Vaccination obligatoire des enfants de moins de 2 ans

Les maladies infantiles sont pour la plupart très contagieuses et elles peuvent entraîner des complications, parfois graves.

Les vaccinations contre ces maladies infectieuses sont indispensables chez les bébés.

Elles permettent de les protéger efficacement et durablement ainsi que leur entourage.

Diphtérie

LA MALADIE

La diphtérie est une maladie due à une bactérie. Très contagieuse, elle se transmet par la toux et les éternuements. Les signes de la diphtérie sont ceux d’une angine, avec fièvre, gonflement du cou et maux de tête. L’angine est caractéristique avec la formation de fausses membranes dans la gorge qui recouvrent le voile du palais et les amygdales, et peuvent s’étendre et entraîner la mort par asphyxie(1).

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

La vaccination permet d’éviter la maladie et la transmission de la bactérie. Sa généralisation, à partir de 1945, a permis de faire disparaître la maladie en France. En 1945, environ 45 000 cas et 3 000 décès avaient été enregistrés. Depuis 1990, aucun cas n’a été signalé en France, mais un cas a été déclaré récemment en Espagne chez un enfant non vacciné en 2016.

QUAND ? La vaccination des nourrissons contre la diphtérie est obligatoire avec trois injections (à l’âge de 2 mois, 4 mois et 11 mois). Rappels à 6 ans, et entre 11 et 13 ans(1).

(1) Diphtérie Vacccination Info Service. http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/diphterie. MàJ : 19.10.2017.

Tétanos

LA MALADIE

Le tétanos est causé par une toxine produite par une bactérie. Cette toxine entraîne des contractures musculaires intenses qui peuvent atteindre les muscles respiratoires. La maladie n’est pas contagieuse, mais elle est grave et souvent mortelle. L’infection se contracte habituellement par des plaies (suite à une piqûre ou à une coupure lors de travaux de jardinage, par exemple), surtout lors de contact avec la terre(1).

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

Contrairement à d’autres maladies, une première infection par la bactérie responsable du tétanos ne protège pas contre une nouvelle infection. La vaccination est donc la principale protection contre cette maladie. Cette vaccination est obligatoire((1). Un cas de tétanos a été déclaré en France en 2016 chez un enfant non vacciné.

QUAND ? La vaccination des nourrissons contre le tétanos est obligatoire avec trois injections (à l’âge de 2 mois, 4 mois et 11 mois). Rappels à 6 ans, et entre 11 et 13 ans(1).

(1) Les vaccins obligatoires. https://www.ameli.fr/assure/sante/medicaments-vaccinations/vaccinations/vaccins-obligatoires. MàJ : 20.06.2017.

Poliomyélite

LA MALADIE

La poliomyélite est due à l’un des trois poliovirus existants, principalement dans les selles des personnes infectées. La transmission se fait essentiellement par l’ingestion d’aliments, d’eau ou de boissons contaminés par les selles d’une personne porteuse du virus. L’infection est inapparente dans 75% des cas. Elle peut également se traduire par de la fièvre, des maux de tête, une raideur de la nuque et du dos. Chez un petit nombre de personnes, le virus atteint la moelle épinière et les neurones qui commandent les muscles et entraine des paralysies qui peuvent persister. Il n’existe pas de traitement spécifique des virus de la poliomyélite(1).

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

Avant la vaccination, la poliomyélite représentait la principale cause de handicap chez l’enfant. La vaccination a permis d’éliminer la poliomyélite en France comme dans la plupart des autres pays du monde. Depuis 1990, aucun cas de poliomyélite n’a été déclaré dans notre pays. Grâce à la vaccination, la poliomyélite devrait être la prochaine maladie éradiquée dans le monde(1).

QUAND ? La vaccination des nourrissons contre la poliomyélite est obligatoire avec trois injections (à l’âge de 2 mois, 4 mois et 11 mois). Rappels à 6 ans, et entre 11 et 13 ans(1).

(1) Poliomyélite. Vaccination Info Service. http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/poliomyelite. MàJ : 19.10.2017.

Coqueluche

LA MALADIE

La coqueluche est une infection respiratoire, très contagieuse, due à une bactérie qui se caractérise par des quintes de toux, répétées de jour comme de nuit, durant plusieurs semaines. Elle se transmet par les gouttelettes provenant du nez ou de la bouche lors de la toux. Elle se développe par petites épidémies, à l’intérieur d’une même famille ou au sein de collectivités(1). Les bébés sont le plus souvent contaminés par un adulte (un parent dans la moitié des cas)(2).

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

La maladie peut être grave chez certaines personnes fragiles, notamment les nourrissons de moins de 6 mois. Elle peut donner lieu
à une hospitalisation (systématique pour les bébés de moins de 3 mois) avec un taux de mortalité important. En 2016, 128 cas de coqueluche ont été confirmés chez les moins de 17 ans dont 32% chez les nourrissons âgés de moins de 3 mois (pour la grande majorité pas encore vaccinés)(1).

La vaccination a un double intérêt : elle permet d’éviter d’attraper la maladie et elle permet à l’entourage des nouveau-nés de diminuer le risque de transmission aux nourrissons de moins de 6 mois, âge où ils ne sont pas ou incomplètement protégés (stratégie du cocooning)(2).

La vaccination contre la coqueluche est associée à celle contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (vaccin dit « quadrivalent » ou « pentavalent » avec l’haemophilus influenzae b ou « hexavalent » avec l’hépatite B(3). Depuis l’introduction de cette association, la chute du nombre de cas de coqueluche et de décès liés à cette maladie a été spectaculaire(2).

QUAND ? Primovaccination à l’âge de 2 mois, 4 mois et premier rappel à 11 mois (trois doses). Rappels suivants à 6 ans, et entre 11 et 13 ans(2). Il est possible de contracter la coqueluche plusieurs fois dans sa vie : pour une protection optimale, le vaccin nécessite plusieurs rappels(2).
(1) Coqueluche Définition et transmission. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/coqueluche/definition-transmission-symptomes.
MàJ : 28. 09.2017.
(2) Coqueluche Vaccination Info Service http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/coqueluche.
MàJ : 19.10.2017.
(3) Coqueluche Éviter la transmission. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/coqueluche/eviter-transmission-medicaments-vaccin.
MàJ : 28.09.2017.

Méningite à Haemophilus Influenzae b

LA MALADIE

La bactérie Haemophilus influenzae de type b est très répandue. Elle se retrouve facilement dans les voies aériennes supérieures (nez, gorge). Elle peut être transmise par les gouttelettes de salive des personnes infectées.

Elle peut entraîner des infections locales, comme une otite et une infection de l’arrière gorge. Elle peut également se disséminer dans l’organisme par le sang et provoquer des méningites (essentiellement avant l’âge de 5 ans) qui peuvent être mortelles ou laisser
des séquelles graves (surdité, cécité) dans environ 15% des cas, malgré un traitement antibiotique réalisé en milieu hospitalier(1).

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

Avant la mise à disposition du vaccin, la bactérie Haemophilus influenzae b était responsable de 500 à 600 méningites par an chez le jeune enfant(1). Environ 5% des enfants atteints en décédaient et plus de 15% gardaient des séquelles neurologiques définitives(2).

La vaccination a eu un impact spectaculaire sur cette maladie grave. Depuis 1999, aucun cas n’a été identifié chez un enfant ayant reçu les quatre doses de vaccins recommandées avant l’âge de 2 ans(1).

L’association de ce vaccin au sein des combinaisons vaccinales a permis d’obtenir très rapidement une couverture vaccinale très élevée(2).

QUAND ? Pour tous les enfants, en combinaison avec les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche et l’hépatite B (hexavalent). Une dose à 2 mois, à 4 mois et à 11 mois(1).

(1) Méningites à Haemophilus influenzae. Vaccination Info Service http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/
meningites-a-Haemophilus-influenzae-de-type-b. MàJ : 19.10.2017.
(2) Lévy-Bruhl D. Pourquoi des couvertures vaccinales très élevées chez le nourrisson sont-elles nécessaires ?
http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2017/BEH-hors-serie-Vaccination-des-jeunes-enfants-des-donnees-pour-mieux-comprendre-l-action-publique. Hors-série 19 octobre 2017.

Méningite C

LA MALADIE

En France, les infections à méningocoque sont dues principalement aux méningocoques C et B. Les méningocoques peuvent être présents dans l’arrière de la gorge, sans pour autant rendre malade : 5 à 10% de la population sont porteurs de la bactérie sans symptômes. La contamination se produit par des contacts proches et prolongés avec un porteur du germe, par la toux par exemple.

Dans certains cas, les méningocoques peuvent se multiplier et passer dans le sang : on parle d’« infection invasive à méningocoque » (IIM), parmi elles, les méningites et les septicémies qui peuvent conduire au décès ou laisser des séquelles importantes.

L’apparition sur le corps de taches rouges ou violacées qui s’étendent très rapidement est le signe d’un purpura fulminans, une complication redoutable, mortelle dans 20 à 30% des cas en quelques heures en l’absence de traitement administré en urgence(1).

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

Les infections graves à méningocoque touchent environ 600 personnes par an (deux tiers de méningites, un tiers de septicémies). Les personnes les plus touchées sont les nourrissons de moins de 1 an, les enfants de 1 à 4 ans et les adolescents et jeunes adultes de 15 à 24 ans.(1)

La vaccination a été introduite afin de protéger les enfants et les jeunes adultes d’une pathologie aiguë rare mais très sévère : le taux de séquelles (atteintes neurologiques ou amputation des membres) est supérieur à 20%, et la létalité d’au moins 10%.(2)

Mais, entre 2011 et fin juin 2017, 317 infections invasives à méningocoque C sont survenues chez des personnes non vaccinées. Les 31 décès qui en ont résulté auraient pratiquement tous été évités par la vaccination si la couverture avait été optimale.(2)

QUAND ? Une dose à l’âge de 5 mois et un rappel à l’âge de 12 mois. Dans des situations particulières, autour d’un cas ou dans des situations épidémiques liées aux infections à méningocoque C, la vaccination peut être effectuée dès l’âge de 2 mois.(1)

(1) Méningites et septicémies à méningocoque Vaccination Info service http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vac­cins/meningites-et-septicemies-a-meningocoque. MàJ : 19.10.2017.

(2) Lévy-Bruhl D. Pourquoi des couvertures vaccinales très élevées chez le nourrisson sont-elles nécessaires ?

http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2017/BEH-hors-serie-Vaccination-des-jeunes-enfants-des-donnees-pour-mieux-comprendre-l-action-publique. Hors-série 19 octobre 2017.

Infections à pneumocoque

LA MALADIE

Le pneumocoque est une bactérie responsable d’infections fréquentes telles que des otites, des sinusites, des pneumonies et aussi des septicémies ou des méningites (1re cause) qui touchent souvent les jeunes enfants.

La transmission des pneumocoques se produit par contact direct et étroit avec la personne infectée ou porteuse lors de baisers, de toux, ou d’éternuements.(1)

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

Les méningites sont la forme la plus grave des infections à pneumocoques : un en­fant atteint sur dix en meurt et un sur trois en garde des séquelles sévères (surdité, handicap).

Avant la vaccination des nourrissons, chaque année, le pneumocoque était responsable en France de plus de 130 000 pneumonies, de plus de 6 000 septicémies et d’environ 700 méningites.

La mise à disposition du vaccin 13-valent a amélioré la protection en réduisant de plus de 50% le nombre de nouveaux cas des septicémies et méningites à pneumocoque chez l’enfant(1).

QUAND ? Moins de 2 ans, une dose à 2 mois, à 4 mois et à 11 mois(1).

(1) Méningites, pneumonies et septicémies à pneumocoque. Vaccination Info service http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/meningites-pneumonies-et-septicemies-a-pneumocoque. MàJ : 19.10.2017.

Hépatite B

LA MALADIE

L’hépatite B est une infection du foie causée par le virus de l’hépatite B. Souvent inapparente, l’infection peut se manifester par une jaunisse, des maux de ventre, des nausées, de la fièvre ou une grande fatigue.

Dans plus de 90% des cas, l’hépatite B aiguë guérit spontanément en quelques se­maines. Très rarement, elle peut évoluer vers une hépatite fulminante. Dans 5% des cas, le virus va persister dans le sang pendant des mois, des années, parfois à vie : on parle alors d’hépatite B chronique qui peut évoluer lentement vers des lésions du foie (cirrhose, cancer…)(1).

Le virus est présent dans la plupart des liquides biologiques des personnes infectées (sang, sperme, sécrétions vaginales).

La contamination est donc possible par les relations sexuelles non protégées, le contact direct ou indirect avec du sang infecté (expositions professionnelles pour les personnels soignants, usage de drogues par voie intraveineuse, réalisation de piercing ou de tatouage sans respect des règles d’hygiène), ou le partage d’objets de toilette piquants ou coupants (rasoir, brosse à dents, coupe-ongles…)(2).

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

Vacciner les enfants quand ils sont petits, c’est les protéger pour plus tard et surtout plus durablement lorsqu’ils rencontreront le virus(1). C’est aussi diminuer la transmission et réduire, à terme, le nombre de porteurs chronique du virus de l’hépatite B (VHB)(3). Près de 280 000 personnes sont porteuses d’une hépatite B chroniques et chaque année, près de 1 500 décès sont liés à l’hépatite B(1).

L’efficacité du vaccin permet également de réduire le nombre de cas d’hépatite B et ses complications, en particulier les cancers du foie(1).

QUAND ? Une injection à 2 mois, 4 mois et 11 mois. Un vaccin combiné peut être utilisé (diphtérie, tétanos, coqueluche, infections à Haemophilus influenzae et hépatite B). Les effets indésirables se limitent en général à une douleur, rougeur ou œdème au point d’injection et à une réaction fébrile. Aucun lien de causalité n’a été scientifiquement établi entre le vaccin contre l’hépatite B et la survenue d’une affection démyélinisante (sclérose en plaques) (3).

(1) Hépatite B Vaccination Info service http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/hepatite-B. MàJ : 24.10.2017.

(2) Comprendre l’hépatite B https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/hepatite-b/comprendre-hepatite. MàJ : 23.03.2017.

(3) Le vaccin contre l’hépatite B https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/hepatite-b/vaccination. MàJ : 16.03.2017.

Rougeole

LA MALADIE

La rougeole est une maladie virale, extrêmement contagieuse, caractérisée par une éruption cutanée, précédée par une forte fièvre avec toux, écoulement nasal et conjonc­tivite. Contrairement à ce que l’on entend souvent, ce n’est pas une maladie bénigne : elle peut entraîner de graves complications : pneumonies, atteintes du cerveau, convul­sions qui nécessitent une hospitalisation, en particulier chez les tout-petits(1).

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

Faire vacciner son enfant est nécessaire pour le protéger et protéger les autres. Le virus circule toujours de manière active. Une personne contaminée par la rougeole peut infecter 15 à 20 personnes ! (1) C’est dans ce contexte que des épidémies peuvent survenir : plus de 40 000 cas de rougeole sont survenus depuis 2008 dont dix décès, potentiellement évitables par la vaccination(2).

La vaccination permet d’éviter la maladie et ses complications. Lorsque la vaccination n’existait pas, environ un enfant sur 2 000 présentait une complication neurologique après une rougeole(3).

QUAND ? La vaccination contre la rougeole est faite en association avec les vaccinations contre les oreillons et la rubéole (vaccin ROR). L’avantage d’un vaccin combiné, c’est que votre enfant ne reçoit qu’une seule piqûre au lieu de trois. En seulement deux injections, à 12 mois et 18 mois, votre enfant est protégé à vie contre les trois maladies(4).

(1) Rougeole. Vaccination Info Service http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/rougeole. MàJ : 19.10.2017

(2) Lévy-Bruhl D. Pourquoi des couvertures vaccinales très élevées chez le nourrisson sont-elles nécessaires ?

http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2017/BEH-hors-serie-Vaccination-des-jeunes-enfants-des-donnees-pour-mieux-comprendre-l-action-publique. Hors-série 19 octobre 2017.

(3) Pourquoi vacciner son enfant contre les maladies courantes de l’enfance comme la rougeole ? http://www.vaccination-info-service.fr/Generalites-sur-les-vaccinations/Questions-generales-sur-la-vaccination/Pourquoi-se-faire-vacciner/. MàJ : 01.03.2017

(4) Les mesures d’hygiène et la vaccination contre la rougeole. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/rougeole/mesures-hygiene-vaccination. MàJ : 24.04.2017.

Oreillons

LA MALADIE

Les oreillons sont une maladie virale très contagieuse, qui se manifeste par de la fièvre et un gonflement important et douloureux des glandes salivaires situées en-dessous des oreilles (glandes parotides). Dans 20 à 30% des cas, il n’y a aucun symptôme et l’infection passe inaperçue. À l’opposé des complications sont possibles, mais excep­tionnelles et surviennent surtout chez les adolescents et les adultes (méningite, surdité, inflammation des testicules, pouvant entraîner exceptionnellement une stérilité chez le garçon après la puberté). (1)

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

Avant la vaccination, les oreillons étaient la première cause de méningite virale chez l’enfant. La maladie a pratiquement disparu en France, grâce à la vaccination(1). Des cas surviennent exceptionnellement chez de jeunes adultes non vaccinés, ou qui ont perdu la protection acquise grâce à la vaccination dans l’enfance (près de 6 000 cas en 2011). Or, c’est chez les adolescents que les complications sont les plus fréquentes(2).

QUAND ? Il est donc important de prévenir les oreillons grâce à la vaccination. Le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) doit être pratiqué dès l’âge de 1 an(2), rappel à 18 mois.

(1) Oreillons. Vaccination Info Service. http://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/oreillons. MàJ : 19.10.2017.

(2) Oreillons : définition et mode de transmission. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/oreillons/definition-modes-transmission. MàJ : 24.04.2017.

Rubéole

LA MALADIE

La rubéole est une infection virale aiguë contagieuse. Elle provoque de la fièvre et une éruption cutanée, mais passe souvent inaperçue. Le plus souvent chez l’enfant, elle est sans gravité. En revanche, elle est potentiellement grave chez une femme enceinte qui n’est pas immunisée. (1) Elle peut être responsable de graves malformations chez le futur bébé (retard mental, atteintes oculaires, auditives…) si la transmission a lieu pendant les trois premiers mois de grossesse et le risque reste important jusqu’au 6e mois(2).

POURQUOI FAIRE VACCINER SON ENFANT ?

Comme la rubéole peut passer inaperçue et être contagieuse avant l’apparition des premiers signes, il est difficile d’éviter la contamination. Le seul moyen d’éliminer la rubéole est la vaccination qui protège la personne vaccinée, mais surtout diminue la circulation du virus, et donc le risque d’une transmission à une femme enceinte(1). La rubéole occasionne encore chaque année des infections chez les fœtus et des interruptions de grossesse (treize infections maternelles en 2012) (1).

QUAND ? Jusqu’à 6-8 mois, les bébés sont protégés par les anticorps de leur mère La vaccination s’effectue par l’injection du vaccin ROR : la première injection doit être faite à l’âge de un an et la seconde entre 16 et 18 mois(3).

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Auteur(s): Pharma Solutions Elsevier Masson

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