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Médecine

Paroles d’expert – Médecine

Internet et bactériologie médicale

A. Philippon

Introduction

En un peu moins de 15 ans, Internet est devenu incontournable aussi bien dans la vie personnelle que professionnelle. L’importance d’Internet et des technologies qui y sont associées est attestée en France par l’existence d’une ministre déléguée aux petites et moyennes entreprises (PME), à l’Innovation et à l’Économie numérique, ayant rappelé en 2010 que : « les TICE ou technologies de l’information et de la communication généraient 25 % de la croissance mondiale et 40 % des gains de productivité en Europe ».
Au XXIe siècle, il est devenu possible d’écrire ou d’envoyer des images en temps réel à des collègues n’importe où sur la planète. L’e-learning ou la formation à distance, l’e-éducation, l’e-santé en sont encore à leurs balbutiements, en particulier en France. L’éducation et la médecine vont ainsi être profondément transformées au cours de la décennie prochaine. On retiendra surtout l’accès facile et rapide, souvent en moins d’une seconde, à une source phénoménale d’informations avec plus de 1000 milliards de sites en ligne dont, le plus souvent, l’accès est gratuit !

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M-ABC : quels troubles moteurs chez les enfants autistes ?

Une étude portant sur une cohorte de vingt-deux garçons montre que la motricité globale des enfants autistes est altérée. Des résultats qui méritent d’être affinés, entre autres, par l’évaluation du contrôle visuo-moteur et de la coordination pour améliorer la prise en charge. A lire dans la revue Science & Sports.

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Pour ou contre la légalisation du cannabis ?

Le cannabis est l’objet de nombreux travaux scientifiques, comme le montrent les 23 734 publications indexées dans PubMed au 08/07/2016. Les domaines d’investigations le concernant sont très divers : mécanismes d’action, métabolisme, toxicité, effets somatiques, effets sur le psychisme, etc. Parallèlement, son statut juridique est depuis de nombreuses années un sujet de débats en France et dans de nombreux autres pays. En France, depuis quelques décennies, les usages du cannabis ont été souvent décrits en termes de convivialité et de détente. Certains consommateurs sont caractérisés par un usage ponctuel et sociable volontiers qualifié de « festif » ou « récréatif », tandis que d’autres le sont par un usage régulier et solitaire [1]. Parallèlement, l’intérêt thérapeutique de certains de ses principes actifs, et en particulier du delta-9-tetrahydrocannabinol (THC) et du cannabidiol, est venu s’immiscer dans les débats relatifs à la toxicité de cette plante sous le prétexte que « si c’est un médicament, c’est bon pour la santé ». Un tel adage est un non-sens scientifique.

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Savoirs et pratiques : la culture à l’hôpital

Projet d’établissement

Culture et prise en charge globale des patients

Yann Bubien, Directeur général du CHU d’Angers, CHU d’Angers, 4, rue Larrey, 49100 Angers, France YaBubien@chu-angers.fr

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Morsure de chauve souris, de chien, de tique… à savoir

Infections à la suite de morsures et griffures

Résumé

Une morsure ou une griffure animale est un motif fréquent de consultation médicale. Les animaux de compagnie, traditionnels comme émergents, sont le plus souvent en cause et les accidents concernent majoritairement les enfants. La gravité de la blessure infligée dépend de l’animal mordeur, de l’importance des lésions mécaniques et du risque de surinfection polymicrobienne de la plaie. Ce risque est directement corrélé à la rapidité de prise en charge adaptée. Certains animaux sont aussi vecteurs d’infections bactériennes ou virales spécifiques importantes à connaître et prévenir, en plus d’une évaluation et de la prise en charge du risque du tétanos ou de la rage qui doit être systématique.

Introduction

Les morsures et griffures animales sont extrêmement communes et représentent un motif fréquent de consultation d’urgence. En France, on estime à environ 100 000 par an le nombre de plaies attribuées aux animaux domestiques [1]. Plus de 75 % des morsures animales sont dues à des animaux domestiques et plus de 70 % des blessés le sont par leur propre animal ou un animal qu’ils connaissent [2, 3]. Alors que les chiens infligent environ 80 % des plaies, les chats sont responsables des 10 à 20 % restants [2]. Cette répartition est confirmée dans une étude portant sur 2026 morsures aux États-Unis, avec 80,5 % de morsures de chiens, 13,2 % de chats, 5,2 % de rongeurs domestiques ou sauvages, et de manière plus anecdotique par le bétail, les singes, les reptiles et les chauves-souris [4]. La gravité potentielle dépend de l’agressivité de l’animal mordeur ainsi que de l’importance des lésions mécaniques, du pouvoir pathogène des agents infectieux inoculés, du terrain préexistant de la personne mordue (diabète, éthylisme, splénectomie, autres immunodépressions, etc.) et de la qualité et précocité de la prise en charge. Bien que parfois considérées comme anodines, les morsures s’infectent souvent avec la flore orale du mordeur (qu’elle soit commensale, ou influencée par les aliments précédemment ingérés) ou, plus rarement, avec la flore cutanée du mordu. Des complications locales peuvent exceptionnellement nécessiter l’amputation d’un membre. Des complications systémiques grevées d’une importante morbidité peuvent entraîner le décès, comme en cas d’infection par Capnocytophaga canimorsus chez un patient immunodéprimé [5]. La gestion de la prévention du tétanos doit être systématique après toute plaie pénétrante, celle de la rage après toute morsure ou griffure par un mammifère, qu’il soit sauvage ou domestique. Enfin, les conséquences psychologiques d’une attaque animale sont un problème souvent sous-estimé alors que 50 % des enfants ayant subi une attaque de chien souffrent d’un syndrome de stress post-traumatique [6]. Le cas particulier des envenimations inhérent aux morsures de reptiles ou aux piqûres d’hyménoptères n’est pas détaillé dans cet article.

 

références

[1]  Djellalil A., Galatis N., Tamisier M., Zunino F.M., Mastropasqua S., Kiegel P. Évaluation de l’indication des sutures et de l’antibiothérapie dans la prise en charge des plaies par morsure de chats et de chiens J Eur Urg 2007 ;  20 (Suppl. 1) : 156-157

[2] Ribeiro C, Sallaz G, Fontanel A. Les morsures et les griffures d’animaux en France métropolitaine. Les_morsures_et_les_griffures_d_animaux_en_France_metropolitaine.pdf.

[3] Ozanne-Smith J., Ashby K., Stathakis V.Z. Dog bite and injury prevention-analysis, critical review, and research agenda Injury Prev 2001 ;  7 : 321-326

[4] Steele M.T., Ma O.J., Nakase J., Moran G.J., Mower W.R., Ong S., et al. Epidemiology of animal exposures presenting to emergency departments Acad Emerg Med 2007 ;  14 : 398-403

[5] Pers C., Gahrn-Hansen B., Frederiksen W. Capnocytophaga canimorsus septicemia in Denmark, 1982-1995: review of 39 cases Clin Infect Dis 1996 ;  23 : 71-75

Vous venez de lire le résumé et l’introduction de l’EMC Maladies infectieuses relative à l’article Infections à la suite de morsures et griffures

Et maintenant, évaluez-vous sur le blog

 

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Toute référence à cet article doit porter la mention : F. Goehringer, T. May. Infections à la suite de morsures et griffures. EMC – Maladies infectieuses 2015;12(3):1-7 [Article 8-003-O-10].

 

 

Dix règles d’or en traumatologie

1 – Un(e) patient(e) n’a jamais rien !

Une radiographie normale n’est pas synonyme d’absence de lésion. Une contusion fait mal ; un traumatisme ligamentaire ou tendineux provoque une impotence fonctionnelle. Il faut identifier ou évoquer la lésion et proposer une conduite à tenir.

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Professions libérales : Comment déduire les Frais de véhicules ?

Choix du mode de déduction

Déduction des frais réels ? Déduction forfaitaire ?

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Egalité enfants handicapés

Enfants handicapés, à quand une réelle égalité ?

Clarisse Grataloup
Élève de terminale économique et sociale

Alicia Violet
Élève de terminale littéraire

Si la maladie et le handicap blessent la vie de bien trop d’enfants, certains subissent une autre violence, invisible mais bien réelle. Entre handicap et éducation, la véritable injustice se situe en effet bien souvent dans l’impossible accès à des structures adaptées.

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Webconférence Hygiène des mains

A l’occasion de la Journée Mondiale sur l’Hygiène des mains de l’OMS du 5 mai 2015, déclinée en France par le Ministère de la Santé autour de la Journée Mission Mains Propre, Elsevier Masson a organisé une conférence en ligne sur l’hygiène des mains et la formation des soignants, en partenariat avec l’Association Française des Directeurs de Soins (AFDS) et l’Association Formatic Santé.

Dans cette conférence en ligne, vous verrez 8 témoignages de professionnels de la Santé issus des secteurs paramédicaux et médicaux qui partagent l’engagement de leur établissement dans l’amélioration de l’hygiène des mains et la réduction de la propagation des IAS.

L’objectif de cette conférence en ligne est de permettre, au moyen d’illustrations concrètes, de partager de bonnes pratiques et créer des passerelles entre établissements sur une thématique incontournable pour tous et figurant parmi les critères de la certification de la Haute Autorité de Santé (HAS).

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HÉPATITE VIRALE

HÉPATITE VIRALE CHRONIQUE C (1)

La prise en charge de l’hépatite C a été profondément modifiée par l’arrivée des antiprotéases (de la protéase virale NS3-4A), des inhibiteurs de l’ARN-polymérase  NS5B et des inhibiteurs de la protéine NS5A du virus de l’hépatite C (VHC).
Les hépatites chroniques virales sont le plus souvent asymptomatiques et découvertes de façon fortuite ou lors d’un dépistage.

La prévalence de l’anticorps anti-VHC en France est de 1 à 1,5 % de la population, soit 500 000 à 600 000 personnes. Plus de 70 % des sujets infectés par le VHC vont développer une hépatite chronique et 20 % une cirrhose.
L’arbre suivant résume l’attitude à adopter devant la découverte d’une sérologie VHC positive.

Extrait de la 9e édition du Guide de Thérapeutique PERLEMUTER 2017

Léon Perlemuter et Gabriel Perlemuter
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