Paroles d’expert – Gynécologie Obstétrique Sage femme

Rééducation périnéale et abdominale dans le post-partum

Xavier Deffieux, Sarah Vieillefosse, Sylvie Billecocq, Anne Battut, Jacky Nizard, Bénédicte Coulm, Thibault Thubert

POINTS CLÉS

Chez les femmes qui ont une incontinence urinaire persistante à 3 mois du postpartum, une rééducation périnéale par des exercices de contraction volontaire des muscles du plancher pelvien (MPP) est recommandée, sans qu’il ne soit possible d’en préciser les modalités précises. Des exercices de contraction volontaire des muscles du plancher pelvien sont à réaliser par la patiente elle-même. Une supervision est recommandée avec au minimum 3 séances assurées par un thérapeute (kinésithérapeute ou sage-femme), associées à des exercices réalisés au domicile. Une électrostimulation et un biofeed-back peuvent être associés aux exercices de contraction volontaires, mais ils ne sont pas recommandés isolément. Cette rééducation doit être commencée à 3 mois du post-partum, une fois qu’il a été constaté que l’incontinence urinaire (IU) persiste. L’efficacité de cette rééducation est évaluée par la disparition de l’IU (pas de corrélation entre le testing et l’efficacité sur l’incontinence). Les femmes doivent être prévenues que l’effet thérapeutique de cette rééducation périnéale est observé à court terme (1 an) mais pas à long terme (6-12 ans). La rééducation précoce, la rééducation à titre préventif et les techniques différentes d’exercices de contraction volontaire des MPP n’ont pas fait la preuve de leur efficacité et elle n’est donc pas recommandée. Il n’existe pas de preuve d’un éventuel rôle préventif de la rééducation du post-partum chez des femmes asymptomatiques pour diminuer le risque de voir apparaître chez elles des symptômes d’IU à moyen ou long terme. La rééducation périnéale chez des femmes asymptomatiques (continentes) dans le but de prévenir une IU à moyen ou long terme, n’est donc pas recommandée. Voir l’intégralité de l’article ≫

mémento de la sage-femme : neurologie

Céphalées

Céphalée bénigne

Avant de diagnostiquer une simple céphalée bénigne, il faut éliminer les étiologies les plus graves : AVC (accident vasculaire cérébral), HTA, HIC (hypertension intracrânienne), méningite, abcès cérébral, thrombophlébite cérébrale…

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Hémorragie du post-partum

L’hémorragie du post-partum (HPP) constitue toujours la première cause de mortalité maternelle en France, mais la mortalité maternelle par hémorragie obstétricale a significativement diminué ces dernières années (RMM 1,2/100 000 naissances vivantes en 2010-2012 vs 2,2/100 000 naissances vivantes en 2001-2003. L’HPP complique 5 % des accouchements et est considérée comme sévère dans 2 % des accouchements.

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Prise en charge des malformations fœtales : les principes

Principes de prise en charge des malformations fœtales

En cas d’antécédent ou de facteurs de risques

En cas d’antécédent familial de pathologie malformative, de maladie génétique ou de facteur de risque de pathologie fœtale du fait d’une pathologie maternelle ou d’une prise médicamenteuse, le couple doit être vu idéalement dans le cadre d’une consultation préconceptionnelle . Cette consultation permet :
• de reprendre l’ensemble des antécédents ;
• de demander des explorations complémentaires ;
• d’envisager une consultation de conseil génétique ;
• de substituer des médicaments contre-indiqués ou non recommandés pendant la grossesse ;
• d’informer des possibilités de dépistage. Voir l’intégralité de l’article ≫

Comment réaliser une Échographie pelvienne de l’enfant et de l’adolescente ?

Échographie pelvienne de l’enfant et de l’adolescente

S. Chapelière, A. Mathiot, S. Franchi-Abella, C. Adamsbaum4

4. Avec la collaboration pour les éditions précédentes de : A.-E. Millischer, C. André, G. Kalifa.

L’échographie reste la meilleure technique d’imagerie pour l’étude du pelvis de l’enfant, de la naissance à la puberté. Sa réalisation est simple, nécessitant parfois chez le petit enfant une contention, mais jamais de sédation. Une sonde sectorielle de 5 MHz suffit le plus souvent. Chez le nouveau-né, la sonde de 7,5 MHz peut être utilisée et chez l’adolescente, la sonde de 3,5 MHz est souvent utile. L’examen par sonde endovaginale est proscrite chez les jeunes filles vierges. Voir l’intégralité de l’article ≫

Première consultation et examen clinique de la femme incontinente urinaire

PLAN DU CHAPITRE

La première consultation d’une femme consultant pour une incontinence urinaire comporte un interrogatoire et un examen physique minutieux. Ils permettent de confirmer le diagnostic du type d’incontinence urinaire et d’en apprécier son retentissement. Il existe peu de diagnostics différentiels : parfois, le diagnostic de fuites urinaires est difficile et peut prêter à confusion avec des pertes vaginales fluides voire avec une hypersudation périnéale.

L’interrogatoire est réalisé à la fois par le professionnel de santé (médecin, sage-femme, kinésithérapeute, infirmière) et par des questionnaires validés que la patiente remplit elle-même (autoquestionnaires). Un catalogue mictionnel est très souvent indispensable.

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Relais des différentes contraceptions

Certaines situations cliniques, ou parfois le souhait de la femme, imposent une modification d’une méthode contraceptive pour une autre. Il est donc important de connaître les informations pratiques pour effectuer le relais afin d’assurer la continuité de l’efficacité contraceptive.

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Cancer du sein : chirurgie d’exérèse des ganglions

PLAN DU CHAPITRE
Curage axillaire
Ganglion sentinelle
Curage de la chaîne mammaire interne (CMI)
Drainage

Pendant longtemps, le seul geste pratiqué était le curage axillaire. Il s’agissait d’une ablation de tous les ganglions des premier et deuxième étages du creux axillaire (cf. fig. 1.4) entraînant des complications et des séquelles que nous connaissons tous et qui sont loin d’être négligeables (troubles sensitifs, douleurs résiduelles, lymphœdème du bras…).

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Le dépistage organisé du cancer du sein : la polémique continue. Est-ce vraiment dans l’intérêt des femmes ?

Breast cancer screening: The controversy continues… What’s the interest for women?!

Pr E. Barranger*, Dr Y. Delpech

Mots clés

  • Cancer du sein
  • Dépistage;
  • Mammographie;
  • Mortalité;
  • Traitements

Keywords:

  • Breast cancer;
  • Screening;
  • Mammography;
  • Mortality;
  • Treatments
La polémique continue après la publication ce mois-ci d’un nouvel article qui tente à nouveau de discréditer le dépistage dans le cancer du sein aux États-Unis dont la prise en charge n’est pas exactement similaire à celle proposée en France. Rappelons quelques chiffres sur le cancer du sein en France. Avec plus de 48 000 nouveaux cas et près de 12 000 décès en 2012, le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquemment diagnostiqué et la première cause de décès par cancer chez les femmes en France. Vingt-cinq pour cent surviennent avant 50 ans, 50 % entre 50 et 70 ans (cible du dépistage en France), et 25 % après 70 ans. La mortalité est restée relativement stable jusqu’aux alentours de 1995, puis a diminué significativement jusqu’en 2012 (dernières données disponibles). On constate en effet une diminution moyenne de la mortalité de −0,6 % par an entre 1980 et 2012, et de −1,5 % par an entre 2005 et 2012. Le dépistage organisé (DO) du cancer du sein en France fait l’objet d’un programme national, étendu depuis 2004 sur tout le territoire invitant les femmes âgées de 50 à 74 ans, sans symptôme et sans facteur de risque particulier de cancer du sein autre que leur âge, à réaliser tous les deux ans une mammographie de dépistage et un examen clinique, sans avance de frais. En 2014, 53 % des femmes ont participé au DO. S’y ajoute un taux estimé de 10 à 15 % de femmes de 50 à 74 ans réalisant une mammographie en dehors du DO, ce qui porterait à près de 65 % le taux global de participation au dépistage du cancer du sein en France en deçà des 70 % recommandations européennes et des objectifs de 80 % espérés par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé.

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Recommandations pour l’administration d’oxytocine au cours du travail spontané

Texte court des recommandations

Oxytocin administration during spontaneous labour: Guidelines for clinical practice. Guidelines short text

C. Dupont a,∗,b, M. Carayol c, C. Le Ray d,e, C. Barasinski f, R. Beranger g, A. Burguet h, A. Chantry i,j, C. Chiesa j, B. Coulm j, A. Evrard k, C. Fischer l, L. Gaucher b,m,n, C. Guillou o, F. Leroy p, E. Phan q, A. Rousseau r,s, V. Tessier t, F. Vendittelli f, C. Deneux-Tharaux j , D. Riethmulleru

Références Auteurs

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