Paroles d’expert – Psychiatrie

Douleur

M.-T. Paul-Coudray , A. Simon (superviseur : Ph. Drabs)

Aborder ce thème d’une façon positive et pleine d’espoir est le message important à transmettre. La sophrologie est une aide précieuse dans l’accompagnement de personnes douloureuses, elle rend acteurs de leur mieux-être des patients confrontés à la sensation douloureuse présente dans leur corps et leur vie et elle peut leur apporter une nouvelle liberté. Voir l’intégralité de l’article ≫

Érika prend ses pensées pour des vérités

Ces dernières années, la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) a attiré l’attention des chercheurs et des cliniciens dans l’intervention auprès des adolescents ( Hayes, Strosahl, & Wilson, 2012 ). Ce chapitre décrit une prise en charge ACT auprès d’une adolescente présentant des pensées intrusives et obsessionnelles. La prise en charge d’Érika sera décrite et commentée séance par séance. Voir l’intégralité de l’article ≫

Soigner l’EHPAD

To care the nursing home

Parmi toutes les tâches incombant aux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), il en est une dont il n’est pas souvent question mais qui mériterait d’être inscrite en tête de leur ordre du jour. C’est celle de s’interroger, non pas sur leur projet, mais sur ce qui les empêche de le réaliser. Autrement dit, de détacher un temps leur attention des recommandations et des protocoles pour considérer la vie réelle des résidents et se demander pourquoi la survie d’un certain nombre ne dépasse pas l’année de leur admission. Le refus catégorique des soignants de finir leurs jours dans ce type d’établissement montre bien, d’une autre manière, qu’il ne suffit pas de respecter les droits des personnes pour en faire des lieux ouverts à la vie. Mais il y a plus grave, ce sont les pathologies somatiques et psychiatriques favorisées sinon engendrées par cet univers fermé qu’est l’institution gériatrique, qui se répercutent aussi sur l’espérance de survie moyenne en EHPAD. Voir l’intégralité de l’article ≫

Explorer le sommeil : TCC dans l’autisme et le retard mental

Les plaintes concernant le sommeil sont très fréquentes dans cette population : difficultés pour s’endormir, réveils au milieu de la nuit, réveil matinal précoce, etc. Un mauvais sommeil entraîne une journée pénible pour le patient et pour son entourage : fatigue, manque de concentration, irritabilité.
La question de l’insomnie fait intervenir, presque dans tous les cas, des facteurs biologiques et/ou des processus de conditionnement répondant.

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Remédiation cognitive dans l’alcoolo-dépendance

En France, 2 millions de personnes sont alcoolo-dépendantes. En 2012, l’usage nocif de l’alcool a été à l’origine de 3,3 millions de décès dans le monde (OMS, 2014). Au-delà de la dépendance qu’il favorise, l’alcool augmente le risque de développer plus de 200 maladies. L’alcool est à l’origine de 50 000 décès par an en France (Effertz, 2013).
Les réponses thérapeutiques sont peu nombreuses. L’efficacité de très peu de traitements médicamenteux est avérée dans les addictions (Potenza et al. , 2011 ; Sofuoglu & Kosten, 2004 ; Soyka et Lieb, 2015). Par contre, nous disposons de preuves scientifiques sur l’efficacité d’un certain nombre de traitements non médicamenteux (Carroll & Onken 2005 ; Dutra et al. , 2008 ; Miller & Wilbourne 2002 ), dont l’entretien motivationnel (EM), le management de contingences (MC) et les thérapies cognitives et comportementales (TCC). Cependant, les effets de ces thérapies sont d’intensité modérée et leurs bénéfices comportementaux varient largement selon les individus (Dutra et al. , 2008). Par conséquent, se concentrer sur les variables individuelles associées est une stratégie intéressante pour améliorer l’efficacité des traitements comportementaux.

R. Miranda , N. Bordas , A. Benyamina

Auteurs

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L’examen en psychiatrie

L’examen clinique

J.D. Guelfi, F. Rouillon

Comme en médecine physique, l’examen d’un patient en psychiatrie vise à recueillir des signes cliniques dans le but d’établir un diagnostic, d’évaluer le pronostic et d’orienter une thérapeutique. Mais ici, la sémiologie est largement dominée par le « matériel » verbal ; si le corps s’exprime à la fois par ses symptômes (mimique, tonalité de la voix, ralentissement gestuel, etc.) et par ses comportements, il n’est guère, en psychiatrie, l’objet d’investigation directe, médiatisée par une technique codifiée de l’examen. Voir l’intégralité de l’article ≫

Obésité et changement

Le changement

La plupart du temps, le changement attendu par le sujet en surpoids qui demande une aide thérapeutique est un changement symptomatique de perte de poids. À ce propos, il y a des réalités incontournables qu’il convient d’admettre et d’expliquer au moment où s’exprime la demande du patient. Il s’agit d’une triple réalité : le changement demande beaucoup de temps, il demande des efforts, et il se heurte à des résistances inconscientes . Voir l’intégralité de l’article ≫

L’usage de l’hypnose pour soigner et accompagner les personnes souffrant de dépression

Éric Bonvin

Introduction

Utilisée dans le cadre d’une relation thérapeutique assurée et sécurisante, l’hypnose peut constituer une référence intéressante pour accompagner les personnes souffrant de dépression. Après quelques éclaircissements sur les notions de dépression et d’hypnose, ce chapitre propose d’explorer la symptomatologie dépressive en la plaçant sous l’éclairage des phénomènes hypnotiques, pour finalement aborder les possibilités et les limites de l’usage de l’hypnose dans le traitement de la dépression.

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Troubles des conduites alimentaires de l’enfant et de l’adolescent

Prise en charge en ambulatoire

G. Mamou, A. Bargiacchi

Plan du chapitre

Prise en charge de première intention

La prise en charge ambulatoire (tableau 12.1) doit être privilégiée autant que possible en première intention, surtout chez l’enfant jeune car elle lui permet de rester en famille et de poursuivre sa scolarité. Crisp et al. ont montré dès 1991 la non-infériorité de la prise en charge ambulatoire, que ce soit sur le gain de poids ou sur l’échelle de Morgan-Russell, et d’autres auteurs ont insisté sur la meilleure adhésion à ce type de prise en charge [4]. Voir l’intégralité de l’article ≫

La médiation musicale

Avec la participation de Marie Matherat pour l’étude de cas

« L’usage de la musicothérapie comme agent de lutte contre les maladies est aussi vieux que la musique elle-même » déclare Rolando Omar Benenzon (2004), psychiatre et psychanalyste, musicien et compositeur originaire d’Argentine. Fondateur de la première Faculté de musicothérapie, à Buenos Aires, il y a plus de 30 ans, il est aussi le découvreur du principe de l’ISo (identité sonore) et d’une nouvelle voie en psychothérapie.
Mais les liens entre musique et thérapie sont anciens. Les premiers écrits faisant référence à la musique et à son influence sur le corps humain ont été retrouvés sur des papyrus médicaux égyptiens et datent de 1 500 av. J.-C. environ. Les Égyptiens pensaient que la musique avait un impact sur la fertilité des femmes. La musique s’est vue attribuer un caractère magique et cosmique, depuis des siècles et encore aujourd’hui d’une certaine façon. Selon certaines croyances, le son était présent au commencement du monde, puis il s’est transformé et a pris une forme verbale. Pour les Égyptiens, le dieu Thot avait créé le monde non par la pensée ou l’action, mais seulement grâce à la voix.

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