Paroles d’expert – Chirurgie

Comment dois-je traiter mon patient atteint de maladie de Crohn après résection iléocæcale et anastomose en un temps ?

Miguel Regueiro, MD
Malgré les progrès des traitements médicaux, environ deux tiers des patients atteints de la maladie de Crohn vont devoir un jour subir au moins une résection intestinale. La récidive postopératoire est fréquente, avec notamment récidive endoscopique sur l’iléon néoterminal chez 70 à 90 % des patients dans les 12 mois suivant la chirurgie. Environ 50 % des patients auront des symptômes liés à la récidive clinique de maladie de Crohn dans les 5 ans suivant la chirurgie. Typiquement, au moment où les symptômes se manifestent, la maladie est Voir l’intégralité de l’article ≫

Cholécystectomie par minilaparoscopie en routine : résultats chez 200 patients

Minilaparoscopic cholecystectomy as a routine procedure: Outcomes in 200 patients

C. Dammaro a, b, H. Tranchart a, , b, , M. Gaillard a, b, A. Debelmas a, b, S. Ferretti a, b, P. Lainasa, b, I. Dagher a, b

Références

Résumé

Introduction

Afin d’améliorer les résultats de la cholécystectomie laparoscopique classique (CLC), les chirurgiens ont essayé de diminuer l’agression pariétale. Le but de ce travail est de décrire la technique de cholécystectomie par minilaparoscopie (CML) et de rapporter les résultats de cette approche proposée en routine.

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Tabac et interventions de chirurgie plastique : vers une contre-indication formelle ?

Tobacco and plastic surgery: An absolute contraindication?

Résumé

Introduction

La consommation de tabac augmente les risques périopératoires notamment de cicatrisation pathologique, d’infection, d’échec des gestes microchirurgicaux. Il n’existe pas de consensus actuel sur les indications chirurgicales chez le patient tabagique en chirurgie plastique. L’objectif de cette étude est de recueillir les pratiques des chirurgiens plasticiens français vis-à-vis des patients tabagiques.

Matériel et méthodes

Un questionnaire a été envoyé par courriel aux chirurgiens plasticiens français afin d’évaluer leurs indications opératoires chez le patient fumeur : information du patient sur les risques du tabac, délais de sevrage pré- et postopératoire, type d’interventions pratiquées, aide au sevrage, test de dépistage, consommation seuil faisant récuser le patient ont été étudiés. Des comparaisons à l’aide de tests statistiques, en fonction du mode d’exercice du chirurgien (privé ou public), de sa consommation tabagique personnelle et du nombre d’années d’installation ont été effectuées.

Résultats

Sur 148 questionnaires, un seul chirurgien n’expliquait pas au patient les risques du tabac. Parmi les chirurgiens, 49,3 % proposaient une aide au sevrage, plus fréquemment dans le secteur public (p = 0,019). Au total, 85,4 % des chirurgiens n’effectuaient pas de test de dépistage. L’ancienneté d’installation influençait l’indication opératoire chez le patient tabagique (p = 0,02). Les délais de sevrage pré- et postopératoires étaient en moyenne respectivement de 4 et 3 semaines, conformément à ce qui est retrouvé dans la littérature.

Conclusion

Des améliorations sont à apporter concernant la prise en charge du patient tabagique : aide au sevrage, test de dépistage, contre-indication formelle pour certaines interventions ou seuil de consommation à déterminer. Voir l’intégralité de l’article ≫

Syndromes canalaires

M. Merle

Syndromes canalaires du membre supérieur

La pratique chirurgicale quotidienne inclut le traitement de différents syndromes de compression nerveuse dont les plus fréquents sont la souffrance du nerf médian au canal carpien et la compression du nerf cubital au coude.
Si la fin du XIXe et le début du XXe siècle ont permis d’évoquer ces pathologies, leurs connaissances approfondies et les propositions thérapeutiques se développent depuis les années 1950. R. Tubiana a retracé ces différentes étapes que nous résumons dans le tableau 1. Voir l’intégralité de l’article ≫

Chirurgie de l’hallux valgus chez l’enfant

P. Souchet

L’hallux valgus juvénile et de l’adolescent est une déformation fréquente [1] (de 2 à 4 %). Comme chez l’adulte, l’HV est défi ni comme une déviation latérale du gros orteil et médiale de M1, avec l’apex de la déformation au niveau de la première articulation métatarsophalangienne (MTP1 ) [2, 3].
Plusieurs caractéristiques cliniques distinguent l’HV de l’enfant de celui de l’adulte. La dégénérescence arthrosique et une importante bursite sont rares. On retrouve moins de pronation et de subluxation des sésamoïdes [4-6]. La déformation est plus fréquente chez les filles que chez les garçons, jusqu’à 88 % de filles. La déformation est généralement bilatérale.
La prise en charge de l’HV après la fermeture de la physe proximale de M1 n’a pas de particularité par rapport à la prise en charge de l’adulte. Il n’existe aucun consensus sur le traitement chirurgical optimal.
Il nous semble plus important de développer l’HV de l’enfant et du nouveau-né pour ses caractéristiques pédiatriques et les pièges diagnostiques qu’il peut cacher. Voir l’intégralité de l’article ≫

Arthroscopie de l’épaule : installation et voies d’abord

Résumé

L’arthroscopie est un outil formidable pour la chirurgie de l’épaule. Elle a initialement été utilisée pour la chirurgie intra-articulaire, mais les progrès techniques nous permettent aujourd’hui de réaliser un bon nombre de gestes extra-articulaires.

L’installation d’un patient fait partie de l’acte chirurgical pour faciliter l’accès à la zone de travail. Elle devra permettre une certaine mobilité du bras. Un simple changement de position peut être utile à la réalisation d’un temps opératoire, permettant ainsi l’économie d’une incision. Deux types d’installation sont à notre disposition. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. Si l’installation allongée en position latérale semble plus facile à réaliser, la position semi-assise semble être la plus utilisée.

Les voies d’abord doivent permettre d’évoluer dans les deux compartiments de l’épaule que sont l’articulation glénohumérale et l’espace sous-acromial. Les plus communes mais aussi les plus récentes sont décrites dans ce chapitre. La liste n’est pas exhaustive et il existera autant de variétés qu’il existe de chirurgiens arthroscopistes de l’épaule. Le chirurgien retiendra les plus utiles en fonction de l’acte à réaliser et de ses habitudes de travail.

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Les techniques de reconstruction du plan capsulo-ligamentaire latéral de la cheville

RESUME


Les lésions capsulo-ligamentaires du compartiment latéral de la cheville entraînent une laxité latérale, élément prédominant de l’instabilité chronique de la cheville. La réalisation d’une ligamentoplastie latérale permet de stabiliser l’articulation.
Un bilan préopératoire exhaustif clinique et paraclinique est le préalable indispensable à cette chirurgie. Les principales techniques utilisées sont classées, exposées puis critiquées en fonction de leur capacité de stabilisation à long terme et de diminution de l’incidence de l’arthrose.
Les réparations ligamentaires anatomiques avec renfort (au ligament frondiforme principalement) ou les reconstructions ligamentaires anatomiques sont les 2 choix recommandés.

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Alignement dans les prothèses totales de genou

Introduction

La polémique autour de l’objectif d’alignement idéal des PTG est ancienne. Historiquement, « restaurer » un alignement mécanique neutre par des coupes osseuses alignées à l’axe mécanique a été suggéré car il offrait aux patients le meilleur compromis fonction/survie des implants à long terme. Plus récemment, des questions ont été soulevées pour savoir si ces objectifs devraient évoluer vers des concepts plus anatomiques et spécifiques aux patients, la restauration de la mécanique laissant le pas à une restauration plus cinématique du genou. Afin d’apprécier les difficultés d’un tel changement dans les objectifs d’alignement et visualiser les écueils à éviter, il faut d’abord comprendre le raisonnement en faveur du positionnement des prothèses de genou selon un alignement mécanique neutre.

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Technique de Jackson

Mise en place des implants pour une fixation lombo-sacrée : technique de Jackson

B. Ilharreborde

Chapitre 10 extrait de l’ouvrage Orthopédie pédiatrique. Rachis et thorax

Indications

La fixation sacrée de Jackson est une méthode de stabilisation lombo-pelvienne limitée au sacrum, sans extension aux os iliaques. Elle est indiquée dans les arthrodèses longues thoraco-lombo-sacrées, notamment dans les scolioses d’origine neuromusculaire, mais également dans des montages plus courts, comme les spondylolisthésis de haut grade.

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Revascularisation – extrait de l’ouvrage Chirurgie de la main. L’urgence

En avant-première, nous vous présentons un extrait du chapitre 8 de l’ouvrage Chirurgie de la main l’urgence qui paraîtra le 2 mars 2016, par Michel Merle et Gilles Dautel.

Ce chapitre a été écrit par G. Dautel, Professeur des universités, chef du service de chirurgie plastique et reconstructrice de l’appareil locomoteur, CHU de Nancy

Le diagnostic de dévascularisation, qu’il se fasse sur un ou plusieurs doigts ou sur la main, doit être porté dès l’admission du blessé car il définit le degré d’urgence. Voir l’intégralité de l’article ≫