Soigner en milieu carcéral : récits de consultations

Des récits : accompagner, soigner, réinsérer

Les récits de consultations proposés dans ce livre sont authentiques, les initiales et les descriptions physiques des personnes ont été modifiées afin de préserver l’anonymat. Ils se déroulent sur plusieurs années. Ces récits de consultations tentent de mettre en perspective des questions qui se posent à nous soignants mais aussi à la société. Derrière chaque histoire se profilent des souffrances, des attentes, des illusions, mais aussi des joies, de l’humour, de l’humanité ; l’objet est bien de proposer à la réflexion des enjeux aptes à améliorer la vie des détenu(e)s, et de favoriser leur réinsertion. Le lien avec l’extérieur demeure essentiel. Enfin, il s’agit d’une parole de soignant articulée à celle de détenu. Cette parole ne prétend pas dire la vérité, mais une vérité et une expérience, aussi partielle soit-elle. Seuls les détenus font l’expérience réelle de l’incarcération. La prison est un espace-temps, et non d’abord un lieu, dont chacun des protagonistes ne ressort jamais indemne. Le rôle (la place) du soignant est de demeurer autant que possible une porte ouverte, une main tendue.

La prison qui écrase


Situation

Aujourd’hui 1er mai, jour férié, j’assure la garde avec une collègue. 11 h 20, je me rends au quartier disciplinaire (QD) pour y dispenser le traitement médical prévu pour certains patients. Arrivé devant la porte du QD, je sonne. Le judas s’ouvre. Des yeux m’identifient, puis le judas se referme et enfin, la porte s’ouvre. Nous nous saluons, le surveillant et moi. Je tourne sur la droite pour signer le livre mis à disposition de tous ceux qui entrent au QD. J’échange quelques banalités avec les surveillants dans le bureau. Le premier surveillant inscrit les noms de chacun des détenus nécessitant un traitement médicamenteux.
« Au fait, il y a eu une prévention1 hier. Il s’agit de M. T. T’étais au courant ? »
« Non, mais je vais le voir car je le connais mais je ne me souviens plus s’il a un traitement, cela fait un petit moment que je ne l’ai pas vu. »
Escorté d’un surveillant, je pars effectuer la distribution. Il m’ouvre la porte de chaque cellule de patient dont je cite le nom.
« Où se trouve M. T., que je puisse le voir ? »
« Sa cellule est à l’étage », me renseigne le surveillant.
« Bon, eh bien, on y va. »
Sitôt la porte ouverte, je demande à M. T. de s’approcher de la grille, puis je me tourne vers le surveillant et lui fais signe de s’éloigner un peu afin de pouvoir parler plus librement avec le détenu.
« Dites-moi, M. T., qu’est-ce qui vous est arrivé ? »
« Je me suis engueulé avec un surveillant, je l’ai insulté. »
« Pourquoi ? »
« Pour des conneries ! Mais je préfère être là. »
« Comment ça ! Vous préférez être au QD plutôt que tranquille dans votre cellule ? En général, c’est l’inverse… »
« Normalement, j’aurais dû être sortant. Libre, mais au dernier moment, j’ai pété les plombs. Je ne suis pas sûr d’être capable de sortir. »
« Que voulez-vous dire par là ? La liberté vous effraie ou y a-t-il autre chose ? »
Un silence pesant s’installe comme un rideau qui tombe. M. T. tord nerveusement ses doigts, il évite mon regard.
« Dehors, il y a ma femme et ma fille qui m’attendent », confie-t-il bientôt, d’une voix étouffée, semblant se parler à lui-même, « mais je ne sais pas comment faire pour prendre ma place au milieu d’elles après quinze ans de taule. Ma fille a pratiquement toujours vécu sans moi, ma femme s’est débrouillée toute seule et moi, j’ai perdu l’habitude d’être marié, je ne sais pas être père. »
« Je vous comprends bien, mais vous avez vu de manière régulière votre femme et votre fille. Je suis sûr qu’elles sont prêtes à vous redonner votre place. »
« Je crois que c’est moi qui ne suis pas vraiment prêt à les prendre dans ma vie. »
Tout dans sa physionomie reflète la tristesse, un véritable mal-être. Il n’existe pas vraiment de remède pour soigner les maladies de l’âme. Je me sens démuni, impuissant.
« Qu’est-ce qu’on peut faire ? », dis-je tout pensif.
« J’en sais rien ! J’ai fait exprès de monter au QD par peur de faire une vraie connerie et surtout pour reculer ma sortie. »
« Écoutez ! Vous allez passer dans quelques jours en commission pour savoir si vous retournez en division ou pas. Je vais laisser un mot pour les infirmières afin qu’une d’entre elles passe vous voir demain. Je vais leur dire d’avertir le psychiatre de la division sur votre difficulté. Il faut absolument que vous puissiez discuter de votre problème, car vous ne pourrez pas reculer indéfiniment le jour de votre sortie, vous ne pensez pas ? Qu’avez-vous comme traitement ? »
« Juste deux Imovane ® pour dormir. »
« Très bien, je vérifie votre prescription et je vous les apporte cet après-midi. »

1 Placement en quartier disciplinaire d’un détenu pour défaut disciplinaire.


La souffrance que rencontrent certains détenus lors de leur libération est souvent méconnue. Évidemment, tous sont heureux de sortir et nous nous réjouissons avec eux. Cependant, plus la peine est de longue durée, plus l’angoisse face à une liberté retrouvée peut être importante, surtout lorsque le détenu est attendu et espéré par sa famille. Il peut se sentir écrasé par la pression énorme dont il se sent d’un coup investi. La prison est un lieu où il est complètement pris en charge de l’ouverture à la fermeture de la porte de sa cellule, il n’a pas le pouvoir d’aller et venir comme il le souhaite. Lorsque la liberté arrive, des détenus se trouvent parfois désemparés, au point qu’il n’est pas rare que certains se suicident la veille de leur sortie. Souvent, ce qui est privilégié par les associations de familles de détenus, ainsi que par les institutions œuvrant en prison, c’est la capacité qu’ont les familles à accueillir le sortant de prison. Mais ici, ce n’est pas tant le manque de confiance en sa femme et en sa fille qui fait défaut à notre patient, mais bien sa défiance en son aptitude à faire une place dans sa vie à sa famille nouvellement retrouvée1. Dans le cas de ce patient, ce qui m’interpelle et m’oblige à me poser la question de la préparation à la liberté à un autre niveau, c’est le renversement de perspective qu’il opère. Ce n’est pas la famille qui a pour tâche redoutable d’accueillir mais bel et bien lui qui doit élargir son existence, ses limites, se décentrer. Plus l’incarcération est longue, plus le détenu s’adapte, y compris et surtout psychologiquement, à vivre seul, à se laisser porter par une institution qui pense pour lui. Le voilà projeté dans un univers où il doit penser à l’autre, faire des choix, accepter d’être réinvesti émotionnellement par une famille qui, c’est ce qu’il croit, attend parfois trop de lui. Il arrive que des familles culpabilisent à tort devant l’échec d’une réinsertion. Le problème peut parfois se situer dans la tête de celui qui vient de sortir de prison et là, nous soignants, nous avons un rôle à tenir pour aider les détenus à garder en eux-mêmes un espace vide, un espace de liberté propre à être offert à l’autre. Quelques directeurs de prison réfléchissent à la création de « quartiers préparant à la sortie ». Cette création me paraît judicieuse pour préparer le détenu à sa future vie d’homme libre, à retrouver sa famille, à prendre des rendez-vous pour un travail, à jouir d’un encadrement social, sanitaire et éducatif spécifique propre à le rassurer.

Il est peut-être également de notre responsabilité de soignant de permettre aux détenus de garder leur aptitude à la révolte intérieure. L’incapacité chronique d’un détenu à s’adapter aux rythmes de la détention peut le conduire à développer une pathologie psychique, mais une totale soumission aux exigences de la vie carcérale peut également révéler un trouble pathologique et une démission de sa personnalité. Le prisonnier modèle n’existe pas. Nous faisons, nous soignants, le choix d’une certaine proximité avec le détenu : il n’y a pas de notion de hiérarchie dans notre relation. Ce vis-à-vis lui permet d’exprimer parfois des sentiments sincères à notre égard. Il peut s’agir de manifestations de reconnaissance pour notre travail, notre présence, mais aussi d’agacement, de critiques. Nous sommes des exutoires de leur souffrance. Cette expression libre de sentiments est un jalon nécessaire permettant au détenu d’être lui-même de temps à autre. C’est par cet accès à une vérité de rapports que se joue une part de la réussite de la réinsertion.

La prison transforme-t-elle les hommes ?  


Situation

Atteint d’une maladie évolutive qui le handicape beaucoup, chaque jour, M. H. est convoqué à l’infirmerie vers 11 h afin de recevoir une injection d’anticoagulant. Il entre dans son fauteuil roulant.
« Je me suis rasé aujourd’hui », me lance-t-il goguenard.
« Tant mieux, vous êtes plus présentable ainsi ! L’auxiliaire chargé du ménage vous aide-t-il ? »
« Oui, oui ! Il est gentil. Remarquez, moi aussi, je suis gentil. Du moins j’essaie. »
« Je suppose qu’en détention, il faut faire des efforts pour vivre avec les autres. Il faut faire des compromis avec son codétenu », dis-je en vérifiant le dosage de la seringue.
« C’est sûr ! Mais moi, j’essaie d’être gentil pour me récupérer un peu. »
« Comment ça, vous récupérer de quoi ? »
« Dans ma vie, j’ai commis pas mal de saloperies et c’est pour ça que je suis là. Mais finalement, ça a été un bien pour moi ». M. H. s’interrompt, l’air grave, puis reprend : « C’est ici que j’ai redécouvert ma religion juive. C’est étonnant, mais c’est comme ça. J’ai redécouvert ma foi juive et maintenant, j’essaie de me racheter en aidant les autres comme je peux. »
« C’est quoi, une rédemption dont vous parlez ? »
Je regarde M. H., comme si je le voyais pour la première fois, lui, d’ordinaire si avare de confidences, se livre enfin : « Le mot « rédemption » est un peu fort mais y’a de ça. Je cherche à changer de vie. La maladie qui progresse, la prison où on passe beaucoup de temps à ressasser ce qu’on a fait et ce qu’on n’a pas fait, eh bien, cela me pousse à essayer de changer de vie. Je donne un peu de ce que je « cantine2  » à ceux qui ont besoin, je soutiens le moral de l’un ou l’autre. Ce n’est pas grand-chose, mais pour moi c’est décapant. Bref, faites-moi l’injection car y’a mon codétenu qui attend que je lui écrive un courrier. »
« Pas de problème. Je la fais de suite. On se revoit demain. »
2 Achat personnel de denrées et de provisions vendues avec leurs prix et la date de livraison en cellule.


Il nous arrive, au détour de consultations infirmières, de rencontrer des personnes dont le changement de vie est impressionnant. On peut parler dans leur cas de « conversion » à certaines valeurs qui requalifient leur vie en leur donnant un nouveau sens. Le choc de l’incarcération provoque chez certains détenus une réelle prise de conscience sur leur responsabilité d’homme, de mari et/ou de père. Un homme, dont un enfant est né pendant son temps de prison, nous dit son désir d’assumer son rôle de père une fois libre et de commencer une vie nouvelle. Pour d’autres, c’est la longueur de la peine qui les conduit à poser un autre regard sur ce qu’ils sont. Pour d’autres encore, la découverte ou redécouverte de la foi religieuse2 peut devenir, comme dans l’histoire de M. H., une véritable dynamique d’espérance permettant des projets nouveaux. La « conversion » conduit à rechercher des lieux de rencontres, d’échanges, à participer à des ateliers, à suivre une formation professionnelle, à reprendre des études. La fréquentation des visiteurs de prison, des équipes d’aumôneries, d’animateurs d’ateliers divers comme la sophrologie, la musicothérapie… est essentielle. Ces activités nourrissent pour beaucoup une réflexion, un lien avec la société, c’est une ouverture sur le monde extérieur. Elles préservent et créent de la relation, humanisent la prison et peuvent faire de l’incarcération une réelle chance propice à un nouveau départ. Nous sommes témoins de véritables changements d’attitude dans les relations. Le service, la gratuité se substituent au troc qui est le rapport dominant entre détenus.

Y a-t-il des limites pour un mieux-vivre ? 


Situation

Il est 14 h 30, une secrétaire débarque dans l’infirmerie et annonce : « Il y a plusieurs détenus qui viennent d’arriver. Celui-là n’a pas de dossier médical, mais le chef m’a signalé qu’il dit avoir un traitement médical. »
« Très bien, on va le voir. »
L’intéressé, un certain M. G., frappe et entre dans le poste de soins. L’homme a plus de 70 ans et marche avec une canne. Il s’assied et me dévisage comme pour me jauger, semblant chercher à qui il a affaire. J’initie l’entretien.
« Vous êtes arrivé ce matin à Fresnes ? »
« Oui ! »
Et il m’annonce aussitôt qu’il doit partir d’ici peu rejoindre une autre prison.
J’ai souvent remarqué que tous les détenus en transit déclarent dès la première minute d’entretien n’être là que pour un ou deux jours maximum, comme pour se protéger de toute ingérence dans leur vie ; c’est comme s’ils nous disaient : « Ne vous inquiétez pas, ne faites rien car demain je ne serai plus parmi vous. »
Après un court silence, il sourit.
« Je vois que Fresnes a beaucoup changé depuis mon passage, il y a vingt ans », remarque-t-il bientôt.
Je reprends, un peu stupéfait : « Vingt ans ! Mais cela fait combien de temps que vous êtes en prison ? »
« En 2007, cela fera 40 ans. J’ai été incarcéré en 1967. J’ai commis des choses horribles, mais vous savez, passer toute sa vie en prison c’est comme une mort lente, très lente mais une mort quand même. Là où j’étais, j’ai demandé au juge si je pourrais un jour sortir. Il m’a répondu que si cela ne tenait qu’à lui, je mourrais en prison. »
L’homme se tait, l’air désabusé avant de poursuivre.
« Pour les longues peines, je crois qu’il vaut mieux réintroduire la peine de mort. Je suis tout à fait d’accord avec le mouvement initié à Clairvaux pour le rétablissement de la peine de mort. Il y a 5 minutes de peur à surmonter, mais ensuite c’est fi ni. Tandis que la perpétuité, c’est une mort lente à laquelle on est condamné, sans aucune espérance. » Il se tait de nouveau.
« Tout le monde se bat pour améliorer les conditions de vie des détenus », reprend-il. « Il y a sûrement des choses à faire. Tout le monde est a priori d’accord dans la société pour humaniser les prisons, mais ce que n’ont pas compris les prisonniers, c’est que les gens dehors sont loin d’accepter de voir d’anciens détenus vivre à côté d’eux. Une chose est sûre, c’est que le jour où les prisons seront vraiment confortables, eh bien nous serons condamnés à y mourir. C’est paradoxal, mais c’est la vérité. »
Perplexe, je lui demande alors : « Pensez-vous vraiment ce que vous dites ? »
« Évidemment ! Je parle par expérience. Les mauvaises conditions de vie en détention garantissent à la plus grande partie des détenus une certaine compassion de la part des gens. »
Notre conversation s’arrête là.
Nous abordons ensuite son traitement médical. Je lui explique le fonctionnement du service infirmier.
Puis l’homme se lève et quitte tranquillement le poste de soins.


Dans notre pratique soignante en milieu carcéral, l’amélioration des conditions de vie des détenus demeure une de nos préoccupations majeures, et la rencontre avec cet homme m’a surpris. Jusqu’alors, je n’avais rencontré que des détenus se plaignant régulièrement des conditions de soins, du manque d’hygiène des douches, des cellules, de la promiscuité avec d’autres détenus parfois très sales. Même si certains reproches sont hélas fondés, au quotidien, le service médical tente d’apporter des solutions aux problèmes que rencontrent un grand nombre de détenus, en délivrant des certificats médicaux :

  • pour que tel prisonnier jouisse d’une douche médicale, c’est-à-dire quotidienne (la fréquence des douches en prison est de trois par semaine) ;
  • pour que tel autre soit seul en cellule ;
  • mais aussi pour pouvoir faire entrer par le parloir une paire de chaussures particulière, un traitement homéopathique, des lunettes de soleil, autant de choses qui paraissent insignifiantes mais qui modifient la qualité de vie des personnes emprisonnées. Qui pourra dire le bien-être que procure une paire de lunettes de soleil en plein mois d’août dans une cour de promenade au revêtement de bitume ?

Pourtant, cet homme rencontré de manière inopinée semble infléchir, sans le remettre en cause, le sens de notre action en prison. À force de vouloir faire bénéficier les détenus de la même qualité de vie qu’à l’extérieur, sommes-nous, nous soignants, en train d’œuvrer contre leur libération anticipée ? La dureté de la détention serait-elle le gage d’une libération précoce ? La création d’unités hospitalières sécurisées interrégionales (UHSI), pour détenus en fin de vie ou ayant des pathologies rendant l’incarcération temporairement impossible, m’interroge depuis la rencontre avec cet homme. En effet, qu’adviendra-t-il de la loi Kouchner3 qui préconise la grâce médicale pour les prisonniers gravement malades ? La surmédicalisation des UCSA risque de devenir à terme un gage pour maintenir le plus longtemps possible les détenus en perte d’autonomie. Les prisonniers seront-ils un jour victimes du travail pour l’amélioration des conditions de vie ?

Notes

1 Depuis quelques mois, un débat s’installe en France sur l’installation de lignes de téléphone fixe dans les cellules. Cette possibilité me semble aller dans le bon sens. En effet, maintenir les liens entre le détenu et sa famille est un moyen de faciliter la réinsertion, mais aussi et surtout prévenir le risque suicidaire.

2 « Chaque détenu doit pouvoir satisfaire aux exigences de sa vie religieuse, morale ou spirituelle. Il peut à ce titre participer aux offices organisés par les personnes agréées à cet effet. » Article D. 432 du Code de procédure pénale.

3 Loi n o 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.

Vous venez de lire le début du chapitre 4 Des récits : accompagner, soigner, réinsérer de l ‘ouvrage Infirmier en milieu carcéral. Acccompagner, soigner, réinsérer

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auteur

Roch-Etienne Noto-Migliorino

Roch-Etienne Noto-Migliorino a été infirmier en milieu carcéral puis cadre de santé en UHSA. Il est aujourd’hui formateur-coordinateur pédagogique dans un IFSI parisien (APHP). Avec des associations œuvrant en prison, il a fondé en 2009 le collectif « Les morts de la prison », qui sensibilise à la question de la mort et du suicide en détention. Il est également l’auteur du livre L’infirmer face à la détresse spirituelle du patient paru en 2014 chez le même éditeur.

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Auteur(s): Roch-Etienne Noto-Migliorino

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