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Psychiatrie

Paroles d’expert – Psychiatrie

L’alliance thérapeutique selon Gérard Salem, psychiatre et psychothérapeute

L’alliance thérapeutique

Le principe (valable pour toutes les psychothérapies) qu’il est indispensable d’établir une alliance avec le partenaire en traitement est également vrai dans l’approche familiale. Le terme «alliance» signifie le fait de s’unir par un engagement mutuel. La manière dont elle se déroule dépend en premier lieu de la personnalité du thérapeute : chacun a sa façon personnelle de s’engager et de devenir crédible vis-à-vis du partenaire qui consulte. Il existe pourtant quelques concepts et principes techniques dont la maîtrise peut faciliter le travail du thérapeute. J’en décris ici quelques-uns inspirés de la voie structurale et de la voie intergénérationnelle.

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Le SAMSAH Prépsy, une intervention médico-sociale précoce par le case management pour les jeunes avec schizophrénie

PLAN DU CHAPITRE
Un contexte en santé mentale riche de défis et de paradoxes
Un cadre législatif et administratif en forte évolution
Une réponse d’intervention médico-sociale précoce, entre conformité et innovation
Le case manager, modèle de l’innovation par l’approche métier
Conclusion

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Le temps de l’enfant, un dossier de la revue MPE

Cet article de la revue Métiers de la petite enfance est un entretien avec Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne et psychothérapeute, dans le numéro d’avril 2018 dont le dossier est : le temps de l’enfant.

Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne et psychothérapeute. © DR

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L’attention : définition et quelques concepts, Les tests d’attention spatiale

Définition de l’attention

Proposer une définition simple ou une théorie générale de l’attention est un exercice difficile (Zanto, Gazzaley, 2014). La majorité des définitions proposées aujourd’hui s’inspirent de celle proposée dès 1890 par le psychologue et philosophe William James, dans son ouvrage The Principles of Psychology (James, 1890) :

« L’attention est la prise de possession par l’esprit, sous une forme claire et vive, d’un objet ou d’une suite de pensées parmi plusieurs qui sont présents simultanément […] Elle implique le retrait de certains objets afin de traiter plus efficacement les autres […] »

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Thérapies comportementales et cognitives dans la schizophrénie

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) constituent un volet essentiel de la prise en charge non médicamenteuse de la schizophrénie. Elles reposent principalement sur l’entraînement des compétences sociales (ECS) et sur la psychothérapie cognitive. De nombreux essais cliniques contrôlés et des méta-analyses ont montré l’efficacité de ces techniques. L’ECS et la psychothérapie cognitive sont généralement mis en œuvre chez des patients dont le tableau clinique est stabilisé et dont le traitement psychopharmacologique est stable après avoir été réduit à la posologie minimale efficace (afin de permettre un apprentissage), même si certaines modalités psychothérapiques peuvent être utilisées durant les épisodes psychotiques aigus. Les TCC doivent être adaptées aux phases de la maladie durant lesquelles elles sont utilisées et articulées avec les autres composantes du traitement non médicamenteux (en particulier la psychoéducation et la remédiation cognitive).

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Retard et anomalies du langage oral

Troubles du langage oral

Les troubles sont détectables dès 3 ans et doivent bénéficier d’une aide dès cet âge. La figure 9.2 aide à visualiser très schématiquement la localisation possible de l’atteinte des différents troubles décrits ci-dessous. Anomalies ORL pouvant perturber le langage En dehors de la surdité, il existe des malformations ou atteintes ORL qui entraînent une perturbation du langage oral et pour lesquelles une prise en charge médico-chirurgicale et orthophonique est nécessaire, et ce souvent précocement.

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Psychothérapie de groupe et groupes d’entraide en addictologie

Plan du chapitre

G. Dufayet, psychologue clinicien, département de psychiatrie et d’addictologie, hôpital Bichat-Claude-Bernard – Beaujon, AP-HP, Paris.
M. Claudon, psychologue clinicienne, département de psychiatrie et d’alcoologie, hôpital Bichat-Claude-Bernard, AP-HP, Paris.

Les psychothérapies de groupe, quel que soit le modèle auquel elles se réfèrent, sont indispensables à la prise en charge des malades dépendants. Elles sont complémentaires des autres modes de prise en charge.

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Trauma et culture : influence des facteurs culturels dans la rencontre traumatique et perspectives psychothérapeutiques

Trauma and culture: Influence of cultural factors and psychotherapeutic perspectives

William A. Houllé, , Jérémie Silès, Pascale Tarquinio, Cyril Tarquinio
Équipe de psychologie de la santé de Metz (EPSaM), unité de recherche EA 4360 APEMAC (approches psychologiques et épidémiologiques des maladies chroniques), UFR sciences humaines et sociales, université de Lorraine, centre Pierre-Janet, Ile du Saulcy, 57000 Metz, France

Résumé

Il existe une variabilité interindividuelle très forte dans les conséquences psychologiques et psychiatriques faisant suite à une rencontre avec l’indicible, l’innommable. Dans le présent article, nous proposons d’explorer la dimension culturelle, son influence dans le processus de traumatisation et l’émergence potentielle du trouble de stress post-traumatique, et l’importance de sa prise en considération lors de la prise en charge psychothérapeutique des victimes. L’écologie individuelle s’articule à l’écologie collective de la communauté, à ses rites et traditions, à son mode de vie, son système de représentations, de valeurs, et à sa spiritualité. Un événement s’avère alors être traumatique pour un individu en fonction du sens donné à cette expérience de vie, appréciée au travers du prisme de codes culturels qu’il a intégrés et qui font partie de sa vie subjective. Aussi, nous reviendrons sur les modèles occidentaux psychiatriques hégémoniques étiologiques, d’évaluation et diagnostique des troubles de stress post-traumatique et leur rapport à la culture, et nous terminerons par une réflexion sur les compétences psychothérapeutiques que les professionnels se doivent de développer pour satisfaire une prise en charge intégrant la dimension culturelle des victimes. Voir l’intégralité de l’article ≫

Une psychanalyse à l’intersection des sciences ?

Cette revue prend naissance à la suite d’une série de réflexions portant sur l’état actuel de la psychanalyse dans sa relation aux connaissances dérivées d’autres domaines qui contribuent à la construction des savoirs. À l’heure de découvertes scientifiques multiples et passionnantes qui vont dans le sens des hypothèses freudiennes sur l’indissociabilité corps-esprit et la primauté des processus inconscients, il est devenu indispensable d’aborder la question du « sujet » à partir de diverses perspectives. Voir l’intégralité de l’article ≫

Le modèle cognitivo-comportemental : de B.F. Skinner à Albert Bandura

Introduction

Ce modèle postule que le comportement est principalement influencé par l’apprentissage qui prend place au sein d’un contexte social. Dans ce modèle, les différences individuelles dans le comportement sont attribuées à l’histoire d’apprentissage unique de l’individu en relation avec des personnes et des situations spécifiques, et non pas à des traits de personnalité ou à une maladie mentale. Le milieu culturel de chaque individu est vu  comme étant une partie de son histoire d’apprentissage unique. Les comportementalistes considèrent que la cohérence comportementale (que d’autres appelleraient «personnalité ») résulte d’un apprentissage généralisé et/ou de stimuli similaires présents dans les différentes situations. Par exemple, un enfant peut devenir grognon dans la plupart des circonstances si avant cela, ce comportement a été récompensé sur des années (par exemple, on cherche à lui faire plaisir), dans de nombreuses situations sociales. Dans ce modèle, on insiste sur l’importance des influences de l’environnement sur le comportement. Les facteurs génétiques et biologiques ne sont pas pour autant mis de côté, mais on considère qu’ils constituent la base à partir de laquelle l’environnement va former les comportements. Le capital génétique peut fixer des limites du potentiel comportemental ou intellectuel d’une personne, mais on stipule qu’à l’intérieur de ces limites, ce sont les facteurs d’apprentissage qui déterminent le plus le comportement. Voir l’intégralité de l’article ≫