Paroles d’expert – Psychiatrie

L’examen en psychiatrie

L’examen clinique

J.D. Guelfi, F. Rouillon

Comme en médecine physique, l’examen d’un patient en psychiatrie vise à recueillir des signes cliniques dans le but d’établir un diagnostic, d’évaluer le pronostic et d’orienter une thérapeutique. Mais ici, la sémiologie est largement dominée par le « matériel » verbal ; si le corps s’exprime à la fois par ses symptômes (mimique, tonalité de la voix, ralentissement gestuel, etc.) et par ses comportements, il n’est guère, en psychiatrie, l’objet d’investigation directe, médiatisée par une technique codifiée de l’examen. Voir l’intégralité de l’article ≫

Obésité et changement

Le changement

La plupart du temps, le changement attendu par le sujet en surpoids qui demande une aide thérapeutique est un changement symptomatique de perte de poids. À ce propos, il y a des réalités incontournables qu’il convient d’admettre et d’expliquer au moment où s’exprime la demande du patient. Il s’agit d’une triple réalité : le changement demande beaucoup de temps, il demande des efforts, et il se heurte à des résistances inconscientes . Voir l’intégralité de l’article ≫

L’usage de l’hypnose pour soigner et accompagner les personnes souffrant de dépression

Éric Bonvin

Introduction

Utilisée dans le cadre d’une relation thérapeutique assurée et sécurisante, l’hypnose peut constituer une référence intéressante pour accompagner les personnes souffrant de dépression. Après quelques éclaircissements sur les notions de dépression et d’hypnose, ce chapitre propose d’explorer la symptomatologie dépressive en la plaçant sous l’éclairage des phénomènes hypnotiques, pour finalement aborder les possibilités et les limites de l’usage de l’hypnose dans le traitement de la dépression.

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Troubles des conduites alimentaires de l’enfant et de l’adolescent

Prise en charge en ambulatoire

G. Mamou, A. Bargiacchi

Plan du chapitre

Prise en charge de première intention

La prise en charge ambulatoire (tableau 12.1) doit être privilégiée autant que possible en première intention, surtout chez l’enfant jeune car elle lui permet de rester en famille et de poursuivre sa scolarité. Crisp et al. ont montré dès 1991 la non-infériorité de la prise en charge ambulatoire, que ce soit sur le gain de poids ou sur l’échelle de Morgan-Russell, et d’autres auteurs ont insisté sur la meilleure adhésion à ce type de prise en charge [4]. Voir l’intégralité de l’article ≫

La médiation musicale

Avec la participation de Marie Matherat pour l’étude de cas

« L’usage de la musicothérapie comme agent de lutte contre les maladies est aussi vieux que la musique elle-même » déclare Rolando Omar Benenzon (2004), psychiatre et psychanalyste, musicien et compositeur originaire d’Argentine. Fondateur de la première Faculté de musicothérapie, à Buenos Aires, il y a plus de 30 ans, il est aussi le découvreur du principe de l’ISo (identité sonore) et d’une nouvelle voie en psychothérapie.
Mais les liens entre musique et thérapie sont anciens. Les premiers écrits faisant référence à la musique et à son influence sur le corps humain ont été retrouvés sur des papyrus médicaux égyptiens et datent de 1 500 av. J.-C. environ. Les Égyptiens pensaient que la musique avait un impact sur la fertilité des femmes. La musique s’est vue attribuer un caractère magique et cosmique, depuis des siècles et encore aujourd’hui d’une certaine façon. Selon certaines croyances, le son était présent au commencement du monde, puis il s’est transformé et a pris une forme verbale. Pour les Égyptiens, le dieu Thot avait créé le monde non par la pensée ou l’action, mais seulement grâce à la voix.

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M-ABC : quels troubles moteurs chez les enfants autistes ?

Une étude portant sur une cohorte de vingt-deux garçons montre que la motricité globale des enfants autistes est altérée. Des résultats qui méritent d’être affinés, entre autres, par l’évaluation du contrôle visuo-moteur et de la coordination pour améliorer la prise en charge. A lire dans la revue Science & Sports.

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Anxiété sociale et phobie sociale : définition

La phobie sociale, dénommée également anxiété sociale, est un des troubles psychiques les plus fréquents puisqu’il touche environ 5 à 7 % des sujets de la population générale, sur une durée longue le plus souvent. Cette pathologie est définie par une peur excessive et gênante du regard de l’autre dans les situations d’interactions simples ou plus formelles, que ce soit devant un groupe ou une seule personne, avec des conséquences importantes en termes d’anxiété anticipatoire et d’évitements sociaux.

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La problématique de l’insertion professionnelle des personnes présentant un handicap psychique

L’insertion professionnelle des personnes ayant un handicap psychique : mythe ou réalité ?

N. Paris, directrice de l’ADAPT Rhône, Lyon.

Ce chapitre proposé par LADAPT (Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) n’a pas une vocation scientifique. Il se situe sur le champ empirique d’une association créée en 1929 à l’attention des personnes handicapées (tout handicap). Elle a dû faire face au début des années 2000 à une croissance très importante des personnes accueillies en situation de handicap psychique.
Notre approche n’est pas dogmatique, elle se situe dans le champ médicosocial et met en synergie la dimension clinique et l’approche systémique de la réhabilitation cognitive. Nous nous inscrivons aujourd’hui dans le courant de l’emploi accompagné, notamment par le développement de services de type ESAT Hors Murs ou de dispositifs souples permettant un accueil séquentiel d’usagers en demande d’insertion professionnelle. Ce courant – dont la nature et les principes sont plus particulièrement développés dans le chapitre 16 – nous vient des pays anglo-saxons. Il permet la mobilisation des ressources internes de la personne accompagnée et invite à une posture d’équité du professionnel « en mode côte à côte ».

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Variété de stress et de stresseurs

Les effets d’un stresseur peuvent être très différents d’une personne à l’autre en fonction de sa durée, de sa répétition et de son intensité, mais aussi de sa qualité et de son contexte. Il est ainsi nécessaire de définir précisément ses caractéristiques.

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Addictions sans produits et quiz sur les addictions aux jeux vidéo et à Internet

L’extension du champ des addictions sans produit est presque sans limites et ce fait impose une réflexion sur ces maladies bien particulières, tant au plan épistémologique qu’au plan politique. Le jeu pathologique est, depuis 2013, classé aux côtés de la dépendance à une substance dans la catégorie des addictions du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders . Le clinicien reçoit aussi des demandes de patients pour les addictions au sexe ou aux jeux en réseau sur Internet. Ces trois formes d’addiction sont présentées dans leurs dimensions historique, épidémiologique, clinique, avec les principales comorbidités qui leur sont associées. Les principes de la prise en charge sont communs à l’ensemble de ces pathologies, mais les traitements peuvent différer et doivent être adaptés au cas par cas.

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