Paroles d’Expert – Cardiologie

Myocarde : les visages de la mort cellulaire

Les morts du myocarde

« Élan vital, élan létal : one life but multiple deaths »

G. Kroemer [1]

Au cours de l’ischémie-reperfusion, comme dans toute pathologie, la mort côtoie la vie. L’une et l’autre s’affrontent dans un combat à l’issue incertaine et dont l’enjeu est une frontière virtuelle qui sépare les lésions réversibles de celles qui ne permettront en aucun cas la restitution d’un fonctionnement physiologique.

Voir l’intégralité de l’article ≫

Exploration de l’artériopathie digitale à la main

Index de pression digitale et laser Doppler

Guillaume Mahé1, Paul Wade Wennberg2

1. DAM thorax-vaisseaux, unité de médecine vasculaire, CHU Pontchaillou, Rennes
2. Gonda Vascular Center, Mayo Clinic, Rochester, MN, États-Unis

Définition et généralités

Les artériopathies des membres supérieurs sont moins fréquentes que celles des membres inférieurs [1]. L’utilisation des mesures de pressions brachiales et à l’avant-bras, l’analyse spectrale des flux Doppler, l’écho-Doppler, le scanner injecté et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) permettent de diagnostiquer facilement les pathologies artérielles au niveau du bras et de l’avant-bras [2]. Au niveau digital, le diagnostic de l’artériopathie est plus difficile car les examens d’imagerie (scanner ou IRM) sont moins fiables. L’artériographie sélective numérisée avec injection humérale reste l’imagerie de référence, mais elle est rarement réalisée en raison de son caractère invasif, irradiant et de la nécessité d’injection de produit de contraste iodé [3]. Les mesures de pressions digitales et la mesure laser Doppler couplée à un test de provocation thermique [4] peuvent s’avérer utiles. Voir l’intégralité de l’article ≫

Hypertension artérielle au moment du diagnostic du diabète de type 2 de l’adulte

W.N. Nibouche, A. Biad
Service de médecine interne, hôpital universitaire d’Ain-Taya, 16019 Alger Est, Algérie

Résumé

Objectifs. – Notre étude a pour but de déterminer la prévalence de l’hypertension artérielle et des complications dégénératives qui s’y associent chez des diabétiques de type 2 nouvellement diagnostiqués, à travers une étude observationnelle, prospective.
Patients et méthodes. – Nous avons recruté 327 diabétiques de type 2 nouvellement diagnostiqués, âgés de 40 à 70 ans, en médecine générale. La tension artérielle est mesurée selon les recommandations de l’OMS. Nous avons recueilli les données cliniques, biologiques et recherché les complications dégénératives du diabète. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel Epi-Info 6.04.
Résultats. – Parmi les patients, 66,7% avaient une hypertension artérielle au diagnostic du diabète sucré, 28% d’entre eux étaient déjà connus. Ils ont un âge moyen de 54,3±8 ans et présentent un syndrome métabolique dans 88,4 %. L’homme présente un risque coronarien, une glycémie et une fréquence de l’albuminurie plus élevés, tandis que la femme est plus obèse. La tension artérielle augmente avec le risque coronarien et les critères du syndrome métabolique. Une microangiopathie est retrouvée dans 65,7 %, une athérosclérose dans 59,4% et 71,2% des hypertendus ayant une athérosclérose ont également une microangiopathie (p = 0,018).
Conclusion. – La prévalence l’hypertension artérielle est élevée chez les nouveaux diabétiques. Elle s’associe à un degré de morbidité très élevé. Le dépistage de ces deux maladies passe par l’implication et la motivation du soignant et du soigné. Clinicaltrials.gov ID: NCT02002091.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés : Diabète de type 2 ; Hypertension artérielle ; Maladie athéro-thrombotique ; Microangiopathie ; Risque cardiovasculaire

Voir l’intégralité de l’article ≫