Se préparer aux questions du cadre de santé formateur en IFSI

CE QU’IL FAUT SAVOIR

Lorsqu’un cadre formateur de l’institut de formation en soins infirmiers vous rencontre, son objectif principal est d’évaluer votre capacité à suivre la formation. En effet, il veut s’assurer que les années d’études ne vous poseront pas de difficulté, que vous savez ce qui vous attend durant les cours et durant les stages et que vous allez pouvoir vous y adapter. En un mot, il souhaite sélectionner des candidats qui ne vont pas interrompre leurs études et qui auront les capacités d’obtenir le diplôme d’État à la fin du cursus.
Il va donc falloir le rassurer sur ces divers aspects.

Savoir présenter son cursus antérieur

Le formateur ne peut pas savoir réellement quel type d’étudiant vous serez. En revanche, il peut chercher à savoir quel type d’étudiant vous avez été par le passé afin de mieux connaître votre rapport aux études.

Il peut donc vous demander :

■ Dans quelle matière étiez-vous le meilleur pendant votre scolarité ? Quelle matière scolaire vous a mis en difficulté ?

■ Quel type d’élève étiez-vous ?

■ Quel est votre parcours scolaire ?

■ Pourquoi vous êtes-vous dirigé vers une branche très éloignée du sanitaire après votre bac ?

Face à ces questions, présentez votre cursus en justifiant les choix que vous avez faits. Le bac­calauréat scientifique ou sciences et technologies de la santé et du social (ST2S) ne sont pas les seuls qui soient pertinents pour se destiner au métier d’infirmier. Tous les bacs sont admis pour passer le concours, donc il faut expliquer votre choix et les apports de cette formation pour vous aujourd’hui. Choisissez des apports qui soient transposables à une formation dans le domaine de la santé.

Quelques exemples :

■ Suivre une filière littéraire a dû développer chez vous des qualités rédactionnelles qui seront tout à fait utiles pour les nombreux écrits professionnels que l’infirmier rédige.

■ Une filière scientifique vous aura certainement permis de développer des connaissances en biologie mais aussi votre rigueur et votre concentration, des atouts non négligeables pour la formation.

■ Une filière sciences et technologies de la gestion peut avoir favorisé votre aisance orale et vos capacités relationnelles, deux qualités indispensables dans ce métier.

■ Être allé à l’université pour débuter une licence d’anglais après l’obtention du baccalauréat a dû vous apprendre à travailler de façon autonome dans une institution où il y a peu de suivi des étudiants. Vous saurez donc certainement vous prendre en charge pour organiser votre travail durant la formation.

Si vous avez eu quelques difficultés scolaires par le passé, il n’est pas utile de le cacher au jury. En revanche, il faudra avoir analysé les causes de ces difficultés et démontrer qu’aujourd’hui, dans une situation semblable, vous auriez les ressources pour surmonter l’obstacle. De plus, votre rapport aux études ne se limite pas aux notes que vous avez obtenues, n’hésitez pas à signaler à votre jury le plaisir que vous pouviez avoir à apprendre ou bien la facilité avec laquelle vous entriez en contact avec les autres élèves et les enseignants…

Démontrer sa motivation pour la formation théorique et les stages

 ►Contenus de formation

Des questions portant sur le programme des études sont incontournables durant l’oral de sélec­tion. En effet, il ne suffit pas d’être motivé par le métier. Les études seront votre quotidien durant les trois prochaines années et le cadre de santé formateur veut vérifier que vous ayez une réelle envie d’apprendre et de participer à cette formation dans toutes ces composantes.

■ Pour quelles raisons aimeriez-vous entreprendre ce type d’études ?

■ Que connaissez-vous de la formation que vous souhaitez débuter ?

■ Avez-vous déjà échangé avec des étudiants en IFSI ?

■ Quels sont les enseignements dispensés, et par qui ?

■ Donnez quelques exemples d’unités d’enseignement que vous allez étudier.

■ Quelle est la matière enseignée qui vous intéressera le moins ?

La formation, c’est l’ensemble des contenus qui vous seront dispensés durant les 3 années d’études : stage, cours magistraux, ateliers en petits groupes. Parlez le plus précisément pos­sible de leur organisation, de l’intérêt d’alterner stages et périodes en IFSI. Parlez des modalités de passage d’une année à l’autre et de l’obtention du diplôme final. Mais ne vous contentez pas de réciter les contenus de la formation, le jury appréciera que vous profitiez d’une telle question pour présenter votre opinion sur le cursus et prouver votre envie de le suivre.

Idéalement, essayer d’échanger avec des étudiants poursuivant actuellement leurs études dans l’institut de formation qui vous intéresse. Vous pourrez ainsi mieux expliquer à votre jury de quelle façon la formation officielle est déclinée dans ce lieu.

Sachez que durant la formation, outre les cadres de santé formateurs qui sont là pour organiser votre formation et vous accompagner dans sa réalisation, les IFSI font fréquem­ment appel à des « experts » dans un domaine précis. Par exemple, un psychologue peut être convié à venir travailler la question de l’accompagnement du patient en soins pal­liatifs, un juriste pourra vous présenter les textes encadrant l’exercice professionnel, un pharmacien prendra en charge les contenus expliquant les conséquences des médicaments sur l’organisme, etc.

Si on vous questionne sur le rôle des stages, vous éviterez de dire que le stage est intéressant car il permet de mettre en pratique ce qu’on a appris à l’IFSI. Cette vision de l’alternance cours/ stages est fausse car votre parcours de stages ne suit pas les enseignements théoriques de l’IFSI. Par exemple, vous pourrez achever une période de présence à l’IFSI où vous avez étudié les pathologies psychiatriques et leur prise en charge et partir faire 10 semaines de stage en crèche, tandis qu’une de vos collègues de promotion ira dans un service de chirurgie et une troisième dans un centre médico-psychologique. Le stage n’a pas pour but d’être une application de ce qui vient d’être appris, c’est une autre façon de contribuer à l’ensemble des contenus de savoir que vous devez maîtriser à l’issue des 3 années de formation. Ainsi, votre terrain de stage vous permettra d’apprendre au même titre que les cours.

►Questions en lien avec les stages

Le formateur peut vous questionner sur les stages qu’il y aura à réaliser durant la formation. Cela lui permet de vérifier votre envie d’aller sur les terrains professionnels et les connaissances que vous avez déjà sur certaines structures.

■ Avez-vous peur de certains lieux de stage ou avez-vous une prédilection pour d’autres ?

■ Que savez-vous des stages qui ont lieu durant la formation ?

■ Dans quelle structure souhaiteriez-vous réaliser votre premier stage en début de formation ?

Cette dernière question est au singulier, vous devez donc parler d’un seul lieu, celui où vous aimeriez être accueilli pour le stage de 5 semaines à réaliser durant le premier semestre d’études. Il vous faudra présenter la structure, son public et le travail des professionnels et expliquer les raisons qui vous donnent particulièrement envie de la découvrir de l’intérieur dès le début de vos études.

Il faut savoir que le premier stage est principalement considéré comme une période de décou­verte et d’observation et que vous n’aurez à ce moment-là que peu de connaissances théo­riques pour prendre des responsabilités et poser des actes de soin. Par conséquent, il vaut mieux attendre la fin de la formation pour réaliser le stage dans la structure qui vous intéresse le plus. En effet, vous devrez alors prendre beaucoup de responsabilités, ce stage durera plusieurs semaines et vous pourrez vous appuyer sur cette expérience solide lors d’un entretien d’em­bauche dans une structure similaire si, à la fin de vos études, vous maintenez votre projet de travailler dans ce type de lieu.

Enfin, il faut savoir que certains instituts de formation attribuent leurs stages aux étudiants. Ceux-ci n’ont donc pas de démarches à faire pour trouver leurs lieux de formation pratique, mais ils ne peuvent pas non plus construire leurs expériences en fonction du profil qu’ils désirent avoir à la fin de leurs études.

 Présenter un plan de financement solide

La plupart des candidats qui décident d’arrêter leur formation le font pour des raisons finan­cières. Cette question préoccupe donc les jurys qui souhaitent s’assurer que vous pourrez vous consacrer à vos études et vivre sereinement la formation.

Le rythme des études est intense, le travail personnel est très important et les stages vont vous amener à avoir des horaires atypiques et variables. Par conséquent, le fait d’envisager de prendre un travail régulier en parallèle de la formation est difficilement réalisable. Si vous annoncez devoir impérativement travailler chaque semaine pour pouvoir financer vos études, vous risquez d’inquiéter le jury qui sait que de nombreux étudiants dans ce cas ont fini par arrêter leur formation. Il est, en revanche, tout à fait possible de faire quelques soirées de baby-sitting ou de travailler pendant les vacances pour financer ses loisirs, d’autant plus qu’après la validation de votre première année d’études, vous pourrez postuler pour faire des remplace­ments d’aides-soignants.

Quelle que soit votre situation, vous devez être capable de présenter, le jour de l’oral, un plan de financement réaliste et stable pour toute la durée de la formation afin de répondre aux ques­tions du type :

■ Vous êtes-vous renseigné sur les possibilités de financement ?

■ Avez-vous réfléchi à l’aspect financier qu’impliquent 3 ans d’études ?

■ Si vous n’avez droit à aucun financement, comment envisagez-vous ces 3 ans ?

■ L’absence de financement ou les faibles revenus vous inciteraient-ils à abandonner votre projet ?

Si vos parents financent vos études, ne vous privez pas de le dire, c’est rassurant pour les jurys. Toutefois, cela ne vous dispense pas de vous renseigner sur les sommes qu’ils devront débourser, tant pour la formation que pour votre logement, afin de pouvoir répondre à des questions comme :

■ Combien coûte la formation ?

■ Savez-vous à combien s’élève une assurance habitation pour un studio ?

■ Vous êtes-vous renseigné sur le montant des loyers dans cette ville ?

Enfin, le jury appréciera une participation de votre part aux dépenses, ne serait-ce que pour vos sorties durant l’année ou pour les frais d’inscription aux concours.

Préparation du concours

■ Avez-vous préparé cet entretien ? Pourquoi ?

■ Avez-vous acheté des ouvrages pour préparer cet oral ?

Souvent, ce type de questions déstabilise car le candidat se dit qu’il s’est trop entraîné, que ses propos manquent de spontanéité… et il peut être tenté de nier toute préparation.

Et pourtant, qui serait à l’aise pour parler de ses valeurs ou de sa motivation pour le métier dans un discours construit et argumenté sans y avoir réfléchi au préalable ?

N’hésitez donc pas à dire que vous vous êtes préparé à cet oral : vous manifesterez ainsi l’impor­tance que revêt pour vous le concours. Le jury ne vous tiendra pas rigueur d’avoir cherché à faire un point sur vos motivations, votre trajectoire et votre personnalité afin d’être le plus clair possible dans vos réponses.

■ Selon vous, pourquoi y a-t-il des épreuves orales dans la sélection ?

Les oraux individuels permettent de vérifier la motivation du candidat pour s’investir et suivre les 3 années de formation et la bonne connaissance qu’il a du métier. Le nombre de places en IFSI étant limité, il est important que les candidats sélectionnés aillent au bout de leur cursus. Au-delà de cet aspect important, l’oral créé également une rencontre entre le jury et le candidat qui permet d’évaluer le potentiel relationnel de ce dernier. Dans un métier de l’aide à la per­sonne, on a besoin de faire appel à son savoir, à son savoir-faire mais aussi, et même surtout, à son savoir-être.

Savoir justifier son envie d’intégrer cet IFSI

Le jury souhaite mesurer votre envie de venir vous former dans son institut. Il veut savoir si, étant admis, vous allez confirmer votre inscription ou si vous espérez en intégrer un autre. Pour cela, il vérifie que vous avez pris des renseignements sur l’endroit où vous pourriez venir vivre par des questions telles :

■ Si vous êtes admis à l’ensemble de vos concours, pour quel IFSI opterez-vous ?

■ Pourquoi avez-vous choisi notre institut ?

■ Que connaissez-vous de… (telle région ou telle ville) ?

■ Quels autres concours présentez-vous ?

Le jury va apprécier que vous passiez d’autres concours, à condition évidemment que ce soit pour la même formation. Dans le cas contraire, il pourra considérer que cela témoigne d’un manque de motivation pour le métier. Vous remettez votre avenir professionnel entre les mains du hasard en décidant de faire votre carrière en fonction du concours obtenu, c’est donc un choix par défaut.

À l’inverse, il n’est pas préjudiciable de passer plusieurs concours pour entrer en formation d’in­firmier et cela est d’ailleurs souvent considéré comme un signe de motivation. En effet, affirmer son désir d’entrer en formation et ne passer qu’un seul concours semble quelque peu contra­dictoire au vu de la difficulté et de la sélection qui s’opèrent lors des épreuves. Cependant, on compte plus de 320 IFSI en France ; lorsque vous vous inscrirez à des concours, il vous faudra faire des choix, d’autant plus que des régions entières organisent leur concours écrit le même jour et proposent le même sujet. Généralement, on estime que le fait de s’inscrire à 5 concours et de bien les préparer permet d’avoir de bonnes chances de concrétiser son projet.

Ceci étant dit, si le jury vous demande quel est votre institut, il est de bon ton d’expliquer que c’est celui où vous êtes ce jour-là. Cependant le jury n’est pas dupe : beaucoup de candidats diront la même chose ! Il vous faut argumenter pour manifester votre motivation à intégrer l’institut. Cela nécessite d’avoir pris des renseignements précis sur l’IFSI et la ville où il se trouve, mais aussi de vous projeter dans le fait de venir y vivre durant 3 ans.

Pour cela, différents moyens s’offrent à vous. Si le lieu est proche de votre domicile, n’hésitez pas à vous rendre à l’IFSI et à entrer en contact avec des étudiants à la fin de la journée, ils pourront vous faire part de leur vécu et auront sûrement de bons conseils à vous donner pour le concours. Étant actuellement en formation, ils sont extrêmement bien placés pour savoir quels sont les atouts de l’institut et comment s’organise concrètement la formation dans ce lieu.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, les forums sur Internet offrent des possibilités d’échanges intéressants avec des étudiants inscrits dans chaque IFSI français et cela vous aidera à cibler les différences qui existent d’un lieu à l’autre.

Pour choisir votre IFSI, quelques critères importants peuvent être retenus.

►Effectif de la promotion

Selon les instituts, les promotions peuvent réunir de trente à deux cents étudiants. L’écart est donc important et cela modifie les relations tant avec les autres élèves qu’avec les formateurs. Dans une promotion de 30 personnes, tout le monde se connaît très vite, il est facile de prendre la parole durant un cours… Les avantages sont nombreux mais, au bout de 2 ou 3 années, on peut aussi ressentir un sentiment d’étouffement à côtoyer toujours les mêmes têtes, cela offre peu de diversité dans les débats et lors de la sélection, il n’est pas facile de faire partie des 30 heureux élus…

À l’inverse, les grandes promotions sont plus anonymes, des sous-groupes se créent notam­ment pour les cours en atelier et en troisième année, on peut être amené à réaliser un travail de recherche avec un collègue avec lequel on n’avait jamais parlé jusqu’alors !

Sur ce point tout dépend de l’effectif qui vous semble souhaitable pour vous épanouir.

►Choix des terrains de stages

Dans certaines écoles, vous serez libre de construire votre parcours de stage ; dans d’autres, il faudra vous inscrire sur une liste de terrains possibles préétablie, ou alors on vous attribuera votre stage. Chaque fonctionnement a des avantages et des inconvénients.

S’il vous faut trouver vos stages, cela vous oblige à réaliser des démarches personnelles pour trouver les structures acceptant de vous accueillir. Cela prend du temps et ne permet pas toujours de trouver un stage intéressant. Pris par le temps, certains étudiants en viennent à accepter n’importe quel stage et se retrouvent déçus. L’avantage, c’est que cela vous laisse la liberté de construire votre parcours de formation en gardant, par exemple, le stage qui vous intéresse le plus pour la fin de formation afin de le vivre en ayant beaucoup d’autonomie et de patients à prendre en charge. D’autre part, cette recherche de stage est aussi un exercice for­mateur pour s’entraîner à la recherche d’un emploi qui vous attend après l’obtention de votre diplôme puisqu’il faut convaincre la structure qu’elle peut vous faire confiance.

Lorsque les écoles ont constitué une liste, elles ont choisi pour vous les terrains qui leur semblent intéressants. Vous éviterez donc, normalement, les stages où vous êtes livré à vous-même sans accompagnement ou ceux où les équipes, trop débordées pour vous donner du temps, vous demandent de regarder en silence. En revanche, cela entraîne une certaine rivalité avec vos col­lègues de promotion pour les stages les plus recherchés : qui va céder ? Qui renonce à son projet pour satisfaire celui d’autrui ? La négociation peut être source de tensions.

Enfin, si l’école vous attribue vos stages, cela peut vous ouvrir à des terrains que vous n’auriez pas envisagés. On peut avoir des a priori sur un type de structures et puis, après avoir passé plu­sieurs semaines à le découvrir, se sentir finalement très intéressé par le travail qui y est effectué. Mais cela peut également confirmer votre absence d’engouement pour un lieu d’exercice et vous obliger à y passer tout de même 10 semaines.


Témoignage

Rencontre avec un jury formateur en IFSI

« En tant que formateur, je cherche à évaluer l’ouverture d’esprit des candidats c’est pourquoi, je n’apprécie pas qu’ils se permettent de juger les comportements des patients ou des médecins. En tant que futurs infirmiers, on attend d’eux d’être respectueux avant tout. De plus, trop de candidats cherchent des solutions à tout prix à des problèmes de société anciens. Si une solution rapide et efficace existait, cela se saurait ! Les beaux discours du type : il faudrait que l’État fasse une campagne de prévention contre ce risque ou il faudrait que l’État octroie plus de moyens financiers à telle cause ou encore il faudrait rénover les hôpitaux et construire plus de lieux de vie pour personnes handicapées ou âgées… ne s’ancrent pas dans la réalité des finances du pays. On n’attend pas du candidat qu’il vienne résoudre un problème mais que sa réflexion témoigne de sa capacité de comprendre les enjeux d’un problème.

Pour sa présentation personnelle, il faut que le candidat réfléchisse à la cohérence de l’ensemble. Qu’il se questionne sur les informations qu’il va livrer et qu’il sache pourquoi il décide de les donner. Je pense qu’un jury peut tout entendre : un détour par un BTS dans la vente, une année sabbatique, une vocation tardive… l’important c’est la réflexion qui sous-tend le projet et qui lui donne son sens. Beaucoup de présentations sont brouillonnes, remplies de détails qui n’apportent rien et qui nous font perdre du temps. Ce temps de présentation donne un aperçu de la pensée de la personne et chez un futur infirmier, on préférera qu’elle soit efficace et organisée.

Enfin, quand on questionne le candidat sur la formation, il est intéressant qu’il aille au-delà de la réponse type : « la formation est très intéressante car elle est variée par exemple il y a de l’anatomie et de la psychologie« . Cette réponse n’est pas fausse mais elle est très partielle. La formation, ce n’est pas que des cours apprendre et des actes à savoir réaliser, c’est aussi réfléchir à des notions fondamentales telles que le grand âge, la fin de vie, la bienveillance… et développer des compétences pour faire face aux questions existentielles des patients quand soi-même on n’a pas de réponse. Je trouve indispensable qu’un futur étudiant ait pris le temps d’échanger avec des personnes vivant elles-mêmes actuellement la formation dans l’IFSI où il postule. Il apprendra beaucoup ainsi. »


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Vous venez de lire le chapitre 3 Se préparer aux questions du cadre de santé formateur en IFSI de l’ouvrage Concours Infirmier 2018-2019 Épreuve orale Le grand guide

Auteurs

O. Perche

Responsable pédagogique du centre de préparation aux concours paramédicaux (IRSS), Rennes.

A.-E. Lebourdais

Enseignante dans le centre de préparation aux concours paramédicaux (IRSS), Rennes.

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Auteur(s): Olivier Perche, Anne-Eva Lebourdais

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