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Maîtriser l’examen clinique en ostéopathie : présentation

Maîtriser l’examen clinique en ostéopathie : présentation

Cette deuxième partie décrit l’examen clinique ostéopathique en fonction des motifs de consultations les plus fréquemment retrouvés en cabinet d’ostéopathie. Après une présentation générale des tests médicaux et des tests neurologiques, les motifs de consultation sont décrits suivant une approche anatomique régionale. Les quatre principales régions et les douleurs envisagées sont les suivantes :

• région cervicocéphalique :
– céphalée ;
– cervicalgie et névralgie cervicobrachiale.

• région appendiculaire supérieure :
– douleur d’épaule ;
– douleur du coude et du poignet.

• région lombo-abdomino-pelvienne :
– lombalgie.

• région appendiculaire inférieure :
– douleur de hanche ;
– douleur de genou ;
– douleur de la cheville et du pied. Au début de chaque section, le lecteur trouvera une fiche de synthèse concernant l’examen clinique ostéopathique à réaliser.

La figure 4.1 présente l’utilisation de ces fiches de synthèse.

Proposer des liens ostéopathiques

Les liens ostéopathiques proposés dans les fiches de synthèse de l’examen clinique en ostéopathie sont fondés sur des publications médicales, scientifiques ou ostéopathiques. Ces liens ne sont bien sûr pas exhaustifs et peuvent être complétés en fonction de l’expérience du praticien, des différents schémas posturaux observés au quotidien, et du recueil précis des informations au cours de l’anamnèse de chaque patient.

L’objectif est de fournir au lecteur des pistes de réflexion concernant les liens ostéopathiques en tenant compte des connaissances actuelles en anatomie, des résultats d’expérimentations scientifiques et médicales ainsi que de certaines données cliniques. L’expérience de cabinet et l’analyse de l’ostéopathe restent les clés de voûte du diagnostic fonctionnel.
La mise en valeur de ces liens ostéopathiques repose sur l’idée selon laquelle une dysfonction est liée à un déséquilibre homéostasique. Plusieurs déséquilibres homéostasiques au niveau tissulaire peuvent exister et donc être à l’origine de plusieurs dysfonctions ostéopathiques. Ces dysfonctions peuvent être liées ou non, et différentes théories de « propagation » sont proposées par de nombreux auteurs.
Les liens ostéopathiques retenus dans cet ouvrage suivant un concept de propagation linéaire [61] . Suivant ce modèle linéaire ( figure 4.2 ), une dysfonction se répercute sur les structures voisines par lien de proximité.
Dans ce modèle, la première phase, dysfonctionnelle, peut être suivie d’une phase de compensation par des systèmes voisins en raison d’un lien tissulaire de proximité (voir exemple 1), ou bien par le système nerveux central (SNC) (voir exemple 2).
• Exemple 1 : une bascule antérieure de l’iliaque engendre une tension des ischiojambiers en correspondance, avec un retentissement sur les gastrocnémiens jusqu’au tendon d’Achille et à l’aponévrose plantaire.
• Exemple 2 : une dysfonction hépatique peut retentir au niveau médullaire en correspondance avec l’innervation sensitive des fibres du diaphragme. À partir de ce même niveau médullaire d’innervation, on peut envisager une propagation de dysfonction en corrélation avec d’autres territoires d’innervation (voir chapitre 2, paragraphe « Dermatomes, myotomes, sclérotomes, viscérotomes »).

Des symptômes à la pathologie : le rôle de l’ostéopathe

L’apprentissage des pathologies et de la sémiologie est un domaine majeur dans l’enseignement de l’ostéopathie. Les disciplines médicales sont des parties intégrantes et nécessaires pour cet enseignement. Consulté de plus en plus en première intention, l’ostéopathe est susceptible de devoir réorienter son patient vers un médecin devant un tableau clinique hors de son champ de compétences. Parallèlement, dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire (médecin, kinésithérapeute, infirmière, psychologue, etc.), l’ostéopathe doit être attentif quant à l’évolution d’une pathologie. À ce titre, cette deuxième partie propose une liste non exhaustive de signes et de symptômes en lien avec des syndromes ou des pathologies qui présentent un intérêt pour l’ostéopathe.

 

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Vous venez de lire le chapitre 4 de l’ouvrage Maîtriser l’examen clinique en ostéopathie

Philippe Gadet : Ostéopathe D.O.

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