquant objectivement les risques d’un côté comme de l’autre sans les majorer ni les minimiser. L’interruption de grossesse doit être évoquée comme une solution possible, jamais comme une obligation inéluctable. Le médecin doit informer et proposer, non imposer.

C’est aux parents, et aux parents seuls, après qu’ils ont été clairement et complètement informés, de prendre leur décision concernant la réalisation du diagnostic anténatal et la poursuite ou l’interruption de la grossesse.

Cette décision est imprévisible tant que les couples ne sont pas en situation. J’ai connu des couples qui, avant l’amniocentèse, avaient décidé de ne pas garder l’enfant en cas de trisomie et qui, une fois que l’examen avait confirmé la trisomie, après réflexion, prirent la décision de le garder. J’ai aussi connu l’inverse, à savoir des parents qui disaient faire pratiquer l’examen « par principe » pour savoir et en affirmant qu’ils garderaient l’enfant même si celui-ci était atteint et qui, après le résultat positif de l’examen, décidèrent de ne pas le garder. Dans tous les cas, le diagnostic en lui-même permet aux parents de décider de l’avenir dans les meilleures conditions possibles, ce qui est très important.

Ainsi :

• si l’enfant est atteint, ils pourront décider :

– soit d’interrompre la grossesse s’ils pensent ne pas pouvoir assumer les charges supplémentaires et définitives qu’impose cet enfant, ainsi que les difficultés qu’il rencontrera inévitablement ;
– soit de l’accueillir. Si le couple décide de garder cet enfant différent, il est alors possible de l’accompagner dans sa démarche et donc de transformer ce temps de fi n de grossesse en un temps de préparation à l’accueil de cet enfant différent. J’ai ainsi connu des enfants atteints de trisomie 21 qui naissaient dans une salle d’accouchement où les parents et l’entourage étaient sereins ;

• si l’enfant n’est pas atteint, l’examen permet à la mère d’attendre le futur nouveau-né en toute sérénité et nous savons que l’inquiétude de la mère est un facteur très négatif non seulement dans la période périnatale, mais aussi au-delà pour tout l’avenir de l’enfant.

Le diagnostic anténatal évite aussi des décisions intempestives qui se prenaient ou se prennent dans l’angoisse. Ainsi, j’ai connu des cas, pas si exceptionnels qu’on le pense, où l’angoisse de la mère et les difficultés qui en découlaient imposaient l’interruption de grossesse alors qu’il s’avérait, mais trop tard, qu’il s’agissait d’un enfant sain. Plus fréquente encore est la situation de parents qui disent que, après avoir accueilli un enfant atteint de trisomie, ils n’auraient pas d’autres enfants si les possibilités offertes par ces examens n’existaient pas.
Ces examens sont des examens de vie et non de mort, comme il en est trop souvent conclu à tort. Ils permettent au contraire une décision réfléchie, fondée sur une information précise.

Aux plans déontologique et juridique

Le médecin qui suit une grossesse a le devoir de mettre tout en œuvre pour que la mère et l’enfant se portent le mieux possible. Il a le devoir de prévenir et de traiter quand cela est possible les divers risques encourus. Il doit expliquer de façon juste les divers aspects des problèmes posés. En particulier, en France, il convient de dénoncer la non-prise en compte des angoisses de la grossesse, angoisses qui, dans tous les cas, doivent impliquer la recherche du diagnostic, car ces angoisses signent parfois la présence d’un enfant différent. De plus, l’enfant qui va bien a besoin d’une mère qui aille psychologiquement bien.
L’utilisation de chiffres de risque faussés pour faire peur à la mère et l’amener à refuser des examens connus et nécessaires est fréquente mais non justifiable. Une interruption de grossesse est toujours un acte douloureux et difficile, pour les parents à l’évidence, comme pour le médecin. Cependant, celui-ci n’a pas à faire intervenir ses sentiments, ou ses options confessionnelles dans de telles situations. La vérité dans sa réalité est due aux parents qui doivent être les seuls à décider.
Le médecin est tenu aux meilleurs soins possibles et, quand il a failli, dans certains cas, il peut être poursuivable. Citons un cas qui a fait jurisprudence : la Cour d’appel de Reims a condamné un médecin gynécologue et accordé une indemnisation importante aux parents et frères et sœurs d’un enfant né atteint de trisomie 21, pour le préjudice engendré par le non-diagnostic de la trisomie de l’enfant (21 octobre 2006).

Conclusion

Le diagnostic, pour toutes les raisons invoquées plus haut, va avoir des conséquences impossibles à préciser mais l’impact sera présent au moins tout le temps de la vie des parents. Cela a été montré au cours d’une enquête réalisée dans le cadre d’un travail de recherche auprès d’adultes âgés atteints de trisomie. J’avais souhaité rencontrer, quand cela était encore possible, leurs parents. Je ne connaissais pas ces familles avant cette enquête. Leurs adultes handicapés avaient tous des solutions de vie. Sur 50 familles rencontrées dans ces conditions, toutes sans exception m’ont rapporté avant toute autre chose les modalités de leur découverte (à l’époque de la naissance de leur enfant, le diagnostic n’était pas toujours connu dès les premiers jours, voire les premiers mois de vie de l’enfant ; les parents « découvraient » la réalité au fi l du temps), ou lors de l’annonce tardive alors que le plus jeune des « enfants » avait plus de 35 ans…
L’aide à une personne atteinte de trisomie n’est pas envisageable sans que les professionnels (au sens large du terme) ne sachent comment a été faite et vécue l’annonce du diagnostic et quel a été le vécu parental (et non comment il a réellement été annoncé).

Monique Cuilleret : Responsable d’enseignement et de recherches Université Claude-Bernard, Lyon Audiophonologiste, psychologue Hôpital Édouard Herriot, Pavillon U

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Vous venez de lire le chapitre 4 Annonce du diagnostic et conséquences de l’ouvrage Trisomie et handicaps génétiques associés de Monique Cuilleret

 

 

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