Paroles d’expert – Ophtalmologie

Œil rouge non traumatique

L’œil rouge accompagné ou non de douleur est un motif fréquent de consultation en urgence ophtalmologique.
Un bilan complet (interrogatoire, examen clinique) est indispensable pour poser le diagnostic étiologique et permettre une prise en charge thérapeutique efficace.
Sa présence témoigne de pathologies très variées, de la conjonctivite bénigne à des affections sévères susceptibles de mettre en jeu la fonction visuelle.
La recherche des facteurs de gravité est systématique :
■ douleur oculaire ;
■ baisse d’acuité visuelle ;
■ cercle périkératique.
Un tableau récapitulatif des étiologies les plus fréquentes permet d’orienter votre
démarche thérapeutique.
Voir l’intégralité de l’article ≫

Incisions de cornée et chirurgie de cataracte conventionnelle

Les incisions cornéennes transfixiantes, voies d’abord et première étape de la chirurgie conventionnelle de la cataracte, conditionnent la qualité du geste chirurgical, mais aussi le résultat réfractif final. Il existe plusieurs façons de réaliser ces incisions en termes de localisation, d’axe, de dimensions et de construction. En pratique, les incisions en cornée claire ont progressivement remplacé les incisions sclérales (figure 3.1 et vidéo 9 ) [1] .

Voir l’intégralité de l’article ≫

Chirurgie palpébrale : Ptosis

Le ptosis est défini comme une chute de la paupière supérieure liée à un déficit d’action de l’une des composantes ou de l’ensemble du muscle releveur [1].
Les mécanismes sont variés : neurogène, myogène, aponévrotique, mécanique. Les étiologies sont parfois intriquées et l’exemple le plus caractéristique est représenté par le ptosis traumatique qui peut correspondre à chacune de ces étiologies.

La chirurgie s’est beaucoup améliorée ces dernières années. Toutefois, malgré l’apparition de techniques nouvelles, il reste de nombreuses difficultés et des résultats imparfaits. Le patient doit être prévenu de ces imperfections et de la possibilité de reprise chirurgicale à court, moyen ou à long terme, en raison d’une sous- ou d’une surcorrection inesthétique qui peut persister a minima. Voir l’intégralité de l’article ≫

Rétine et vitré : Thérapies laser pour les maladies du segment postérieur

Principes de base de la photocoagulation

La photocoagulation utilise l’énergie lumineuse pour coaguler les tissus. Une fois l’énergie lumineuse délivrée au tissu cible, elle se transforme en énergie thermique et la température des tissus s’élève au-dessus de 65 °C, ce qui provoque la dénaturation des protéines tissulaires et la nécrose de coagulation.

Voir l’intégralité de l’article ≫

RAPPORT SFORL 2017 : Robot-assisted suturing and microsurgery

CONTENTS

  • The Smart Tissue Autonomous Robot (STAR): the role of intelligence and autonomy in surgical robotics
  • Robot-assisted microsurgery: the next step in reconstructive surgery

Voir l’intégralité de l’article ≫

Uvéites médicamenteuses

Antoine Rousseau, Marc Labetoulle

Les uvéites d’origine médicamenteuse sont une cause rare d’inflammation intraoculaire (elles représentaient moins de 0,5 % des uvéites vues dans un centre tertiaire américain dans les années 1990 [1]) mais leur incidence semble en augmentation [2], probablement grâce à une meilleure pharmacovigilance. Un grand nombre de médicaments, le plus souvent systémiques, mais également des vaccins, des traitements topiques ou en injection intraoculaire ont été incriminés. L’avènement des thérapeutiques anticancéreuses ciblées et des inhibiteurs des points de contrôle de l’immunité a récemment fait apparaître de nouvelles formes d’uvéites médicamenteuses, associées le plus souvent à d’autres anomalies iatrogènes.

Voir l’intégralité de l’article ≫

Nystagmus et autres mouvements anormaux

M. ROBERT

Classifications et éléments de vocabulaire

Classifications des mouvements oculaires anormaux Spontanés

En 2001, sur commande du National Eye Institute, un groupe de 22 médecins et scientifiques américains a publié une classification nommée Classification of eye movement abnormalities and strabismus ou CEMAS (encadré 23-1) [1]. Celle-ci s’est progressivement imposée dans les publications internationales. Malgré ses imperfections, elle repose sur des connaissances récentes et constitue une simplification par rapport aux précédentes classifications, notamment pour ce qui est des nystagmus à début précoce. Nous emploierons donc ici essentiellement les termes et les notions issues de cette classification. Dans l’encadré 23-1, les termes en italique et entre parenthèses sont les termes exacts issus de la classification et ceux entre crochets sont les termes français classiques correspondants, issus d’une longue tradition de strabologie francophone et encore souvent usités.

Voir l’intégralité de l’article ≫

Traitement chirurgical du glaucome à angle ouvert

P. Hamard, MD, PhD
Service du professeur Baudouin, Centre hospitalier national d’ophtalmologie des Quinze-Vingts, 28, rue de Charenton, 75012 Paris, France

Résumé

Le traitement chirurgical du glaucome a pour but de baisser la pression oculaire pour limiter la progression du glaucome. Il est actuellement indiqué en cas d’échec du traitement médical ou par laser, ou lorsque le glaucome évolue. La chirurgie de première intention s’adresse aux glaucomes très hypertensifs, rapidement évolutifs ou aux glaucomes juvéniles. Les procédures chirurgicales sont nombreuses, d’efficacité variable. Les techniques incisionnelles facilitent toutes l’évacuation de l’humeur aqueuse hors de l’œil, soit en restaurant l’évacuation physiologique par voie trabéculaire ou uvéosclérale, soit en ôtant ou en court-circuitant le trabéculum, lieu de la résistance à l’écoulement. Les techniques de cycloaffaiblissement, par différents moyens physiques, diminuent quant à elles la production d’humeur aqueuse. Le choix de l’une ou l’autre technique dépend essentiellement du stade du glaucome, du degré d’ouverture de l’angle iridocornéen (AIC), de la valeur de la pression intraoculaire (PIO), de l’état des tissus oculaires et des risques encourus à ouvrir l’œil. La trabéculectomie perforante et la sclérectomie profonde non perforante sont les chirurgies de référence de première intention, la sclérectomie étant préférée si l’angle est bien ouvert car elle entraîne moins de complications, mais toutes deux dépendent d’une bulle de filtration et de sa cicatrisation. Les autres chirurgies non perforantes et les chirurgies mini-invasives, qui limitent les manipulations tissulaires ou visent à restaurer l’écoulement aqueux physiologique pour s’affranchir des problèmes liés à la bulle de filtration, sont moins efficaces et réservées aux glaucomes modérés peu hypertensifs. En cas d’échec des précédentes techniques, les implants de drainage de l’humeur aqueuse vers les espaces sous-conjonctivaux postérieurs sont des alternatives aux techniques d’affaiblissement ciliaire, ces dernières étant réservées aux glaucomes évolués et/ou pour lesquels l’ouverture de l’œil n’est pas recommandée. Dans tous les cas, le pronostic chirurgical est meilleur si le glaucome n’est pas trop évolué et si les tissus sont peu remaniés.

Voir l’intégralité de l’article ≫

Cas cliniques – Nouvelle imagerie multimodale en DMLA

Extrait Chapitre 1. L’OCT-Angiographie de l’ouvrage La DMLA exsudative Voir l’intégralité de l’article ≫

Fiches cliniques Déficiences visuelles : introduction et fiche n°1 Enfant d’âge préscolaire

Introduction

Afin de faciliter la compréhension de la prise en charge en réadaptation d’une personne en situation de handicap visuel, nous aurions souhaité proposer au lecteur des procédures spécifiques à chaque pathologie en cause. Or, dans la réalité, il n’est pas possible de décliner des fiches standardisées par pathologie.
En effet, la prise en charge en réadaptation est extrêmement différente de la prise en charge en soins curatifs. Elle englobe plusieurs dimensions : rééducation, réadaptation et réinsertion et nécessite le plus souvent, conjointement, l’intervention d’acteurs du champ sanitaire et du champ social.
C’est pourquoi nous avons choisi d’exposer d’abord des principes de prise en charge applicables à l’adulte, toutes pathologies et toutes situations confondues. Les 27 fiches spécifiques qui suivent ne font qu’ajouter à ces principes de prise en charge des spécificités propres à un âge, une pathologie ou une situation particuliers.

Voir l’intégralité de l’article ≫