Paroles d’expert – Médecine

Algorithme simplifié SFAR/SFC d’évaluation et de stratification du risque

Résumé

Les recommandations formalisées d’experts SFAR/SFC proposent un algorithme d’évaluation et de stratification du risque cardiaque chez le patient coronarien adressé pour une chirurgie non cardiaque adapté au système de soins français. Cet algorithme simplifié comporte, d’une part, l’estimation du risque lié au patient à l’aide du score de Lee clinique à cinq items, de la mesure de la réserve fonctionnelle cardiaque en équivalents métaboliques et de l’évaluation de la stabilité de la cardiopathie sous-jacente, et d’autre part, l’estimation du risque lié à la chirurgie. Il évite le recours aux explorations fonctionnelles cardiaques pour la grande majorité des patients moyennant l’optimisation du traitement médical préopératoire.

Mots clés : Coronaropathie, Stratification du risque, Score de Lee, Réserve fonctionnelle cardiaque Voir l’intégralité de l’article ≫

Corrélation entre la saison de naissance et le poids, la puberté…. Découvrez Heliyon !

Season of birth is associated with birth weight, pubertal timing, adult body size and educational attainment: a UK Biobank study.

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Dépistage et prévention de l’incontinence urinaire

L’incontinence urinaire est définie par une perte involontaire d’urine dans un lieu et/ou à un moment inapproprié.

Ce symptôme après 80 ans a une prévalence de 30 % dans les unités de court séjour, 50 % dans les unités de soins de suite et de réadaptation, 60 % dans les secteurs de soins de longue durée.

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Allergies alimentaires : Problèmes actuels de sécurité alimentaire

Évaluation du risque : intérêt des seuils réactogènes

M. Drouet

L’appréciation du risque dans l’allergie alimentaire immédiate, situation où les réactions peuvent être sévères voire fatales, est basée sur l’évaluation des seuils réactogènes. Toutefois, le terme de « seuil réactogène » peut avoir des significations différentes selon les différents protagonistes. Pour le sujet allergique consommateur, l’intérêt est de connaître son propre seuil réactogène, c’est-à-dire la plus petite quantité d’aliment nécessaire pour déclencher une réaction allergique. Pour une population allergique, la notion de seuil réactogène pourrait être la plus petite quantité d’aliment susceptible de déclencher une réaction allergique chez la majorité des individus sensibilisés ou pour un pourcentage déterminé de cette population allergique. Pour l’industrie agro-alimentaire et les autorités de régulation, la notion de seuil pourrait correspondre à la quantité d’allergène potentiellement présente suite à une présence fortuite ou une contamination croisée dans la chaîne de production alimentaire, quantité mesurable par les techniques de détection actuellement disponibles.

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Chirurgie de l’hallux valgus chez l’enfant

P. Souchet

L’hallux valgus juvénile et de l’adolescent est une déformation fréquente [1] (de 2 à 4 %). Comme chez l’adulte, l’HV est défi ni comme une déviation latérale du gros orteil et médiale de M1, avec l’apex de la déformation au niveau de la première articulation métatarsophalangienne (MTP1 ) [2, 3].
Plusieurs caractéristiques cliniques distinguent l’HV de l’enfant de celui de l’adulte. La dégénérescence arthrosique et une importante bursite sont rares. On retrouve moins de pronation et de subluxation des sésamoïdes [4-6]. La déformation est plus fréquente chez les filles que chez les garçons, jusqu’à 88 % de filles. La déformation est généralement bilatérale.
La prise en charge de l’HV après la fermeture de la physe proximale de M1 n’a pas de particularité par rapport à la prise en charge de l’adulte. Il n’existe aucun consensus sur le traitement chirurgical optimal.
Il nous semble plus important de développer l’HV de l’enfant et du nouveau-né pour ses caractéristiques pédiatriques et les pièges diagnostiques qu’il peut cacher. Voir l’intégralité de l’article ≫

Association entre les radiations ionisantes naturelles et les tumeurs cérébrales de l’enfant

J. Berlivet
Sous la direction de D. Hémon

Auteurs

État de la question

L’étiologie des tumeurs cérébrales (TC) de l’enfant est mal connue et les radiations ionisantes à fortes doses, classées « cancérogène certain » par le CIRC, restent le seul facteur de risque externe établi à ce jour. La relation entre l’exposition aux radiations ionisantes à faible dose d’origine naturelle (RIN) et les TC de l’enfant a été étudiée dans plusieurs travaux dont les méthodes et les résultats ne sont pas totalement convergents. Parmi les cinq études les plus récentes, deux ont considéré l’exposition aux rayonnements gamma, mais une seule a conclu à une association positive avec les TC, en considérant une exposition cumulée. Quatre études ont considéré l’exposition au radon et pour trois d’entre elles, basées sur un grand nombre de cas, les associations avec les TC de l’enfant étaient non significatives. Voir l’intégralité de l’article ≫

Les sorties d’hospitalisation

L’hospitalisation des patients âgés, même programmée et justifiée, peut entraîner des effets délétères sur le maintien de l’autonomie. Il importe d’éviter leur survenue et de préparer le retour à domicile, en veillant à un rapprochement entre l’aide et les soins, grâce à une meilleure coordination de l’intervention des professionnels du secteur sanitaire et du secteur médicosocial.

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Discordance entre HbA1c et résultat de l’autosurveillance glycémique

Introduction aux cas cliniques, état de l’art

Depuis la mise au point de son dosage, dans les années 1970–1980 [1–3], l’HbA1c est considérée comme le « gold standard » de la surveillance des états diabétiques [4–6]. Ce dosage paraît aujourd’hui d’une telle banalité que l’on finit par oublier toutes les étapes qui ont mené à l’obtention d’un dosage fiable. Le succès de l’HbA1c en tant que marqueur de l’équilibre glycémique est lié à deux éléments : il intègre l’exposition totale au glucose sur une période de 3 mois [4,7–9] et son dosage trimestriel est indépendant de l’heure du prélèvement, puisque le taux de l’HbA1c n’est pas influencé par la proximité d’une prise alimentaire. Chez l’adulte normal, la majorité de l’hémoglobine (Hb) dans les globules rouges natifs est représentée par l’HbA (97 % du total), le reste étant sous forme d’HbA2 (2,5 % du total) et d’HbF (0,5 % du total). Ces trois types d’hémoglobine sont codés par des gènes différents. Leurs différences résident dans les quatre chaînes protéiques qui s’insèrent sur les quatre noyaux héminiques centraux : deux chaînes α et deux chaînes β pour l’HbA ; deux chaînes α et deux chaînes δ pour l’HbA2 ; deux chaînes α et deux chaînes γ pour l’HbF. À ces variantes génétiques viennent se surajouter des modifications post-traductionnelles qui portent sur l’HbA et qui sont obtenues par carbamylation, acylation, sulfatation et surtout par glycation. Cette dernière réaction conduit à la fixation non enzymatique d’un sucre ou d’un dérivé sucré sur une chaîne protéique. Dans le cas de l’HbA1c, cette réaction post-traductionnelle démarre avec la naissance du globule rouge, à l’instant où il se trouve pour la première fois de son existence au contact du glucose plasmatique [1,7]. Elle se poursuit ultérieurement pendant les 120 jours de la durée de vie du globule rouge (figure 6.1). La fixation non enzymatique (« glycation ») est proportionnelle à la concentration plasmatique du glucose[1,7]. Ainsi une partie de l’HbA, qui constitue 97 % de l’hémoglobine totale dans le globule rouge natif, se transforme en hémoglobine glyquée. Dans le sang d’un adulte normal, qui est constitué par une cohorte d’érythrocytes jeunes, vieux ou d’âge intermédiaire, les différentes fractions de l’Hb sont réparties de la manière suivante (tableau 6.1). Voir l’intégralité de l’article ≫

Régimes à la mode, un article de l’EMC Endocrinologie-Nutrition

Auteur

J.-M. Lecerf,  Service de nutrition, Institut Pasteur de Lille, 1, rue du Professeur-Calmette, BP 245, 59019 Lille cedex, France

Résumé

Les régimes à la mode fleurissent à une vitesse accélérée depuis quelques années. Cette prolifération a plusieurs origines qui sont analysées ici, en particulier une recherche de solution simple à des pathologies ayant un traitement difficile, mais aussi un individualisme qui s’exprime à travers ces choix, renforcé par une perte de transmission des repères alimentaires. Ces modes ne s’inscrivent pas dans une approche diététique rationnelle. Sont passés en revue successivement les régimes amaigrissants à la mode, les régimes d’exclusion dits régime « sans » (sans lait, sans blé – sans gluten -, sans viande, sans aliment cuit, paléolithique), et enfin le jeûne, nouvelle mode. Les justifications erronées ou non, les effets indésirables ou les bénéfices sont décrits. Il apparaît que la multitude de régimes amaigrissants expose aux mêmes risques de déficits, de troubles du comportement alimentaire et surtout de reprise de poids, du fait d’une résistance à l’amaigrissement dont ce texte détaille très largement les mécanismes. Les régimes sans lait n’ont que très peu d’indications réelles et exposent à des déséquilibres nutritionnels et à des conséquences négatives multiples pour la santé. Le régime sans gluten est totalement justifié dans la maladie cœliaque et ses différentes formes ; l’hypersensibilité au gluten est une entité mal définie qui est probablement le plus souvent due à un autre problème. Le régime végétarien est un choix le plus souvent philosophique ; c’est un régime qui peut être équilibré alors que le régime végétalien entraîne des carences. Le régime paléolithique a des effets démontrés mais n’est guère applicable. Le régime cru n’a pas d’intérêt et plutôt des inconvénients. Le jeûne est une pratique qui a fondamentalement une signification spirituelle, à laquelle on attribue des vertus qu’il n’a pas démontrées. Désignant certains aliments comme mauvais, ils s’apparentent à de l’antinutrition.

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Une pathologie pouvant être responsable de déficience intellectuelle : le syndrome de l’X fragile

N’ayant pas pour objectif de faire un inventaire de toutes les maladies à déficience intellectuelle connues dans le monde de la médecine, les auteurs ont choisi de se focaliser sur l’une des affections les plus retrouvées et expertisées en consultation de génétique : le syndrome de l’X fragile. Voir l’intégralité de l’article ≫